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EXCALIBUR
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Excalibur est une épée mythique qui a appartenu au roi Arthur, roi des Bretons, dans les textes légendaires de la matière de Bretagne écrits au Moyen Âge.

L'étymologie de ce nom ancien, connu sous plusieurs variantes (Excalibor, Escalibor, Excaliber) n'est pas déterminée avec certitude ; deux familles étymologiques ont été identifiées : une d'origine celtique et une d'origine latine.

Origine celtique : L'épée d'Arthur s'appelle "Caledfwlch" en gallois, à rapprocher du breton "Kaled foulch" ("Taillefer"). Ces mots sont composés de "caled"/"kalet" qui signifie "dur" et de "bwlch"/"boulc'h" qui signife "entaille". Ce terme se rapproche phonétiquement de l'irlandais "Caladbolg/Galatbrog" ("dure foudre"), qui selon la légende fut le nom de l'épée de Nuadu, roi des dieux de l'Irlande.
Origine latine : Au XIIe siècle, Geoffroy de Monmouth est le premier auteur à nommer cette épée dans une autre langue que le gallois. Dans son "Historia Regum Britanniae", il latinise le nom en "Caliburnus", terme qui pourrait être apparenté à "chalybs", mot latin signifiant "acier". Le mot est repris par les poètes français peu après, et la forme évolue en "Escalibor" puis "Excalibur".
Petite Histoire :

La légende proclame que le magicien Merlin, dans cette discorde aurait figé une épée dans le roc devant le château. Excalibur ne sera brandie que par le grand roi des Bretons. Tous les barons s'y essayèrent en vain, puis les chevaliers. Seul un page nommé Arthur réussit à la retirer de son socle et devint donc le roi de Bretagne.

Cependant, des variantes existent quant à l'origine d'Excalibur : selon Sir Thomas Malory, chevalier anglais du XVe siècle, , elle aurait été donnée par la première Dame du Lac, qui aurait précédé Viviane, l'épée retirée de la stèle de granit ayant été auparavant brisée dans un combat contre le roi Pellinor, père de Messire Lamorat de Galles et de Perceval le Gallois. Pour gagner l'épée, Arthur fit une promesse à la Dame du Lac et ne tint pas parole, celle-ci ayant été décapitée sous ses yeux, dans son château. Merlin aurait demandé à Arthur : « Qui des deux est le plus précieux ? L'épée ou le fourreau ? » Arthur répondit : « L'épée, assurément. » « Faux, c'est le fourreau car, tant que tu le posséderas, tes ennemis ne pourront te tuer. » La sœur du roi, ayant eu vent de cela, fit dérober le fourreau et le donna à son amant, avec pour mission de tuer Arthur. Cependant, grâce à l'intervention de Messire Hector des Mares, le cousin de Lancelot de Bénoïc, celui-ci fut sauvé et put recouvrer son précieux fourreau.

Digne fils d'Uther, Excalibur au côté, le roi Arthur a réuni et pacifié les deux Bretagnes. À sa mort, l'épée fut jetée dans un lac magique par Bedivere. L'épée avait la réputation d'être incassable et de trancher toute matière.
 

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LE GRAAL
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Le Graal désigne un plat large et assez profond. Il désigne aussi le Saint Calice dans la littérature médiévale au début de la chrétienté en occident. Dans cette littérature, le Graal est un objet symbolique : il représente le mystère du christianisme, où le fait de partir à sa recherche aboutit à une révélation personnelle de la lumière du Christ en remplacement du chaos initial. Depuis, le Graal a fait l’objet de nombreuses interprétations symboliques ou ésotériques et a donné lieu à de multiples illustrations artistiques.

Étymologie latine

À l’origine le mot « Graal » désigne un plat large et assez profond, un récipient creux. Une origine supposée est que le mot « Graal » viendrait du latin médiéval cratella, « vase » qui désigne, en ancien français, une coupe ou un plat creux. Pour d’autres, le mot « graal » ou « grasal » désigne un plat creux destiné à servir les viandes riches en jus. Mario Roques a découvert plus d’une cinquantaine de formes, toutes issues du latin gradalis dans les parlers locaux des pays d’oïl, comme greal, greau, gruau, griau, grial, grélot, graduc, guerlaud, etc. Le Languedoc a conservé grasal ou grésal, qui par métathèse est devenu de gradal le mot gardale dans le Sud-Ouest. Tous ces mots désignent un récipient creux aux usages divers. Le mot gradal était utilisé avec ce sens en 1150 comme le montre Michel Roquebert. Le mot graal est aussi trouvé avec ce sens en 1204.

Le Graal dans la littérature médiévale

Plus spécialement, le Graal est, dans la tradition médiévale chrétienne, une mystérieuse coupe aux pouvoirs magiques, et l’objet d’une quête menée par les Chevaliers de la Table Ronde. La première mention écrite est donnée à la fin du XIIe siècle par le romancier Chrétien de Troyes dans son roman Perceval ou le Conte du Graal. Chrétien de Troyes mourut avant d’avoir pu terminer cet ouvrage que lui avait commandé le Comte de Flandres Philippe d’Alsace. Plusieurs auteurs reprirent et continuèrent l’histoire de Perceval et du Graal, ce qui finit par donner un ensemble de plus de cinquante mille vers. La première continuation a été attribuée à un certain Wauchier de Denain, viennent ensuite celles de Gauvain, Manessier, Gerbert (probablement de Montreuil). En réalité, le nom des continuateurs est inconnu, on leur a donné un nom par commodité. Robert de Boron écrivit sur le même thème « Joseph ou l’Estoire dou Graal », puis parut en franco-picard « Perlesvaus ou Haut livre du Graal » et finalement le « Parzival » de Wolfram von Eschenbach. Il faut noter que curieusement et assez subitement vers 1230 le thème du Graal ne donnera plus lieu à de nouveaux développements littéraires. Pour Michel Roquebert, tous les développements autour de la quête du Graal coïncident avec la croisade contre les Cathares du Languedoc, et constituent de la sorte une machine de guerre idéologique.

La nature du Graal

La nature de cet objet légendaire a connu de nombreuses évolutions : pierre, coupe, etc. Sa forme de coupe résulterait initialement d’une évolution de la figure du chaudron du Dagda de la mythologie celtique. Ce chaudron, plein de sang bouillant, servait à conserver la « lance vengeresse », une arme capable de dévaster à elle seule des armées entières. Ce n’est qu’au début du XIIIe siècle que le récipient évoqué par Chrétien de Troyes se christianise : Robert de Boron l’assimile au Saint Calice des Évangiles (la coupe utilisée par le Christ lors de la Cène), donnant ainsi naissance au « Saint Graal ». Ancré dans la culture populaire, le Graal inspirera pléthore d’œuvres. La lance vengeresse, elle aussi christianisée, est devenue la lance de Longin, le soldat qui a percé le flanc du Christ.

Une énigme symbolique

Le Graal, que certains considèrent comme un avatar christianisé du chaudron du Dagda - talisman antique de la mythologie celtique - apparaît pour la première fois sous forme littéraire dans Perceval ou le Conte du Graal de Chrétien de Troyes (XIIe siècle). Perceval, dans le château du Roi Pêcheur (le « Roi Méhaignié ») voit un valet tenant une lance blanche avec une goutte de sang qui perlait de sa pointe de fer, deux autres jeunes hommes tenant des chandeliers d’or fin incrustés de nielles, une belle demoiselle tenant un graal (qui répandit une telle clarté que les chandelles en perdirent leur éclat), d’or fin très pur enchâssé de pierres précieuses (Lire une traduction en français moderne du passage concernant le cortège du Graal). Perceval échoue à l’épreuve du Graal puisqu’il garde le silence devant cette apparition, au lieu de demander pourquoi la lance saigne et à qui on apporte ce récipient (voir texte en ancien français, ci-dessous).

Aucune signification de cette énigme symbolique n’est avancée par Chrétien de Troyes. Ses continuateurs interpréteront chacun à leur façon, en rattachant généralement ce récipient au sacré chrétien.

Dans ce conte, lorsque Perceval se rend au château du Roi pêcheur : un valet d’une chambre vint, qui une blanche lance tint ... la lance blanche et le fer blanc, s’assoit une gote de sang ... I. graal antre ses .ii. mains une dameisele tenoit.... Perceval relate ensuite cet épisode à la cour du roi Arthur : Chiés le Roi Pescheor alas, si veïs la lance qui sainne, et si te fu lors si grant painne d’ovrir ta boche et de parler que tu ne poïs demander por coi cele gote de sanc saut par la pointe del fer blanc ! Et le graal que tu veïs, ne demandas ne anqueïs quel riche home l’an an servoit., puis chez un ermite : Sire, chiés le Roi Pescheor fui une foiz, et vi la lance don li fers sainne sanz dotance, et del graal que ge i vi ge ne sai cui l’an an servi. Vision du saint Graal Galahad, Bors et Perceval découvrant le graal, ici clairement identifié au Saint Calice. Peinture de William Morris (1890). Vision du saint Graal Galahad, Bors et Perceval découvrant le graal, ici clairement identifié au Saint Calice. Peinture de William Morris (1890).

Une continuation du texte, la Rédaction courte de pseudo-Wauchier de Denain, explique que le Graal donne à chacun les nourritures qu’il désire, et l’associe avec la Sainte Lance qui a percé le flanc du Christ sur la croix (dont li fius Diu fu voirement ferus tres parmi le costé). Pour Wolfram von Eschenbach, comme il le présente dans son Parzival, le Graal est une pierre dont le nom ne se traduit pas : « Lapsit Exillis ». Certains auteurs ont voulu le traduire par « Lapis Exilis » ou « Lapis Ex Coelis ». Lapis exilis, lapis ex coelis, émeraude tombée, selon la légende, du front de Lucifer, qui, creusée en vase, recueillit le sang du Christ s’écoulant des cinq plaies. Le vase d’émeraude, c’est l’être humain, la psyché, arrachée du chaos de l’absurdité de l’existence profane, qui revêt la couleur verte de la nature en croissance pour que s’y prépare le liquide pourpre, l’abondance vitale, chaude, débordante, la force d’expansion de l’amour.

Enfin, c’est Robert de Boron, au début du XIIIe siècle, qui explique dans L’estoire dou Graal que le Graal n’est autre que le Saint Calice, c’est-à-dire la coupe avec laquelle Jésus-Christ a célébré la Cène et dans laquelle a ensuite été recueilli son sang, coupe évoquée, sans lui donner de nom, par de nombreux écrits apocryphes tels les Gesta Pilati ou le Pseudo-Évangile de Nicodème.

Emporté en terres lointaines (voire sur l’île de Bretagne) par Joseph d’Arimathée, le « Saint Graal » (le Graal en tant que Saint Calice) devient le centre d’un mystère (car l’objet est d’abord caché puis perdu) auquel certains élus participent autour d’une table ronde - d’où l’intégration dans les récits de la Table ronde. Cette christianisation de la légende du Graal est parachevée par la Queste del Saint-Graal, roman anonyme écrit vers 1220, probablement par un moine, qui fait du Graal la Grâce divine. Effectivement selon la légende, celui qui boit dans cette coupe accède à la vie éternelle.

Légendes autour de Joseph d’Arimathée

La Cène de Juan de Juanes au XVIe siècleau Musée du Prado à Madrid. Au centre du tableau on peut voir le Saint Calice, auquel est identifié le Saint Graal La Cène de Juan de Juanes au XVIe siècleau Musée du Prado à Madrid. Au centre du tableau on peut voir le Saint Calice, auquel est identifié le Saint Graal

Robert de Boron a écrit en vers, une légende du Graal mettant en scène Joseph d’Arimathée (en partie inspirée de l’évangile selon Nicodème), et qui a inspiré d’autres légendes (le développement de l’écriture en prose a permis le développement de l’écriture de ces légendes).

Selon certaines de ces légendes, un juif (ou un homme de Ponce Pilate) aurait dérobé le Saint Calice au Cénacle puis l’aurait remis à Ponce Pilate. Certaines légendes ajoutent même que Pilate y aurait puisé l’eau avec laquelle il s’est lavé les mains.

(Citation de Robert de Boron : Uns Juis le veissel trouva chiés Symon, se l’ prist et garda, car Jhesus fu d’ilec menez et devant Pilate livrez.)

Dans toutes ces légendes, Joseph d’Arimathée recueille dans le Saint Calice (que Ponce Pilate lui a remis ou qu’il est allé chercher au Cénacle), quelques gouttes du sang émanant de la plaie faite aux côtes de Jésus par un coup de lance (les évangiles parlent bien de cette plaie ; l’évangile de Nicodème donne le nom du soldat qui infligea le coup de lance : Longin. Le fait que Joseph d’Arimathée ait recueilli le sang du Christ est uniquement décrit dans les légendes.

Il existe également d’autres légendes qui diffèrent de celle-ci :

* Selon les légendes du Saint Sang, dont on trouve une supposée relique à l’Abbaye de la Trinité de Fécamp, le sang du Christ fut recueilli par Nicodème dans un gant qu’il confia à un proche.

* Dans d’autres légendes encore, le sang du Christ fut recueilli à l’aide de la Sainte Éponge).

Joseph d’Arimathée est ensuite capturé et mis au cachot (généralement, le soir même (Vendredi Saint), vers la dixième heure, l’évangile selon Nicodème révèle en effet cet épisode, cela dit certaines versions de la légende situent son arrestation trois jours après, lorsqu’on s’apercevra que le Christ a disparu du tombeau.

Il est raconté que Jésus est apparu à Joseph d’Arimathée (le Vendredi soir à minuit précise l’évangile selon Nicodème ainsi que certaines légendes).

Dans certaines légendes, Jésus lui remet le Saint Calice (soit il le lui rend à nouveau, soit il le lui donne pour la première fois).

Tandis que, dans l’évangile selon Nicodème, Jésus « téléporte » Joseph d’Arimathée chez lui en lui demandant de ne pas bouger de là pendant quarante jours, dans la légende il reste enfermé dans son cachot, pendant trente à quarante ans (dans certaines légendes, une colombe vient déposer tous les jours une galette dans la coupe).

La légende vient généralement se rattacher à une autre légende, celle de la maladie de l’empereur romain Vespasien.

Un pèlerin (dans certaines légendes, il s’agit de l’ange Gabriel déguisé ainsi), raconte à Vespasien qu’il a vu en Judée un prophète ayant accompli de nombreux miracles. Bien que ce prophète, Jésus, soit mort, Vespasien peut être guéri s’il touche quelque chose lui ayant appartenu de son vivant. Il envoie ses hommes à la recherche d’un tel objet à Jérusalem. Sainte Véronique l’apprend (ou est prévenue par Gabriel) et se rend chez Vespasien pour lui apporter son voile.

Dans la légende de Joseph de Boron, Joseph d’Arimathée transmet le Saint Calice à son beau-frère (Hébron, ou Bron), époux de sa sœur (Enygeus), qui le transmet à son tour à son fils, Alain, qui le transporte aux Vaux d’Avaron, un endroit inconnu que certains interprètent comme étant l’île d’Avalon, elle même identifiée à Glastonbury. (Citation de Robert de Boron : A son veissel et si l’a pris, Et lau li sans couloit l’a mis, Qu’avis li fu que mieuz seroient Les goutes ki dedenz cherroient

Qu’ès vaus d’Avaron s’en ira Et en ce païs demourra

Enygeus par non l’apeloit ; Et sen serourge par droit non, Quant vouloit, apeloit Hebron)

Cela dit, dans d’autres légendes, Joseph d’Arimathée transmet le Saint Calice à son propre fils, Josephé (Josephus).

Les différentes interprétations données au Graal [modifier]

Le Graal et les alchimistes

L’ouvrage de l’alchimiste Fulcanelli Le Mystère des Cathédrales donne du Graal une interprétation initiatique. La compréhension s’élargit a la seule condition d’avoir reçu une initiation maçonnique dans les règles de l’art. Les initiations ont pour but de réveiller des symboles cachés qui se transmettent de façon très particulière et souvent par la douleur. Le Graal existe mais dans le vécu de l’initié c’est quelque chose de tellement particulier et effroyable qu’on ne peut l’exprimer. Non pas dans le sens de la crainte d’un quelconque châtiment mais l’homme est en contact avec lui même. Il sait ce qu’il est et ce qu’il a été. Toute tentative d’explication est vaine ; plus il essaie d’expliquer, plus il est incompris au point de se sentir face à des juges.

Le Graal et les sciences

La quête du Graal a aussi un sens moderne beaucoup plus concret : il décrit un objectif difficilement réalisable, mais qui apportera au monde des nouvelles connaissances ou permettra une application originale sur la matière. Ainsi, en physique, on qualifie la théorie de grande unification (Théorie du tout) de « Graal des physiciens ». Encore, la compréhension du mécanisme par lequel les gènes contrôlent la physionomie des organes serait le « Graal des généticiens ».

Le Graal, objet symbolique

Le Graal est un objet mystérieux :

* C’est un objet caché : personne ne l’a vu et il n’aura réellement accompli son rôle qu’après avoir été retrouvé.

* C’est un objet sacré aux pouvoirs puissants : seul un être pur pourra le trouver et en prendre possession.

* Selon certaines légendes, sa découverte annonce la fin des Temps Aventureux.

Pourtant, tous les chevaliers le cherchent, et le monde n’aura de paix qu’après sa découverte, mais, paradoxalement, c’est à celui qui ne le cherchait pas qu’il sera donné de le trouver, selon Wolfram. On peut ainsi donner plusieurs interprétations à la quête des chevaliers :

* L’énergie dépensée et les épreuves rencontrées font grandir ou révèlent les qualités des chevaliers de la Table Ronde, éventuellement leur permettent d’en acquérir de nouvelles. Il s’agit donc d’une quête initiatique et de révélation personnelle.

* La recherche d’un objet sacré comme but dans la vie, et même au risque de sa vie, montre que la finalité peut être plus importante que sa propre existence : vision chrétienne de la vie terrestre, vécue comme un passage avant un monde meilleur.

* Le Saint Graal déposé par un chevalier au centre de la Table Ronde, lieu de rencontre des puissants du royaume, marque symboliquement l’instauration du christianisme grâce aux pouvoirs temporels (politiques ou militaires). Il montre aussi la primauté du religieux sur le temporel, puisqu’il justifie les efforts accomplis par les chevaliers.

* L’ancienne civilisation celtique druidique puis moyenne ageuse païenne chaotique faite de magie, de sorcellerie et de superstition se termine pour laisser place à la civilisation chrétienne (humaniste).

Le Graal et son utilisation ésotérique

Les sectes profitent de la fascination suscitée par le mystère du Graal. L’aspect magique et symbolique du Graal favorise l’interprétation ésotérique (voir la pléthore de forums sur Internet actuellement consacrés au Graal et à son interprétation "véritable").

La Commission parlementaire sur les sectes en France a notamment identifié en 1995 le « Mouvement du Graal en France » (500 à 2000 adeptes selon les Renseignements généraux) et « L’Ordre du Graal ardent » (50 à 500 adeptes).

sources wikipedia
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ROI ARTHUR
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Le roi Arthur, ou Arthur Pendragon, est un personnage important de la mythologie bretonne. Il est le personnage central de la matière de Bretagne. Il n’est pas sûr qu’il ait réellement existé, ce qui est toutefois sûr c’est que l’on retrouve plusieurs rois prénommés Arzur, Arthus, Artus, Arthur dont le synchrétisme a probablement conduit au mythe du roi Arthur Pendragon. De plus, les textes médiévaux en gallois ne lui donnent jamais le titre de roi, mais l’appellent amerauder (« empereur »).

Le nom lui-même viendrait de la racine celtique Arz signifiant « ours », symbole de force, de stabilité et de protection, caractères bien présents dans sa légende : c’était un homme réputé fort, posé, et en tant que roi, garant de la sécurité de ses sujets. Dans la civilisation celtique, l’ours est avant tout l’animal emblématique de la royauté. On rapproche son nom avec celui de la déesse ourse Artio.

Le terme « Pendragon » lui vient de son père Uther Pendragon et signifie « tête de dragon ».

Le roi Arthur dans l’histoire

Certains pensent qu’il aurait vécu au VIe siècle et serait originaire du Pays de Galles, ou de l’ouest de l’Angleterre, mais l’emplacement exact de sa cour, connue sous le nom de Camelot, reste un mystère. Il aurait combattu les Saxons. Il est parfois assimilé à un chef nommé Ambrosius Aurelianus, « King of the Brettones ». Malheureusement, nous ne connaissons que peu de choses de ce chef, et les spécialistes ne savent pas si les « Brettones » désignaient les habitants des Îles Britanniques, ou ceux de Bretagne. Il est néanmoins assez probable que le terme désigne les peuples insulaires, le mot « Bretagne » à l’époque ne désignant aucune terre sur le continent. Les historiens anglophones parlent de Britto-romains (romano british en anglais), qui dénominent l’ensemble des populations celtiques romanisées de Grande-Bretagne, à l’exception des Scots et des Pictes de Calédonie. Concernant Arthur lui-même, une thèse intéressante en ferait un grand propriétaire terrien romanisé ayant constitué, comme c’était alors courant à l’époque, sa propre troupe de buccelaires (mercenaires à la solde d’une personne riche et payés en nourriture, d’où leur nom (buccelus = biscuit), et ayant prêté main-forte aux rois brittons contre les Saxons. En effet, la chronique de Nennius (IXe siècle) le désigne comme un dux bellorum (chef de guerre) combattant « avec les rois bretons ». En outre, dès le IVe siècle, les corps de buccelaires sont constitués majoritairement de cavaliers. La légende d’un corps de cavaliers d’élites servant Arthur n’est pas loin...

Kemp Molone pensait avoir retrouvé le vrai Arthur dans le personnage de Lucius Artorius Castus. La parenté de nom est en effet assez troublante. Ce préfet romain, installé à York, a commandé (l’épigraphie l’atteste) la VIe Légion Victrix, chargée de combattre les Calédoniens (peuple de l’actuelle Écosse) au-delà du mur d’Hadrien. Il a remporté contre eux (et non contre les Saxons) une suite de victoires entre 183 et 185 après J.-C. Ensuite, il est envoyé en Armorique mater une rébellion. À l’occasion de cette expédition, il portait le titre de dux, ce qui n’est pas sans rappeler le titre de dux bellorum rapporté par la chronique de Nennius.

Selon Geoffrey Ashe, le légendaire Arthur est inspiré du personnage réel de Riothamus, « roi des Bretons » qui débarqua en Gaule en 468 prêter main forte aux Romains contre le roi des Wisigoths Euric et les Saxons.

Plus récemment, C. Scott Littleton et Linda A. Malcor ont repris ces deux dernières hypothèses et affirment que le Arthur de Camelot est la synthèse du romain Lucius Artorius Castus et du britannique Riothamus[4]. Pour ces deux chercheurs, le nom d’Arthur est la « celticisation » de Artorius.

D’autres pensent qu’Arthur serait un demi-dieu celte incarné, tel que le dieu de la mer Lir (supposé incarné par le Roi Lear), ou même un personnage fictif comme Beowulf. Cette théorie serait renforcée par le fait que d’autres Britanniques de cette période, comme Ambrosius Aurelianus, ont combattu les Saxons à la bataille du Mont Badonicus.

Selon la légende, l’Empire arthurien aurait englobé, outre l’Angleterre actuelle, l’Écosse, l’Irlande, l’Islande, le Danemark, la Norvège et la Gaule. Certaines chroniques relatent même la victoire remportée par Arthur sur les légions romaines en Burgondie (Bourgogne), au cours d’une expédition qui l’aurait mené jusqu’à Rome...

Il faudra noter enfin que ce nom pouvait être courant à l’époque celtique et aurait pu désigner plusieurs chefs, dont les vies auraient servi à constituer celle du personnage mythologique. Le patronyme Arthur pourrait alors correspondre à un statut de chef de guerre pouvant être porté par divers personnages en même temps. Il est intéressant de constater que ce nom connait une vogue très importantes dans l’aristocratie celtique dans les années qui suivent la Bataille de Camlann, où serait mort Arthur, entre 537 et 542.

En 1191, des moines de l’abbaye de Glastonbury annoncèrent avoir découvert la tombe d’Arthur et de Guenièvre. Ces tombes furent visitées par beaucoup de personnes, et déplacées vers une nouvelle sépulture en 1278. Celle-ci fut détruite pendant la Réforme protestante du XVIe siècle. L’antiquaire John Leland rapporte qu’il en a trouvé la croix parmi les débris, et traduit son inscription :

« Hic jacet sepultus inclutvs rex arturius in insula avalonia, Ici git le célèbre roi Arthur en son île d’Avalon. »

Les premières légendes du roi Arthur

Le Roi Arthur apparaît pour la première fois dans la littérature galloise. Dans le premier poème gallois retrouvé, le Gododdin, Aneirin (vers 575-600) écrit au sujet d’un de ses personnages qu’« il nourrissait des corbeaux noirs sur les remparts, alors qu’il n’était pas Arthur » (« he fed black ravens on the ramparts, although he was not Arthur », en gallois : « Gochorai brain du fur caer/ Cyn ni bai ef Arthur. »). Mais ce poème peut être interprété de bien des manières.

Une autre ancienne référence au roi Arthur est dans l’Historia Brittonum attribuée au moine gallois Nennius, qui aurait écrit cette Histoire galloise vers 830. Le roi Arthur est décrit comme un « chef de guerre » plutôt que comme un roi.

Le roi Arthur apparaît aussi dans l’histoire galloise Culhwch and Olwen, habituellement associé avec les Mabinogion.

Les dernières parties de Trioedd Ynys Prydein font mention d’Arthur et situent sa cour à Celliwig en Cornouailles. Celliwig serait l’actuelle Callington ou Kelly Rounds, une colline fortifiée près d’Egloshayle.

Le roi Arthur est aussi parfois décrit comme le chef des Wild Hunt (un groupe de chasseurs mythiques), non seulement dans les Îles britanniques, mais aussi en Bretagne, en France , en Allemagne et en Grèce.

La Romance du roi Arthur

En 1133, Geoffroy de Monmouth écrivit son Historia Regum Britanniae. Ce livre fut l’équivalent d’un best seller médiéval, et attira l’attention d’autres écrivains, tels que Robert Wace et Layamon, sur ces histoires. Ces écrivains en profitèrent pour améliorer les histoires du roi Arthur.

Même si de nombreux érudits s’accordent sur le fait que Geoffroy a suscité l’intérêt médiéval pour le Roi Arthur, une autre hypothèse existe. Les histoires concernant Arthur pourraient venir des traditions orales bretonnes, disséminées dans les cours royales et de la noblesse d’Europe grâce aux jongleurs professionnels. L’écrivain médiéval français Chrétien de Troyes raconta des histoires provenant de cette mythologie à la moitié du XIIe siècle, de même que Marie de France dans ses lais, des poèmes narratifs. Les histoires provenant de ces écrivains et de beaucoup d’autres seraient indépendantes de Geoffroy de Monmouth.

Ces histoires, réunies sous le vocable de matière de Bretagne, devinrent populaires à partir du XIIe siècle. Dans ces histoires, Arthur rassembla les Chevaliers de la Table Ronde (en particulier Lancelot, Gauvain et Galaad). Cette assemblée était en général située à Camelot dans les derniers récits. Le magicien Merlin, dit « l’Enchanteur », y participait de temps en temps. Ces Chevaliers participèrent à des quêtes mythiques, comme celle du Saint Graal. D’autres histoires du monde celtique s’associèrent à la légende d’Arthur, telle que la légende de Tristan et Iseut. Dans les dernières légendes, la romance entre le champion d’Arthur, Lancelot, et la reine Guenièvre devint la cause principale de la chute du monde arthurien.

Robert de Boron écrivit dans son Merlin qu’Arthur obtint son trône en tirant une épée d’un rocher et d’une enclume. Cet acte ne pouvait être effectué que par le Vrai Roi, ce qui signifie le roi choisi par (les) Dieu(x), ou l’héritier d’Uther Pendragon. Cette épée est dans certaines versions la célèbre Excalibur. Dans d’autres récits, Excalibur sort d’un lac portée par une main, et est remise à Arthur peu de temps après le début de son règne par Viviane, la Dame du Lac, une demoiselle sorcière. L’épée pouvait trancher n’importe quoi, et sa gaine rendait son porteur invincible.

La fin du roi Arthur

Le dernier combat d’Arthur, la Bataille de Camlann, contre les forces de Mordred vit sa perte. Des histoires montrent que Mordred était un Chevalier de la Table Ronde et le fils incestueux d’Arthur et de sa sœur Morgane ou bien de sa demi-sœur Morgause. Le Roi Arthur fut mortellement blessé lors de cette bataille, et emmené à Avalon. Là, ses mains furent soignées ou son corps enterré dans une chapelle. D’autres textes disent qu’il n’est pas mort, mais qu’il s’est retiré dans Avalon, monde souterrain enchanté créé par Merlin ; le roi Arthur est en dormition et reviendra un jour. De nombreux lieux sont revendiqués comme étant l’Avalon dont parle la légende : Glastonbury (dans le Somerset, en Angleterre), l’île d’Aval (un îlot sur la commune de Pleumeur-Bodou en Côtes d’Armor)... Mais il faut préciser que les peuples celtiques transportent leurs légendes et les transposent au fur et à mesure de leurs émigrations. Ceci explique donc qu’il y ait plusieurs forêts de Brocéliande, plusieurs Cornouailles...

La légende du roi Arthur s’est répandue dans toute l’Europe. Des images d’Arthur ont été retrouvées à de nombreux endroits. En particulier, dans la cathédrale de Modène en Italie, une gravure datée entre 1099 et 1120 représente Arthur et ses chevaliers attaquant un château. Une mosaïque de 1165 dans la cathédrale d’Otrante, près de Bari, en Italie contient la représentation curieuse d’Arturus Rex portant un sceptre et chevauchant une chèvre. Des marchands du XVe siècle baptisèrent un Hall arthurien à Gdańsk, en Pologne. De nombreux lieux évoquent le roi Arthur en Bretagne, notamment la forêt de Brocéliande ou la Grotte Artus en forêt de Huelgoat.

Le symbolisme du roi Arthur

Le roi unique et incontesté n’a jamais existé dans la civilisation celtique. On se souvient des divisions tribales (chefs de clans vassaux de rois des provinces eux-mêmes vassaux d’un roi suprême) qui ont permis à Jules César de prendre le contrôle de la Gaule. En contrepartie, l’imaginaire populaire s’est emparé d’un roi, plus ou moins attesté, paré des atouts les plus nobles de sa charge : un homme fort, bon guerrier mais sage, fédérateur et bien conseillé. Même après sa disparition, il porte encore les espoirs d’un peuple : sa dormition n’est que temporaire, et il reviendra unir les « deux Bretagnes » et sauver les Bretons. De quels périls ? On pense aux invasions des Angles et des Saxons, puis à la domination normande en Grande-Bretagne.

Mythe et politique

En 1066, Guillaume le Bâtard devient Guillaume le Conquérant et s’impose en maître de l’Angleterre... Mais comment faire accepter un Normand comme roi, alors qu’il est issu d’un peuple minoritaire ? En s’appuyant sur la légende arthurienne et sur Arthur, sa figure de proue, unificateur de la grande Bretagne et du peuple breton. Car sur le continent se trouvent les descendants de Bretons partis de l’île quelques siècles plus tôt. Pour monter son armée, Guillaume a utilisé les services d’un certain nombre de nobles descendants de ces Bretons émigrants. En favorisant la diffusion du mythe de la survivance d’Arthur, de sa dormition dans l’île d’Avalon et de son retour prochain, Guillaume rendait populaire sa lutte contre les Angles et les Saxons et comptait bien se rallier les Gallois. Ce fut le début de « l’espoir breton ».

De même, Henri II Plantagenêt se servit du mythe arthurien pour asseoir son pouvoir, maintenir son autorité et unifier l’île de Bretagne. Couronné en 1154 après moult difficultés (petit fils d’Henri Ier, désigné comme successeur mais écarté du trône par le neveu du roi défunt), il confisque la légende à son profit. Afin d’estomper les origines non-anglaises de la dynastie des Plantagenêt, Henri II préférera s’appuyer sur la civilisation bretonne en se présentant comme le digne successeur d’Arthur, bel et bien mort lors de l’ultime bataille. Car le monarque doit affirmer son autorité : vassal du roi de France pour le duché de Normandie, il a besoin du soutien breton contre les revendications saxonnes qui ont du mal à accepter la domination normande sur l’Angleterre. Afin de renforcer cette analogie, il tente même sans succès de conquérir l’Irlande et l’Écosse afin de réunir sous sa bannière l’ensemble du royaume supposé d’Arthur.

Arthur a aussi beaucoup servi pendant la Seconde Guerre mondiale chez les Britanniques pour vitaliser les efforts de la population face au risque d’invasion de l’Allemagne nazie.

Dans l’imaginaire en Bretagne continentale, il représente l’unité du peuple breton, puisqu’il était roi des deux Bretagnes. Les auteurs du Moyen Âge l’ont actualisé selon les canons courtois de leur époque en en faisant un modèle de noblesse et de vertu chrétienne.

Famille et descendance

Arthur est le fils d’Uther Pendragon, roi des Bretons et d’Ygraine(ou Ygerne), veuve de Marc De Tintagelle, duc de Cornouailles. Il est le frère d’Anna, épouse du roi Budic d’Armorique. Il épouse Guenièvre, reine d’Irlande et fille de Léodagan, roi de Carmélide ou de Patrick dit Le Menteur roi d’Irlande de 522 à 536 La reine Guenièvre devenu veuve aura un fils dont on ne connaît pas le père. Ce fils aura également un fils, Patrick 1er Le Perdant, roi d’Irlande de 556 à 601.

sources wikipedia
 
King Arthur's Death
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LA LÉGENDE DU ROI ARTHUR
MERLIN
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Source : Wikipédia

Connu sous les noms de « Myrddin » ou « Myrdhin » en gallois, « Merzhin » ou « Marzhin » en breton et en cornique, Merlin est un personnage de la mythologie celtique, et plus particulièrement de la branche brittonique, soit la Bretagne continentale et la Grande-Bretagne sauf l’Écosse. En France, son nom est fréquemment associé à sa fonction d’ « enchanteur », c’est-à-dire de magicien.



La légende de Merlin

Le nom même de Merlin n’a pas d’origine clairement définie. Certains le situent à l’époque des druides celtiques. Ce que l’on sait, c’est que les noms « Merddin », « Myrddin », puis ensuite « Merlinus » ou encore « Merilun » furent utilisés successivement pour décrire un seul et même personnage. Le nom de « Merlin » sera adopté plus tard, sans doute aux environs du XIIe siècle. La légende de Merlin l’Enchanteur (ou « L’Homme des bois ») est très complexe, mais en fait, on ne sait pas si ce personnage a vraiment existé, les sources manuscrites de l’époque ayant disparu. La plupart des ouvrages qui parlent de Merlin, évoquent aussi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde. Or, ces textes datent du XIIe au XVIe siècle, alors que des récits remontent à bien plus longtemps. Il apparaît qu’un certain Merlinus Ambroisius aurait réellement existé, de descendance royale. L’influence chrétienne au Moyen Âge aurait transformé les écrits de départ en légende : la mère de Merlin ayant enfanté d’un antéchrist aux grands pouvoirs. De plus, certaines femmes deviennent des sorcières s’en prenant aux hommes, même à Merlin. Bref, sa description varie au fil des époques jusqu’à ce qu’il devienne le Merlin que l’on connaît à travers les contes et les dessins animés : enchanteur, prophète, hommes des bois, maître des animaux, sage, un magicien pur et proche de la nature. Alors, finalement, peu importe qu’il ait existé ou pas : Merlin l’Enchanteur signifie la bonté et le rêve, l’humanité et la nature… C’est sans doute pour cela qu’il nous captive.

Merlin, dans la geste Arthurienne

Son rôle dans le cycle arthurien est d’aider à l’accomplissement du destin du royaume de Bretagne (royaume mythique regroupant l’actuelle Angleterre, le Pays de Galles et la Bretagne continentale). Grâce à une sagesse légendaire, il devient l’ami et le conseiller du roi Uther Pendragon. À la mort de celui-ci, il organise le défi de l’épée Excalibur qui permet à Arthur, fils illégitime d’Uther, de succéder à son père. Puis il incite Arthur à instituer la Table Ronde afin que les chevaliers qui la constituent puissent se lancer dans des missions relevant du mythe, notamment la fameuse quête du Graal. À la fin de sa vie et malgré toutes ses connaissances, Merlin ne pourra rien contre la destinée du royaume de Bretagne et la fin tragique du roi Arthur.

La légende de Merlin n’est pas à l’origine intégrée dans le cycle arthurien. Le personnage sera en quelque sorte « christianisé » par la suite pour pouvoir y figurer, mais on peut y reconnaître l’archétype du druide : proximité avec la nature, pouvoirs magiques, connaissance surnaturelle, sagesse, longue vie, rôle de guide et de conseiller des puissants. Dans un monde chrétien alors en plein essor, il représentait ce qui restait de la tradition ancienne : le monde druidique moribond.

La fin de Merlin

Devin et magicien, Merlin tomba, selon la légende, éperdument amoureux de la fée Viviane, à qui il confia le secret pour se lier un homme à jamais. La fée Viviane entreprit donc de réaliser cette magie, traçant les “neuf cercles” autour de Merlin endormi. La magie étant puissante, Merlin fut enfermé pour l’éternité dans sa geôle, au grand regret de la fée Viviane qui ne croyait pas que la chose fut possible. On dit aussi que même maintenant, il est encore enfermé. Ainsi, dans la forêt de Brocéliande, sur une stèle est écrit : “ici a été enfermé Merlin l’enchanteur par la fée Vivianne”
Don't Forget Me
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MORGANE
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La fée Morgane dans la légende arthurienne

Selon les ouvrages récents des philologues, Morgane, fille d’Ygerne dite aussi Ygraine et du duc de Cornouailles, est la demi-sœur, considérée comme méchante, du roi Arthur. Dans d’autres textes - notamment sous la plume de Chrétien de Troyes - Morgane est la sœur du roi Arthur, ce qui renforce la méchanceté du personnage. Notons que dans les premiers textes où apparaît la fée Morgane, son rôle est positif : chez Geoffroy de Monmouth (Historia Regum Britanniae) Morgane est savante ; chez Chrétien de Troyes (Erec et Enide, Yvain, le Chevalier au lion) elle guérit son frère ainsi qu’Yvain et Lancelot ; chez Wace (le Roman de Brut) et dans La Mort le roi Arthur, Morgane emmène Arthur sur l’île d’Avalon pour le soigner de ses blessures (épisode déjà présent dans l’Historia Regum Britanniae). Ce n’est qu’à partir du XIIIe siècle que la légende fait de la fée Morgane une méchante fée, haineuse envers Arthur et Guenièvre, contrepoint de la Dame du Lac.

La légende raconte que, à sa naissance, le roi Arthur fut adopté par un chevalier de Galles et sa femme et, à l’âge de 15 ans, il sortit une épée de la pierre, qui n’était pourtant pas Excalibur, car celle-ci lui fut offerte plus tard par Viviane, la Dame du Lac. Seul le vrai roi de Bretagne pouvait déloger cette épée de la pierre, ce que fit Arthur, apportant ainsi la preuve qu’il était soutenu par les anciens dieux celtes. Quelques années plus tard, Morgane séduisit Arthur, devenu roi de l’actuelle Grande Bretagne. Un enfant, nommé Mordred naquit plusieurs mois après. Morgane savait très bien qu’il causerait la perte d’Arthur : son but était de le détrôner afin qu’elle obtienne le contrôle de la Bretagne par l’intermédiaire de son fils. Pendant toutes ces années, elle essaya d’assassiner son demi-frère, mais Arthur et Mordred s’entretuèrent pendant la revendication du trône par ce dernier. Selon d’autres sources, Mordred n’est pas le fils de Morgane mais celui d’une autre sœur d’Arthur, la reine d’Orcanie (Anna ou Morgause selon les textes - présente dans la suite du Merlin). Selon la version que présente Marion Zimmer Bradley dans Les Dames du Lac, dans laquelle on n’attribue pas à Morgane le rôle de méchante, elle aurait été élevée sur l’île d’Avalon (aussi appelée l’Atlantide) par la grande prétresse Viviane (réincarnation de la Déesse dans l’ouvrage). Durant "les feux de Beltane", Morgane sera poussée dans les bras de son demi-frère. Ils le découvriront le lendemain matin. Lancelot du Lac, dans cette version, est le fils de Viviane. Sur Avalon, Lancelot est appelé Galahad.

Une légende celtique parle d’un second enfant nommé Yvain (qui serait l’aîné de Mordred) ; Yvain serait le fruit de l’union entre le roi Urien et Morgane. Il est l’un des grands chevaliers de la Table Ronde, bien qu’il soit un jour banni par Arthur (à cause des fautes de sa mère Morgane, elle-même bannie de la cour). Il resta pourtant fidèle au roi et prit part à d’innombrables aventures dans lesquelles il fut accompagné d’un puissant lion, très docile en présence de son maître, ce qui lui valut le titre de Chevalier au lion (épisode développé par Chrétien de Troyes).

Morgane cherche à protéger la Bretagne de l’influence grandissante du catholicisme, notamment de l’influence de la reine Guenièvre, de nature très pieuse. Elle voulait défendre auprès du roi Arthur les anciennes croyances, qui étaient à la base de ses pouvoirs magiques, ainsi que de ceux de Merlin, dit l’Enchanteur.

C’est Morgane qui aurait brodé le fourreau magique d’Excalibur qui protège Arthur de toute blessure fatale au combat. Elle cherchera par la suite à lui reprendre cet objet sacré car, en ne restant pas fidèle à l’ancienne religion, il a trahi son serment, ses origines celtes et le Petit Peuple. Le fils de Morgane et Arthur devra reprendre le pouvoir (d’où leur duel mortel) pour rétablir l’ancienne religion. Le combat final les opposant se déroulera à Camlan. C’est là où le Jeune Dieu Cornu (Mordred) affrontera le Vieux Dieu Cornu (Arthur). Les deux personnages mourront après s’être entretués, et Excalibur retournera dans le lac de Viviane, portée pour la dernière fois par Merlin. La légende veut que la dépouille du Roi Arthur ait été placée dans l’île d’Avalon, et qu’il réapparaîtra en des temps troublés.

Une autre légende dit que le Roi Arthur a été enterré à Glastonbury, une abbaye anglaise. On y a notamment découvert une croix de plomb portant cette inscription : « HIC JACET SEPULTUS INCLITUS REX ARTURIUS IN INSULA AVALONIA » soit « Ci-gît le renommé roi Arthur dans l’île d’Avalon », sous une dalle de pierre en 1191, ainsi que les dépouilles d’un couple.

Morgane la Fée dans le paganisme

Dans les Chroniques, Morgane la Fée est dite la marraine de Gargantua. Son nom y est d’ailleurs orthographié Morgan-le-Fay, alors que Rabelais l’appelle la fée Morgue et écrit, dans son Pantagruel, que « Gargantua avait esté translaté au pays des fées par Morgue », dans l’Île d’Avalon.

L’énergie de Morgane, sonorité MeReGue, est liée à celle de Gargantua, sonorité GueReGue et, tout comme il y a de nombreux Monts « Gargan », il y a quantité de Monts qui doivent leur nom à Morgane : Monts Morgon, Margantin, Mercantour. Et tout autant de rivières Morgon, Mourgon, Morge, Mourgues ; des fontaines de la Mourgue, alors qu’en Allemagne et en Suisse se trouvent des rivières Murg, comme l’a montré Henri Dontenville dans Histoire et Géographie Mythique de la France (p. 114-117).

Elle est dite parfois, dans certains contes, femme de Gargantua et, comme lui, elle porte un « devantiau » dans lequel elle transporte des pierres. Le Morgant Maggiore de Pucci (fin du XVe siècle) conte les exploits d’un géant Morgante, ou Morgant, Morgan.

Morgane est dite Morgue et est liée à la Mort, mais elle est aussi Mère-Grand, Mère-Guérisseuse.

Dans le poème médiéval Gauvain et le Chevalier Vert (traduction par Alma L. Gaucher aux éditions Le Point d’eau), dont l’auteur est inconnu, Morgane est la complice de la belle dame de Haut-Désert, toutes deux recherchant la mort de Gauvain par des actes fourbes et traîtres.

La christianisation a diabolisé Morgane, tout comme elle l’a fait de Gargantua et de Mélusine. Elle l’a christianisée en sainte Marguerite, représentée « issourt » du dragon, comme à Luceram (Alpes Maritimes), ou avec le dragon à ses pieds, le dragon-vouivre symbolisant alors les énergies telluriques. Dans Histoire et Géographie Mythique de la France, Henri Dontenville précise que dans le Queyras « une centaine de sorcières brûlées entre 1428 et 1447 (...) avaient comme prénom Marguerite » (p. 119).

Morgane a perdurée sous le nom de fée Margot et l’on trouve un peu partout en France des « Caves à Margot », des « chambres de la fée Margot », des « fuseaux de Margot », des « Roche Margot » (id. p. 119).

Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage la dit « Mère Grand, Morgan, Celle-qui-sait-la-vuipre, Bel-Terre, la Noire, la Dame de Sous-Terre, et tant d’autres noms... »

sources wikipedia
Little Butterfly
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VIVIANE, DAME DU LAC
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La fée Viviane ou Dame du Lac est le nom d’un personnage des légendes arthuriennes. Ce personnage joue plusieurs rôle ; elle donne l’épée Excalibur au roi Arthur, guide le roi mourant vers Avalon après la bataille de Camlann, enchante Merlin ou redresse Lancelot du Lac après la mort de son père.

Les différents auteurs et copistes ont donné à la Dame du Lac divers nom : Viviane, Niniane, Nyneve....

Viviane vivant dans la forêt de Brocéliande ( dans laquelle vivent de nombreuses espèces féérique comme les fées ou les dragons), enleva le jeune Lancelot, alors qu’il était encore enfant, après la mort de son père le roi Ban de Bénoïc ; (mort de tristesse en apprenant que son royaume avait été brulé par son ennemi Claudas de la Terre Déserte ). Elle l’emmena au plus profond d’un très grand lac duquel il crut ne jamais pouvoir ressortir, ignorant qu’il s’agissait là du « passage » obligé pour rejoindre le royaume merveilleux et caché d’Avalon, l’île sacrée, ultime refuge de la tradition celtique. Dans d’autres textes il ne s’agit pas d’Avalon mais du lac de Diane (cf Le Merlin Huth, roman du XIIIe siècle) Sa mère, la reine Hélene se retira par la suite dans un couvent jusqu’à la fin de sa vie. Viviane enseigna les arts et les lettres à Lancelot, lui insufflant sagesse et courage, faisant de lui un chevalier accompli. Elle le mena alors à la cour d’Arthur, à Camelot, pour y être adoubé, et le présenta aux chevaliers de la Table Ronde, dont il devint le plus célèbre représentant.

Selon une des nombreuses variantes de la légende, Merlin succomba aux charmes de Viviane et elle lui demanda de lui enseigner ses secrets. Merlin apprit à Viviane pratiquement tout ce qu’il savait. Plus tard, Viviane fit tourner neuf fois un voile magique autour de son amant endormi. Il devint ainsi son « amant éternel ». Finalement, Viviane enferma Merlin dans une tour de verre (ou une grotte, d’après les différentes légendes). Une autre variante fait de Viviane la responsable de la mort de Merlin. En effet, voulant préserver sa virginité des assauts répétés du vieil Enchanteur, Viviane lui demande de l’initier à la magie. Dans le seul but de la conquérir Merlin accepte, tout en sachant (grâce à son don prophétique) qu’elle causera sa perte. Viviane l’enterre vivant dans une tombe grâce à un enchantement. (cf Le Lancelot en prose ou le Merlin Huth, romans du XIIIe siècle par exemple).

Après la mort de sa mère Ygraine, Viviane eut soin de Morgane, faisant d’elle une magicienne, tandis que Merlin l’enchanteur prit soin de l’éducation de son demi-frère, le futur roi Arthur. Selon d’autres textes, Morgane n’est pas la demi-sœur d’Arthur mais sa sœur et celle-ci ne fut pas élevée par Viviane mais elle aurait appris, elle aussi, sa magie de Merlin. Bien au contraire, toute deux s’affrontent à l’aide de leur magie. Viviane protège Arthur, sa cour et l’idéal courtois et chevaleresque qu’il incarne, tandis que Morgane veut la perte de son frère et de sa belle-sœur, la reine Guenièvre. (cf Le Lancelot en prose, le Merlin Huth et La Mort le roi Artu par exemple). Dans son Cycle de Pendragon, Stephen Lawhead reprend la figure de la Dame du Lac sous un nom différent : Charis, fille du Roi Suprême d’Avalon (plus connue sous le nom d’Atlantide). Marié au prince breton Taliesin, dans la Bretagne de bien avant Pendragon, ceux-ci auraient enfanté dans la douleur Merlin l’Enchanteur. Après la mort de Taliesin, Charis s’occupera de Merlin et elle ira reposer dans le lac de Logres, d’où son nom de Dame du Lac.

sources wikipedia
REINE GUENIEVRE
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L’origine du nom Guenièvre vient selon toute vraisemblance du mot gallois « Gwenhwyfar » (ancienne graphie « Gwenhwyvar ») qui signifie « blanc fantôme » ou « blanche fée ». (Ce qui est l’origine du prénom Jennifer).

Dès lors, on peut affirmer que Guenièvre possède un caractère féérique qui lui confère un aspect magique, si ce n’est de l’Autre-monde. Elle n’est pas sans évoquer la bansidh de la mythologie celtique de l’Antiquité. Fille de Léodegan de Carmelide, Guenièvre est avant tout l’épouse du roi Arthur. Sa beauté, son éloquence ainsi que le prestige de sa cour font de la reine une figure à la fois prisée par les chevaliers, haïe par ses semblables et qui confine à la féerie. Célèbre pour sa relation adultère avec Lancelot du Lac, le personnage de Guenièvre est une de ces figures, à l’instar d’Yvain, qui témoignent de l’encourtoisement de la légende arthurienne opérée au XIIe siècle. Mais Guenièvre est plus que cela : elle est à la fois la dame courtoise et le graal païen des longs cycles en prose.

La reine du pays de Logres est d’abord la dame courtoise pour qui toutes les prouesses s’accomplissent : Lancelot, dans Le Chevalier à la Charrette (1176-1181), apparaît comme son amant soumis à ses volontés, au risque de se voir humilié et bafoué dans son honneur. Guenièvre a été enlevée par Méléagant qui la désire. Arthur, roi inactif et passif laisse Gauvain se charger de ramener la reine à la cour. C’est lors de son errance qu’il rencontre un chevalier anonyme qui s’avère bientôt être Lancelot du Lac, « le meilleur chevalier au monde ». L’épisode de la charrette est caractéristique de ce dévouement sans faille (ou presque !) du chevalier à sa dame, idéal courtois par excellence : Lancelot, après avoir hésité le temps de deux pas à monter dans la charrette d’infamie menée par un nain, celle des prisonniers, des assassins et autres indignes :

« Sur le moment, le chevalier a poursuivi sa route sans y monter ; il a eu tort, tort d’avoir honte et de ne pas aussitôt sauter dans la charrette car il le regrettera un jour. Mais Raison, qui s’oppose à Amour, lui dit de ne pas monter, le retenant de ne pas monter, le retenant et lui enseignant de ne rien faire ni entreprendre qui puisse lui apporter honte ou reproche. Ce n’est pas du cœur mais de la bouche que vient ce discours, que Raison ose lui tenir. Mais Amour, enfermé dans le cœur, l’exhorte et l’invite à monter tout de suite dans la charrette. Amour le veut alors il y saute ; il n’a plus peur de la honte, puisque c’est l’ordre et la volonté d’amour. » (vers 329-380)

Lancelot, devient alors asocial au nom de l’amour absolu qu’il voue à la reine. Celle-ci, lors de sa rencontre avec Lancelot au château de Gorre lui reprochera cette influence de la raison sur la folie passionnelle. Convoitée par Méléagant, Lancelot et, dans une moindre mesure par Gauvain, la reine fait l’objet de toutes les attentions. Elle est, par conséquent, celle qui tient les rênes du pouvoir. Par son statut de reine, Guenièvre est la représentation du pouvoir politique dérobé à Arthur. Si la cour du roi est l’épicentre des vertus courtoises, il est indéniable de voir la reine comme étant véritablement à la tête du pays de Logres, pouvoir officieux certes, mais le plus puissant. Ce trait caractéristique de la reine est exacerbé lorsqu’au Tournoi de Noauz elle demande à Lancelot, alors méconnaissable sous des armes inconnues, de jouter « au mieux » et « au pire » selon ses volontés. Le chevalier, en amant fidèle et dévoué, ne peut que se soumettre à ses volontés :

« La reine appela sa demoiselle d’honneur et lui dit : allez donc, mademoiselle, prendre votre palefroi. Je vous envoie au chevalier d’hier et dites-lui seulement qu’il doit encore jouter au pire. Et quand vous lui aurez communiqué cet ordre, faites bien attention à sa réponse ! Elle ne perdit pas de temps, car elle avait bien remarqué la veille au soir la direction qu’il prenait, ne doutant pas qu’on la renverrait l’y trouver. Elle parcourut donc les rangs et finit par trouver notre chevalier. Aussitôt elle alla discrètement lui dire de se battre au pire s’il voulait garder l’amour et les bonnes grâces de la reine, car c’était son mot d’ordre. Et lui, puisqu’elle l’ordonnait, répondit : C’est très bien ainsi ! »

Amante exigeante, Guenièvre est une amoureuse absolue. Elle est, de fait, la maîtresse tyrannique (tyrannos en grec signifie le maître) de Lancelot : la situation de ce dernier à la cour d’Arthur est significative de l’emprise de la reine sur lui. En effet, Lancelot ne fait pas partie véritablement de la cour d’Arthur mais est cependant le plus ferme soutien du roi. Aide auxiliaire, il ne mène pas ses aventures au nom du monarque mais bien au nom de la reine, la seule qui ait le pouvoir de domination sur lui.

Par conséquent, Guenièvre devient aux yeux de Lancelot un véritable Graal : le parallèle n’est pas inintéressant. Ce qui frappe d’emblée, c’est la posture féerique ou du moins magique de la reine. Elle est la résurgence du « blanc fantôme » des sagas nordiques : la blancheur de son teint et l’éclat de sa chevelure d’or sont à rapprocher de ce fait. À cela s’ajoute que Guenièvre semble avoir les mêmes caractéristiques que les fées : celles-ci ont pour habitude d’apparaître à proximité des lieux aquatiques. Lancelot retrouve le peigne de la reine avec quelques-uns de ses cheveux sur le rebord d’une fontaine. En outre, le couple qu’elle forme avec lui est identique à celui qu’une fée, telle que Mélusine, forme avec un homme. Celui-ci est généralement en quête lorsqu’il rencontre une de ces créatures de l’Autre-monde. La fée jette son dévolu sur un homme et lui promet son amour total à une seule condition qui, de tous points de vue, est irréalisable. Cette contractualisation du lien amoureux tissé entre le chevalier et la fée illustre cette proportion inadéquate de l’homme et de la femme, de l’humain et du divin, du terrestre et du céleste. Guenièvre a passé un contrat avec Lancelot identique à celui de Mélusine avec son amant. Ainsi est-elle une figure de l’Autre-monde qui donne à la société arthurienne une connotation beaucoup plus spirituelle qui, sans cela, ne serait qu’un bien pâle reflet de la société du XIIe siècle.

Ainsi, la matière originelle du mythe de Guenièvre a été transformé au cours d’un lent processus que l’on peut définir en trois étapes : d’abord la mise par écrit des légendes nordiques, galloises et bretonnes à la fin du IXe siècle, montrant Guenièvre comme la figure mythique de la souveraineté puis par l’encourtoisement des textes au début du XIIe siècle sous l’impulsion d’Aliénor d’Aquitaine et de sa fille Marie de Champagne, pour finir par une christianisation des éléments textuels à l’époque où l’Église étendait à la fois son pouvoir politique et sa diffusion culturelle. Il est évident que l’on peut rapprocher Guenièvre du Saint-Graal. D’abord par la médiation de Lancelot qui voit en son amie une véritable déesse suite à la cristallisation de son amour. Le chevalier lui voue un véritable culte, une liturgie païenne, n’hésitant pas à s’agenouiller devant elle comme le ferait un vassal devant son seigneur ou le prêtre devant l’autel.[1] Guenièvre est pour Lancelot ce que le Graal est à Perceval ou à Galaad, c’est-à-dire l’objet absolu de la quête chevaleresque. Chaque quête a des traits communs : elle exige ascèse et patience afin de progresser vers un état supérieur. Lancelot doit être parfait pour être digne de sa dame, tout comme Perceval pour devenir le gardien du Graal. Néanmoins, la christianisation de la matière va insérer la caractéristique de la hiérarchie entre les différentes quêtes. Celle de Guenièvre est vouée à la sphère terrestre et charnelle tandis que celle du Graal est tournée vers le céleste, la spiritualité et le divin. Dès lors, c’est le signe de la fin et de la lente dégradation que va subir le monde arthurien qui s’achève en apothéose dans La Mort le Roi Arthur.

Figure archétypale de la dame courtoise, fée, déesse, Guenièvre est un personnage aux multiples facettes qui illustre le foisonnement de l’imagination médiévale. Femme idéalisée ou cristallisation fantasmatique des désirs de l’homme, elle est la projection du désir charnel et des aspirations spirituelles.

sources wikipedia
THE BATTLE
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UTHER PENDRAGON
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Uther Pendragon (pen-dragon : « tête des dragons » en breton) est le père du roi Arthur dans la légende arthurienne. Son nom semble dérivé ou avoir la même racine qu’Arthur. Le surnom Pendragon provient d’une comète ayant la forme d’un dragon qu’Uther « voit » et dont il s’inspire pour créer deux étendards-aux-dragons. Une autre tradition dit qu’Uther portait à sa selle les têtes de deux dragons, un blanc et un rouge, qui vivaient sous terre et qui furent réveillés par le poids de la tour que le roi Vortigern faisait construire au-dessus d’eux. En sortant de terre, les dragons s’entretuèrent.

Uther est mentionné pour la première fois par Geoffroy de Monmouth dans son Historia regum Britanniae (Histoire des Rois de Bretagne). Selon Geoffroy, il féconde Ygraine en prenant la semblance de son mari Gorlois, duc de Cornouailles, par le biais de la magie de Merlin. De cette grossesse naîtra Arthur. Le thème de la naissance illégitime se répète dans les romans arthuriens plus tardifs avec Mordred, engendré par Arthur, et Galaad, fils de Lancelot.

Geoffroy fait d’Uther le plus jeune frère d’Ambrosius Aurelianus (personnage historique) et son successeur au trône de Logres, tous deux étant les frères cadets de Constans, dont Vortigern avait fait son roi fantoche avant sa mort, tous trois étant les fils d’un roi nommé Constantin de Damnonie. Ce roi légendaire est peut-être en partie le fait d’une confusion avec le roi Constantin III, ayant réellement existé, prétendant au trône impérial de Rome entre 407 et 411, et le roi Constantin de Damnonie qui vécut au VIe siècle et peut-être également avec un troisième Constantin qui apparait dans les Généalogies Galloises.

Le texte gallois mentionne un autre fils d’Uther, Madoc, père d’un neveu d’Arthur, Eliwlod.

Geoffroy attribue également à Uther une fille, Anna (appelée ailleurs Morgause et soeur de Morgane et demi-soeur d’Arthur), soeur d’Ygraine. Anna épouse le roi Lot et devient mère de Gauvain (Gawain en anglais) et Mordred. Mais dans des romans plus tardifs la mère de Gauvain est généralement Eleine la fille d’Ygraine et de Gorlois, préalablement mariée. De même, ailleurs dans son œuvre, Geoffroy affirme que le roi Lot avait épousé la sœur d’Aurelius durant le règne de celui-ci.

Dans les Généalogies Galloises, Anna apparaît comme étant la mère de Howel de Bretagne (dont Geoffroy fait également un neveu d’Arthur). Mais dans ces généalogies cette Anna apparaît sans rapport avec Uther Pendragon. Geoffroy insiste également beaucoup sur une lignée de rois de Bretagne d’origine britannique qu’Uther « voit » dans la vision qu’il a d’une comète personnifiée par une fille de sa descendance ; le premier de ces rois bretons étant Howel. Ainsi, il semble que la « Anna » de Geoffroy apparaissait dans toutes les sources qu’il utilisait comme étant la mère de Howel, non celle de Gauvain. D’ultérieurs narrateurs partis du récit de Geoffroy restent en proie à la confusion devant ces contradictions et tentent généralement de les résoudre en faisant du royaume de Howel un fait arthurien.

Il existe un autre récit ayant le personnage d’Uther Pendragon comme toile de fond, le Parzifal de Wolfram d’Eschenbach. Un certain Mazadan se rend avec une fée, nommée Terdelaschoye, au pays de Feimurgan. Ceci ressemble à quelque source originelle faussée racontant l’alliance de Mazadan avec la Fée Morgane, fée de la Terre de la Joye. Mazadan devient père de deux fils, Lazaliez et Brickus. Ce dernier devient père de « Utepandragun », lui-même père d’Arthur, tandis que l’aîné, Lazaliez, devient le père de Gandin d’Anjou père de Gahmuret, père de Parzifal/Perceval. Tant Uther Pendragon qu’Arthur apparaissent ici comme les rejetons d’une branche mineure d’une Maison d’Anjou imaginaire du V/VIe siècle.

Dans la Prose Lancelot, Uther Pendragon affirme être né à Bourges. Il rassemble une armée pour se rendre en Bretagne afin de combattre le roi Claudas de Bourges, une situation ressemblant assez à celle qui eut lieu au Ve siècle avec le chef britannique Riothamus qui alla en Bretagne pour combattre les pillards qui sévissaient à Bourges.

Dans le Merlin de Robert de Boron, Uther Pendragon tue le Saxon Hengist (le nom Hengist équivaut à Angis ou Augis) alors qu’Hengest s’introduit dans le camp britannique avec l’intention de l’assassiner. C’est pour Uther Pendragon qu’est créée, par Merlin, la Table Ronde.

Selon une théorie de David Sims et Mick Baker, Uther Pendragon aurait pu être le roi gallois Einion l’Impétueux, en raison d’une série de coïncidences : L’Impétueux, se disant « Yrth » aurait pu donner « Yrthr » (« Uther »), et en tant que chef de la famille royale de Gwynedd, Einion portait le titre de Pen Draig « Chef Dragon ». L’appellation « Yrthr Pen Draig » n’est pas sans rappeler « Uther Pendragon ». En outre d’autres coïncidences se portent sur son fils, Owain Dents-Blanches qui aurait pu être le Roi Arthur. Il ne s’agit bien sûr que de conjectures étant donné le peu de documents que l’on possède de cette époque.

sources wikipedia
BAN DE BENOIC
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Le roi Ban de Bénoïc est l’époux de la reine Élaine. Il règne aux marches de la Bretagne armoricaine et de la Gaule. Il est dans la légende le père de Lancelot du Lac et d’Hector des Mares, le grand-père de Galaad et le frère du roi Bohort de Gaunes.

Son château est situé au milieu d’un marais réputé imprenable, mais le seigneur voisin, le roi Claudas, réussit à l’incendier. Ban de Bénoïc, accablé par le désastre, meurt de chagrin, laissant sa femme et son enfant Lancelot, au bord du lac. Prise de pitié devant l’égarement de la reine éplorée, la fée Viviane, se saisit de l’enfant et plongea dans le lac, le mettant en sécurité dans son mythique palais de cristal.

Banvou (ou Bannou et Banoicum vicum, le bourg de Ban)

« En la marche de Gaule et de Petite Bretagne, il y avait autrefois deux rois qui avaient épousé deux soeurs germaines, l’un s’appelait Ban de Banoïc et l’autre Bohort de Gannes. » (incipit du Lancelot en prose, XIIIe siècle).

La paroisse de Banvou, dans l’Orne, était autrefois la plus au Nord de l’ancien diocèse du Mans, le pays des Cénomans, exactement située en marche de trois diocèses anciens, et préalablement aux circonscriptions ecclésiastiques, à trois pays ou pagi gallo-romains : le pays breton (diocèse de Dol), le pays normand (diocèse de Sées), le pays manceau (diocèse du Mans). Banvou occupe de fait une position privilégiée dans l’angle de la Varenne et des collines qui forment la ligne de partage des eaux entre le versant de la Manche et celui de l’Atlantique.

À Banvou se croisaient, à l’emplacement du bourg actuel, trois voies romaines : celle de Jublains à Vieux, celle du Mans à Valognes et celle de Rennes à Lisieux.

La racine Ban, d’où la paroisse de Banvou tire son nom est d’origine germanique, elle n’a pu apparaître avant l’arrivée des Francs dans le Maine ni avant l’implantation des Bretons continentaux en Armorique à la fin du VIe siècle.

C’est là que vient s’établir au VIe siècle, un ermite, saint Ernier, envoyé par saint Innocent, alors évêque du Mans. Il y fonde un ermitage au cœur des solitudes boisées du Passais et ses miracles défraient tôt la chronique. En son honneur se tient une procession aux étranges rites, chaque année vers le 10 août.

On y entend plusieurs récits, celui d’une fontaine qui déclenche des orages lorsque l’on y plonge un reliquaire, d’une aubépine qui fleurit l’hiver et ce autour de saint Ernier, dont la figure semble avoir fourni quelques traits à la confection d’un personnage de la Table Ronde, Léonce de Payerne (pagus Erneaie), régent du Banoïc dans les récits arthuriens.

Cette « gémellisation » des traits d’un personnage héroïque avec ceux d’un saint personnage est connue, elle a été étudiée par un clerc mayennais, l’abbé Moisan, qui en a fait sa thèse de doctorat ès lettres. L’érudit local René Bansard élargissant son champ de recherches à partir de ces constats avait découvert dans cette région magnifique et retirée que d’autres ermites du Bas-Maine étaient, aux marches de la Normandie, dans le même cas que saint Ernier et que leurs hagiographies recoupaient, sur certains points, les récits légendaires de plusieurs chevaliers de la Table Ronde : saint Bômer (Bohamadus) et Baudemagu, le roi de Gorre, et surtout saint Fraimbault (Sanctus Frambaldus, soit le porteur (baldo) de lance (framée)) avec Lancelot du Lac, meilleur chevalier du monde, héros des romans arthuriens, né en la Marche de Gaule et de Petite Bretagne, en la demeure de son père, Ban de Banoïc.

De ces informations, allait se forger en lui l’intime conviction que le terroir du Passais avait servi de terreau à une matière qu’on appellera la Matière de Bretagne composée sous commande de Plantagenêts. Et il n’eut de cesse, jusqu’à sa mort, de développer ses hypothèses dans ce sens.

Prospectant activement sur le terrain qu’il parcourait en vélosolex pendant près de vingt ans, il en était arrivé à la conclusion que le pays du Passais, (du latin passus = lieu de passage) a condensé sur son terroir un grand nombre d’événements symboliques que l’on retrouve à peine travestis dans la Matière dite de Bretagne. Ainsi, il avait croisé, à la façon d’un Schliemann vérifiant sur place les faits rapportés dans l’Iliade et l’Odyssée pour aboutir à la découverte du site hypothétique de l’ancienne Troie, parcourant à nouveau les itinéraires des chevaliers de la Table Ronde partis, par exemple, à l’aventure qui pour secourir la reine Guenièvre enlevée au royaume de Gorre (Gorron) par Méléagant le fils de Baudemagu, qui dans leur Quête du Saint Graal vers le Mons securus (Montsurs ?).

Sur ces travaux initiés à Banvou dans les années 1960 s’est fondée l’entreprise de recherche sur l’enracinement folklorique de la légende arthurienne dite hypothèse Bansard Payen développée dans plusieurs ouvrages collectifs et colloques tenus aux marches de Gaule et de Petite Bretagne et organisés par la société savante CENA depuis 1985.

sources wikipedia
MY SON
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MORDRED
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Dans la légende arthurienne Mordred apparait comme le traite et le félon par qui le malheur et le déshonneur arrivent ("Celui qui n'aurait jamais dû naître") est le quatrième fils de la reine d'Orcanie.

Issu des amours coupables d'Arthur et de la reine d'Orcanie, qui ignoraient leur parenté lorsqu'ils péchèrent ensemble, Mordret n'était donc que le demi-frère de Gauvain, d'Agravain, de Guerrehès et de Gahériet.
Neveu d'Arthur, Mordred apparaît tel le plus ténébreux des personnages du Cycle Arthurien car il est également représenté comme le fils incestueux d'Arthur conçu avec sa demi-sœur Morgane sous l'emprise d'un filtre magique.

Traître parmi les traîtres, Mordred couvrira de honte la reine Guenièvre en dévoilant sa passion pour Lancelot du lac. Chassé de l'Ordre de la fraternité des Chevaliers de la Table Ronde, Mordred soulèvera une armée, puis défiant Arthur dans un ultime combat à la bataille de Salesbières, périra en blessant mortellement son roi.
I'M NOT SCARED
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GARETH
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Gareth était l'un des fils du roi Lot d'Orcanie et de la reine Morgause. Il était plus jeune que ses frères et a donc été laissé au château paternel tandis son père et ses frère allaient à la cour du roi Arthur.
Quand il fut un peu plus agé, il se déguisa et se rendit incognito à la cour du roi qui le plaça sous la tutuelle de Keu. Ce dernier se moquait ouvertement du jeune garçon qui avait des mains blanches et peu accoutumées aux rudes travaux d'une cuisine et il le surnommait Beaumains ou Douces-mains.

Un jour Dame Lynette vint à Camelot à la recherche d'un chevalier pour défendre sa sœur, Lyonesse, contre Sir Ironside, le Chevalier Rouge des Pays Rouges qui assiégeait son château. Ce chevalier était accompagné du nain Melot qui connaissait sa véritable identité.

Gareth se porta volontaire et Lancelot l'arma chevalier malgrè les protestations de Keu, mais Gareth le battit en combat singulier. Dame Lynette qui le prend toujours pour un aide cuisinier lui montre toujours que du mépris le chemin du retour. Elle va jusqu'à demander au Chevalier Vert de la débarasser de lui. Cependant Gareth vaincra successivement Sir Pertolope, le Chevalier Vert, Sir Perymones, le Chevalier Rouge et Sir Persaunte, le Chevalier bleu. Dame Lynette prit alors conscience de l'esprit chevaleresque qui animait le soi-disant aide cuisinier car Gareth avait épargné tous ses adversaires en leur demandant seulement de le servir.

Il arriva enfin devant le château de Dame Lyonesse, assiégé par Sir Ironside. Il livra un combat pendant un jour entier et il comprit que le Chevalier Rouge avait la force de sept hommes. Ce qui explique pourquoi ce chevalier avait réussi à défaire tous les chevaliers venus délivrer Dame Lyonesse. Le Chevalier Rouge lui donna une explication sur son comportement: il voulait attirer Lancelot pour le combattre à la demande de Dame Lyonesse qu'il avait aimé et qui voulait sa mort.
Gareth l'épargna, lui fait jurer de le servir.
Dame Lyonesse tomba amoureuse de Gareth et ils se marierent à Kynke Kenadonne.

Quelques années après Gareth fut tué accidentellement par Lancelot.
ELAINE
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Plusieurs femmes ont porté le nom d'Elaine dans les légendes arthuriennes.

Elaine, la pucelle d'Astolat, fille de Bernard d'Astolat, est la belle damoiselle qui aime Lancelot d'un amour non partagé. D'après la légende, Elaine ne pouvait pas regarder directement le monde extérieur et avec ce qu'elle voyait par le truchement d'un miroir elle fabriquait une tapisserie qui allait plus tard lui servir de linceul.
Selon les auteurs qui ont repris l'histoire elle porte des noms différents. C'est ainsi qu'on peut trouver la Dame de Shalott, Elaine d'Astolat, la Belle Dame d'Astolat, la Demoiselle d'Escalot, la Dame au Lys d'Astolat.
On identifie Astolat à Guildford dans le "Mort Artu" (Lancelot-Graal), elle tente de convaincre Lancelot, par la ruse, de porter ses couleurs au tournoi, et elle lui déclare hardiment sa flamme. Elle y est dépeinte comme une femme volontaire et obstinée, ce qui rend le récit très favorable à Lancelot, qui a su trouver la force de résister à ses charmes et à ses avances.
Dans le "Morte d'Arthur" (vers 1400, inspiré du précédant), Lancelot est conscient de l'amour que lui porte Elaine, et il la suit dans sa chambre pour la réconforter. Là, il se refuse toujours à lui rendre son amour, mais il accepte de porter ses couleurs au tournoi pour ne pas plus l'affliger.

Dans le "Morte d'Arthur", Malory prétend que Lancelot ignore tout de l'amour d'Elaine, et qu'il accepte de porter ses couleurs au tournoi uniquement parce qu'il espère ainsi tromper ses frères et cousins, qui eux aussi participent à ce même tournoi, et retirer ainsi un avantage de la surprise. De mon point de vue, cette conduite est indigne d'un chevalier...
Toutefois, Malory nous présente Elaine comme une véritable femme de chair et de sang, capable de confier au prêtre qui l'assiste, dans ses derniers instant, une déclaration d'amour flamboyante de passion à l'égard de Lancelot ("Pourquoi ne devrais-je point avoir de telles pensées? Ne suis-je point une femme sur terre? ")

Très-noble seigneur, Sire Lancelot du Lac,
Moi qu'on appelait quelquefois la vierge d'Astolat,
Je viens ici, car vous m'avez quittée sans prendre congé de moi ;
Je viens ici afin de prendre pour la dernière fois congé de vous.
Je vous aimais, et mon amour n'a point eu de retour.
C'est pourquoi mon fidèle amour a été ma mort.
C'est pourquoi, devant notre dame Guenièvre
Et devant toutes les autres dames, je fais ma plainte.
Priez pour mon âme et accordez-moi la sépulture.
Prie pour mon âme, Toi aussi, sire Lancelot,
Car Tu es un chevalier sans égal
.

 Dans sa lettre d'adieu, elle demande seulement à Lancelot de prier pour elle, ce qui montre la reconnaissance d'un pair plutôt que la supplique d'une victime. Voici la fin de la lettre que Tennyson fait lire au roi Arthur.
PEREDUC
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Peredur est le septième fils d'Earl Efrawg (ou Evrawg), roi légendaire de l'île de Bretagne.
Ses nombreuses aventures forment la base de l'histoire de Perceval; toutefois il a une prédiletion toute particulière pour la lutte contre les sorcières sans doute grâce aux vertus que lui confère son rang de naissance. (voir aussi la fiche sur Perceval)
Après la mort de son père et de six de ses frères à la bataille, sa mère tente de l'éloigner des armes le jeune Peredur est emmené par sa mère en un lieu où il ne sera pas tenté de prendre les armes. Un jour cependant, Peredur aperçoit au loin trois chevaliers sur de superbes montures qui se nommaient trois chevaliers étaient Gwalchmai,fils de Gwyar, Geneir Gwystyl et Owain le fils d'Urien., Il en est si impressionné par cette rencontre qu'il décide de les suivre à la cour du roi Arthur.
Dès son arrivée, son acoutrement et sa naïveté provoquent les rires, mais il gagne le respect en tuant en combat singulier un chevalier coupable d'avoir insulté la reine Guenièvre. Il refuse cependant d'être fait chevalier du roi Arthur avant d'avoir vengé un autre outrage : il a vu Cai, irascible compagnon du roi, battre sévèrement deux nains, et il ne peut se résoudre à accepter cet honneur avant d'avoir demandé raison au chevalier.

Dans cette attente, Peredur bat la campagne. Il rencontre un ennemi d'Arthur, le défie, sort vainqueur du combat et offre de lui laisser la vie sauve s'il va demander pardon au roi pour ses offenses.

Après quelque temps, Arthur souhaite remercier ce jeune homme d'une si grande bravoure et part à sa recherche. Le périple de Peredur le mène auprès de deux de ses oncles. Le premier, pêcheur infirme, l'enjoint de ne jamais poser de questions sur les choses qu'il ne comprend pas. À la cour du second, il remarque une tête humaine posée sur un plateau richement décoré, mais réprime sa curiosité. Après cela, il tombe amoureux d'une jeune fille aux beaux cheveux noirs, puis passe quelque temps avec les sorcières de Caer Loyw, qui lui enseignent le maniement des armes. Arthur rejoint finalement Peredur, occupe a rêver de sa belle au sommet d'une colline, et envoie plusieurs de ses chevaliers, dont Cai, afin de permettre une rencontre. Interrompu dans ses rêveries, Peredur passe sa colère sur les émissaires et les renvoie penauds auprès d'Arthur. Gwalchmai se montre plus courtois et parvient à amadouer Peredur. Lorsqu'il apprend que Cai se trouvait au nombre des hommes qu'il a rossés, Peredur accepte de rejoindre les chevaliers. Peredur séjourne à la cour lorsqu'il apprend que la tête coupée remarquée dans la demeure de son oncle est celle d'un cousin assassiné par les sorcières de Caer Loyw. Il décide alors de se rendre au Château des Merveilles en compagnie des autres chevaliers d'Arthur, où il exerce une terrible vengeance sur les sorcières.
SILENT AGONY
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VORTIGERN
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Le roi Vortigern ou Vertigier est l'usurpateur qui a trahi la cause des Bretons en s'alliant aux Saxons.
Dans plusieurs légendes comme par exemple le roman de brut de Robert Wace, ou dans Historia regum Britanniae c'est l'amour pour Rowena, la jolie fille de Hengist (saxon originaire du Jutland au Danemark), qui le pousse à donner des terres aux Saxons.

Geoffrey de Monmouth a créé l’image d'un Vortigern méchant et stupide dont l'ambition conduit à l'assassinat d'un roi et dont la folie le conduit à inviter les Saxons en Grande-Bretagne. Il raconte comment Vortigern persuade Constans, le frère d’Uther et Aurélius, d’abandonner la vie monastique et de monter sur le trône. En fait Constans se révèle incapable de régner et confie tous les pouvoirs réels à Vortigern qui ne tarde pas à l’assassiner pour prendre le titre de roi.

Mais le trop grand nombre de Saxons incite les Bretons à demander à Vortigern de se débarrasser de ses alliés. Devant le refus du roi, le pouvoir lui est retiré et confié à son fils Vortimer. Ce dernier attaque les Saxons qui sont battus à quatre reprises et préfèrent retourner en Germanie. Mais l'ancienne reine Rowena empoisonne Vortimer et Vortigern reprend le trône. De nouveau la Bretagne est envahi par 300 000 saxons qui, non sans mal, réussissent à établir leur domination. Vortigern est capturé puis libéré contre l'occupation de son royaume.
Vortigern, un ancien sénéchal, a usurpé le pouvoir à la mort du roi Constant. Pour cela, il avait dû se débarrasser des deux héritiers légitimes du trône, Constans et Uther Pendragon. Il avait bien réussi à tuer l'aîné, Moine, mais le cadet lui avait échappé pour se réfugier sur le continent.
Vortigern l'usurpateur vécut alors dans la hantise du retour d'Uther Pendragon et décida de faire construire une tour imprenable pour s'y réfugier en cas d'alerte. Mais, par un curieux sortilège, le chantier ne progressait pas, car la tour s'écroulait dès qu'elle atteignait une certaine hauteur. Consultés, les conseillers du royaume ordonnèrent de mêler au mortier le sang d'un enfant né sans père et âgé de sept ans. Aussitôt, des valets d'armes partirent à la recherche d'un tel enfant.

ESYLLT
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CARADOC BRIEBRAS
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Caradoc est un chevalier de la Table Ronde, fils d'Ysave et de l'enchanteur Eliavrés; il est souvent appelé Briébras en souvenir du serpent qui s'était enroulé autour de son bras comme le raconte le Livre de Cradoc.
Caradoc, roi de Vannes venait d’épouser Ysave de Carhaix, nièce d'Arthur. Mais Eliavrès, l'enchanteur, était tombé amoureux de la nouvelle reine et réussit à la séduire. Pendant trois nuits de suite, il osa introduire dans le lit du roi, à la place de la reine, une levrette, une truie, puis une jument, que le magicien avait rendues semblables à la nouvelle mariée. Ainsi. Eliavrès put coucher trois fois avec la reine et engendrer un fils qui fut nommé Caradoc, comme son père nourricier sans que ce dernier sache qui était le vrai père.

Caradoc alla à la cour du roi Arthur pour être fait chevalier de la Table Ronde et son premier exploit fut de participer l’épreuve de décapitation (Scène de décapitation identique dans la légende celtique d' Uath et dans le Gauvain et le chevalier vert) . Eliavrès proposa cette épreuve qui consiste à demander à un chevalier de lui couper la tête, mais s’il survit, il prendra la tête du chevalier en échange. Caradoc n’hésita pas à relever le défi. D’un magistral coup d’épée il trancha la tête d’Eliavrès qui à l’étonnement de tous la remit en place. Alors Caradoc offrit son cou. Mais la version de l'épreuve subie par Caradoc se termine autrement que pour Gauvain ; car Eliavrès refusa de porter le coup d’épée et révéla qu'il était le vrai père de Caradoc. Alors, fortement choqué, le jeune Caradoc partit en hâte pour de nombreuses aventures chevaleresques, au cours desquelles il rencontra le seigneur Cador, qui deviendra son meilleur ami, et sa sœur Guinier. De retour à Vannes, il apprit au roi le mauvais tour que lui avaient joué la reine et son amant. Le roi enferma Ysave dans sa chambre et il força Eliavrès à coucher avec une levrette, puis une truie, puis une jument, châtiment répétant le crime. De ces unions monstrueuses naitront trois animaux : un lévrier Guinolac ; un sanglier Tortain ; enfin un poulain dit Levagor ou Loriagor.
Pour se venger de son fils, la reine lui fit ouvrir une armoire contenant un serpent qui lui sauta dessus et se fixa fermement au bras du jeune Caradoc puis il commença à lui soutirer lentement la vie. Alors, Cador, exigea un remède de la reine perfide.
Caradoc entra dans une cuve pleine de vinaigre et à côté on plaça une autre, pleine de lait, où se devait se tenir une chaste damoiselle.
Guinier offrit de se dévouer pour sauver la vie du jeune homme. Comme elle présentait sa poitrine nue au bord de sa cuve, le serpent repoussé par l'odeur du vinaigre et appâté par celle du lait s’élança vers elle. Caradoc, de son épée, trancha net la tête du serpent mais il coupa aussi le mamelon de la jeune fille. Heureusement, la plaie se referma rapidement.

Plus tard il épousa Guinier mais son bras blessé devint plus court et c’est pour cela qu’on le nomma Caradoc Briebras, Caradoc au bras court. Il manquait toujours un mamelon au sein de la reine, sa femme. Un jour on lui fit don d'une boucle d'écu d'or douée d'un merveilleux pouvoir curatif. Caradoc appliqua cette boucle sur le sein meurtri de sa jeune épouse. La boucle y adhéra et remplaça ainsi le mamelon manquant.

Lors d’un séjour qu’il fit à la cour du roi Arthur à Carlyon, et sans doute traumatisé par l’infidélité de sa mère Caradoc voulut participer à l'épreuve de la chasteté. Il fut le seul de tous les maris présents à pouvoir boire à la corne sans répandre une seule goutte de liquide prouvant ainsi la fidélité absolue de sa femme. Mais, comme cela avait excita la haine de Guenièvre. Caradoc préféra envoyer son épouse à Vannes pour lui éviter tout malheur.
CHILDREN IN PARADISE
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Les extraits de musiques qui accompagnent cette page,  sont tirées de l'album de mes amis

 " CHILDREN IN PARADISE"
 .. ESYLLT ... entre mythes, rêves & réalité......

Magnifik album que vous pouvez retrouver sur leur site et commander . 
Leur musique nous emmène dans les brumes du passé au temps ou les Rois, les Magiciens et les fées se côtoyaient ... 
 
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Image du Blog chouky39.centerblog.net
Source : chouky39.centerblog.net sur centerblog.
 
 
La table ronde
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C’est dans le récit de Wace qu’est mentionnée pour la première fois la Table Ronde. L’origine, on le sait, en est le désir d’Arthur de prévenir toute querelle de préséance. Mais Layamon au début du 13e siècle relate une querelle, lors d’un grand festin, qui avait débouché sur un affrontement violent : un charpentier de Cornouailles aurait alors créé une immense Table Ronde susceptible de recevoir mille six cents hommes. La source de ce récit semble bien une vieille coutume celte qui voulait que les guerriers fussent assis en cercle autour de leur roi.

Une tradition plus tardive, que rapportent les récits en prose du 13e siècle, assigne l’origine de la Table à Merlin. Perceval, dans un passage de La Quête du Saint Graal, apprend de, la recluse qui est en fait sa propre tante, qu’il y a eu trois Tables depuis l’avènement de Jésus-Christ. La première était celle où le Christ avait pris place avec ses apôtres, table instituée par l’Agneau sans tache sacrifié pour la Rédemption des hommes. Une autre table fut alors faite en mémoire de la première, la table du Saint Graal, par Joseph d’Arimathie à l’époque de l’évangélisation de la Grande Bretagne.

A cette époque là les compagnons de Joseph, très nombreux, arrivent dans l’île et cherchent de la nourriture. Ils trouvent une vieille femme qui porte douze pains. Mais le partage ne se fait pas sans querelle. Joseph " partagea les pains, en répartit les morceaux sur la table, et mit à la place d’honneur le Saint Graal dont la présence fît, si bien se multiplier les douze pains que tout le peuple - les quatre mille personnes - en fut miraculeusement nourri et rassasié ". L’un des sièges de la table fut gardé pour le fils de Joseph nommé Joséphé, qui sera le seigneur de tous ceux qui prendront place à la table du Graal. Pris de jalousie, deux frères, parents de Joséphé, s’opposent à cette décision. L’un des deux frères y prend place : sa transgression est sévèrement punie, la terre s’ouvre et l’engloutit. Ainsi le siège sera appelé le Siège Redouté ou Périlleux. " Après cette table, il y eut la Table Ronde, instituée selon les conseils de Merlin, et non sans grande signification. Elle est en effet appelée Table Ronde parce qu’elle signifie la rotondité du monde et le cours des planètes et des éléments du Firmament dans lequel on peut voir les étoiles et les autres astres. Aussi peut-on à juste titre affirmer que la Table Ronde représente le monde. Au reste, comme vous le savez, là où la chevalerie existe, que ce soit en terre païenne ou chrétienne, ses membres viennent à la Table Ronde et, si Dieu leur accorde la grâce d’y prendre place, ils s’estiment plus comblés que s’ils avaient le monde entier en leur possession, et ils en oublient parents, femmes et enfants. " Ainsi Merlin préside à l’institution de la troisième Table, celle de nos récits, celle dont le rôle, moins spirituel souvent, est constant Comme centre de ralliement et comme point spatial, à la fois réel et symbolique. Merlin rattache donc les quêtes des chevaliers et les secrets du Saint Graal : il annonce qu’un jour Notre-Seigneur enverra parmi eux un chevalier pour qui est fait un siège " de très grande dimension " qui attend le Vrai Chevalier. Lorsque Perceval demande à occuper le siège, il s’ensuit un tremblement de terre et les " enchantements de Bretagne " se déclenchent, qui ne prendront point de fin jusqu’à ce que l’un des chevaliers de la Table Ronde dépasse tous les autres en chevalerie et pose auprès du riche Roi Pêcheur la question tant attendue. Au début de La Quête du Saint Graal, Galaad, enfin, occupera le Siège Périlleux. Désigné par Dieu, tout en étant né du diable pour être l’Antéchrist, Merlin par cette instauration de la Table et les conseils qu’il prodigue à Arthur prouve qu’il est le maître du temps dans la légende arthurienne. Il détient tous les savoirs, sur le passé, le présent et l’avenir : " Il faut, tu le sais bien, discerner les bons des mauvais et honorer chacun selon ce qu’il est, dit Merlin à Arthur. Et voici ce que je te conseille : dès qu’un chevalier se mettra en quête de faits d’armes, tu lui demanderas de jurer, avant son départ, de raconter la vérité à son retour, au sujet de ce qu’il aura trouvé durant sa quête, que ce soit à son honneur ou à sa honte. Ainsi tu connaîtras les prouesses de tous, car je sais qu’ils ne seront pas parjures. - Au nom de Dieu, répond le roi, voici un enseignement précieux, et je vous promets que cette coutume sera observée dans ma maison aussi longtemps que je vivrai ! " Ainsi donc par ses origines, par ses finalités, par les itinéraires que vont suivre et dont vont parler les chevaliers d’Arthur, la Table Ronde s’intègre dans un parcours d’accomplissement ; une éthique véritable s’y attachera pour longtemps, à laquelle la Table fournit un ancrage spatial et symbolique. Elle est, comme le disait excellemment Jean Frappier, l’expression de l’idéal chevaleresque, le centre à la fois géométrique et poétique de toutes les aventures. Le chevalier de la Table Ronde est attendu pour rendre la terre à sa prospérité ou faire cesser les enchantements. " Il faut absolument que vienne le chevalier errant d’un pays lointain " disent Les Merveilles de Rigomer. Les blessures peuvent rester béantes jusqu’à ce qu’arrive le héros rédempteur. Or venir d’un pays lointain signifie partir, et ce départ est la recherche de l’aventure. " Errer " : aller son chemin, ne pas s’attarder, partir pour une quête... Le " chevalier errant ", dont les contours romanesques ont réellement été inventés par Chrétien de Troyes, est un chevalier disponible, plus encore, un type littéraire. Fiction et réalité - le Moyen Age féodal a connu le chevalier sans fortune et sans fief qui allait de tournoi en tournoi, dont la disponibilité était une façon de survivre. Cette réalité, qui n’explique certes pas la légende arthurienne, se profile derrière l’image idéale du chevalier de la Table, toujours " en errance ". A tel point qu’Érec, qui s’est abandonné aux délices de l’amour, est accusé de " recreantise ". Il a oublié l’aventure.
Les Chevaliers de la Table ronde
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Les Chevaliers de la Table ronde constituent un ordre chevaleresque légendaire au service du roi Arthur. Devant fidélité à leur roi et au Saint Graal, ils étaient chargés de mener la quête du Graal et d'assurer la paix du royaume.

Ils se réunissaient, avec leur roi Arthur, autour d'un table ronde résidant à la cour de Camelot du roi Arthur. Outre l'intérêt de rassembler les meilleurs chevaliers du royaume, cette table était destinée à recevoir le Graal, quand il aurait été retrouvé.

Origines :
La première trace écrite de la légende des chevaliers de la Table ronde remonte à 1155 dans le "Roman de Brut" du poète normand Wace, qui parle d'une table construite sur ordre d’Arthur afin d'y réunir ses meilleurs chevaliers.Dans la littérature française, à la fin du XIIème siècle, les œuvres de Chrétien de Troyes auront une influence majeure sur la diffusion des Légendes Arthuriennes.

Il n'existe pas de version unique et complète racontant l'histoire des Chevaliers de la Table ronde. Toutes les versions sont regroupées sous le terme générique de "Légende(s) Arthurienne(s)", à cause de la position prépondérante qu'occupe le personnage du roi Arthur.

La Table Ronde :
La Table ronde est un symbole de paix, d'égalité et de fraternité, car il ne peut y avoir d'ordre hiérarchique autour d'une table ronde. Ainsi les chevaliers d’Arthur forment un ordre chevaleresque qui représentent alors un idéal de la chevalerie. Au-delà de cet idéal de chevalerie, la table ronde est également à l’image du monde, comme par exemple dans "Tristan et Iseult" de Béroul où Tristan dit: "Ja verroiz la Table Ronde Qui tournoie comme le monde". Le symbole de la tablée se retrouve de nos jours et certaines communes pratiquent encore ce rite.

D'après Robert de Boron, la table ronde serait une création de Merlin pour Uther Pendragon (roi de Bretagne et père d'Arthur), en souvenir de la Table de la Cène et de celle fondée par Joseph d'Arimathie (personnage du Nouveau Testament) lors de son arrivée en Grande-Bretagne.

À la mort d’Uther, la Bretagne plonge dans le chaos et la table est donnée au roi Léodagan (roi de Carmélide et père de Guenièvre). Lorsque Arthur arrive sur le trône et se marie à Guenièvre, la table est donnée comme dot au nouveau roi qui installe cette table à sa cour.

Les Chevaliers :
Le nombre (toujours symbolique) des chevaliers autour de la Table varient selon les textes. Les premières sources en recensent 24, 36 ou 72. Pour Robert de Boron, ils sont cinquante. Dans d'autres versions comme par exemple "Le Morte d'Arthur" de Thomas Malory, ils sont 150. Le livre "Les blasons des chevaliers de la Table ronde" en donne 170, et "Les chevaliers de la Table ronde : Histoire d’une société imaginaire" de Michel Pastoureau en recense 239 (vivant sur quatre générations).

Tous les chevaliers appelés à s'asseoir à la Table ont leur nom inscrit sur le siège et ont été identifiés, sauf un. Quiconque s'asseyait dans le siège vacant sans avoir été élu (sans être assez pur) était englouti par la terre; c'est pourquoi on appelait cette place le "Siège Périlleux". Ce siège était réservé au chevalier qui mettait fin à la quête de Graal.

Le fait d'être un bon chevalier ne s'arrêtait pas à la puissance et au courage, mais comptait aussi la courtoisie, autant pour les combats (laisser l'ennemi se relever, combattre à armes égales...etc.) que pour la galanterie envers les dames de la cour.
Les 12 chevaliers
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Les douze chevaliers de la table ronde .. Présentation de chacun ...
Arthur Pendragon
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Lancelot
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Fils de Ban de Bénoïc , roi de la Petite Bretagne et de la Gaule, et de la reine Elaine, Lancelot est l'un des plus célèbres chevaliers de la Table Ronde. Le château familial de Trèbe réputé imprenable fut toutefois incendié par un voisin. Le roi en mourut de chagrin laissant sa femme et ses enfants dans la détresse. Il fut élevé par la fée Viviane, dans son domaine du Lac, d'où son surnom de Lancelot du lac. Il tomba amoureux de la reine Guenièvre et il eut un fils, Galaad, d'Elaine, la fille du roi Pellès. Il a la réputation d'être "le meilleur chevalier du monde"..
Ses espérances sont contées par Chrétien de Troyes dans son roman en octosyllabes Lancelot ou le Chevalier à la Charette (vers 1170).
Devenu ici le type du parfait amant courtois, le héros consent même au déshonneur social pour "servir" sa dame, Guenièvre, femme du roi Arthur. Dans le Lancelot, premier roman en prose constitué vers 1225, son fils Galaad obtient par sa pureté de conquérir le Graal.

Tristan
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Tristan est le fils de Rivalen, roi du Léonois et de Blanchefleur, sœur du roi Marc de Cornouailles, dès sa naissance voué au malheur.
Son père perd sa couronne, et sa mère meurt en le mettant au monde. On comprend rapidement pourquoi il se nommait ainsi. Parti à l'aventure après avoir été élevé par Gorvenal, Tristan, alors âgé de quinze ans, arrive à la cour de son oncle le roi Marc, et fait l'admiration de tous, tant par sa bravoure que par ses dons de harpiste.
Mais ayant tué le géant Morholt, beau-frère du roi d'Irlande, il est blessé par sa lance empoisonnée et on le laisse, seul, dans une barque à l'abandon, qui finit par aborder en Irlande, où Tristan se fait passer pour le jongleur Tantris. La reine, vient à son chevet, le guérit par enchantement et lui demande d'initier sa fille, Yseult-la-Blonde, à la musique.
Quand il revient en Cornouailles, les barons l'accusent de vouloir empêcher le mariage de son oncle qui commence à se faire vieux.
Alors Tristan offre d'aller chercher lui-même la seule jeune femme dont le roi parle tout le temps. Dans une autre version de la légende, il doit retrouver la jeune fille dont un cheveu d'or serait tombé aux pieds du roi, lâché par une hirondelle qui voulait en tapisser son nid.
Tristan se rendit donc une nouvelle fois en Irlande où il tua le terrible dragon qui dévastait la région. Il lui trancha la langue empoisonnée mais se fit assommer d'un coup de queue du monstre. Il fut découvert par des paysans qui l'amenèrent au château où il demanda Yseult en mariage pour le roi Marc. Or celle-ci s'aperçut qu'un éclat trouvé dans la tête du géant Morholt provenait de l'épée de Tristan, la jeune fille voulut le tuer. Sa mère obtint qu'elle pardonne et lui remit un philtre qui l'unira amoureusement au roi Marc pour toujours.

Toutefois, au cours de la traversée, Tristan et Yseult, par une fatale erreur, boivent le philtre d'amour qui l'enchaînera jusqu'à la mort.

Gauvain
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Fils légitime du roi Lot d'Orcanie et de la reine Morgause son épouse. Il est le neveu du roi Arthur et malgré la rudesse de son caractère, il fut l'un des plus fidèles compagnons d'Arthur.
Dans les romans français il n'occupe pas une place prépondérante et laissant le premier rôle à Perceval ou à Lancelot alors que dans la tradition anglaise il très souvent le héros principal comme dans "Sire Gauvain et le chevalier vert".

Dans ce récit, les chevaliers de la Table Ronde célèbrent la nouvelle année en compagnie du roi Arthur et de la reine Guenièvre; un chevalier vert s'annonce et porte insulte au roi Arthur. Gauvain s'offre à laver l'offense et le chevalier lui propose un marché : que Gauvain le décapite et ils se retrouveront dans un an jour pour jour afin de s'affronter. Un an plus tard, Gauvain se met en quête du chevalier décapité. (Scène de décapitation identique dans la légende celtique d' Uath et dans le Livre de Caradoc )
C'est alors que commence une aventure extraordinaire où son courage et sa loyauté seront mis à l'épreuve.
À la cour du roi Arthur, lors de la veillée du Nouvel An, le festin est interrompu par l'apparition du Chevalier vert, qui défie tout homme présent dans l'assemblée de lui trancher la tête.
En retour, explique-t-il, il coupera lui-même la tête de son bourreau un an après exactement.
Gauvain, neveu d'Arthur, accepte le défi et fait tomber d'un seul coup d'épée la tête du chevalier. Chacun est alors stupéfait de voir le Chevalier vert ramasser sa tête et s'en aller. Avant de passer la porte, la tête s'adresse à Gauvain et le prie de se trouver douze mois plus tard à la Chapelle verte.
Dix mois plus tard, Gauvain se met en quête de la Chapelle verte. Le jour de Noël, alors que l'heure approche, il trouve sur sa route le château du seigneur Bertilak, qui l'invite à passer quelques jours en sa compagnie. Bertilak suggère à Gauvain de prendre du bon temps et ordonne à son épouse de le divertir, en fait de le séduire. Lui-même souhaite passer quelques moments à la chasse, et il propose que, chaque soir, Gauvain et lui-même échangent ce qu'ils ont obtenu durant la journée.
Les deux jours suivants, Bertilak quitte le château de bon matin avec ses chiens tandis que son épouse se rend dans la chambre de Gauvain. Gauvain ne veut accepter d'elle que des baisers, qu'il troque chaque soir contre le butin de la chasse. Le troisième jour cependant, la belle épouse fait don à Gauvain d'une pièce d'étoffe, et Gauvain se garde d'en faire part au seigneur.
Au jour dit, un guide conduit Gauvain vers la Chapelle verte. L'homme tente de dissuader Gauvain d'entrer dans l'édifice mais celui-ci n'a cure de ces avertissements. Dans la chapelle, le Chevalier vert attend, sa hache déjà levée. Gauvain retire son heaume et s'agenouille devant son bourreau, qui lui assène trois coups légers, dont un seul fait couler quelques gouttes de sang.
À la grande stupéfaction de Gauvain, le chevalier explique qu'il n'est autre que Bertilak lui-même, transformé par Morgane la fée afin de tester la bravoure des chevaliers du roi Arthur. Les deux premiers coups de hache valent pour les deux soirs où Gauvain a remis à Bertilak les présents reçus dans la journée ; le troisième a puni Gauvain d'avoir gardé pour lui la pièce d'étoffe donnée par la belle épouse.
Dès lors, Gauvain fait serment de porter toujours sur lui la pièce d'étoffe afin de garder en mémoire ce moment de faiblesse.

Perceval
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Après la mort de son père, illustre seigneur gallois et de ses frères lors de tournois, sa mère l'élève seul à l'écart de tout dans une forêt, car elle n'a qu'une crainte : qu'il veuille devenir chevalier.
Mais un jour, Perceval aperçoit de brillants chevaliers dans la forêt. Il veut les imiter et revêtir leur armure étincelante. Il gagne alors la cour du roi Arthur où il est accepté pour y apprendre le maniement des armes.

Après avoir été adoubé, Perceval part en quête d'exploits. En cours de route, il pénètre dans le mystérieux château du Roi pêcheur ou Peschéor, qui est gravement blessé, et où il aperçoit plusieurs objets étonnants mais il s'abstient de poser des questions.

Il s'éloigne du château et il apprend par la suite que Peschéor est en fait son oncle qui attendait les questions au sujet d'une lance, d'un tailloir et d'une coupe de la part d'un jeune chevalier afin de pouvoir guérir. Il décide alors de revenir au château qu'il retrouve non sans quelques difficultés. Le vieux roi Peschéor guérit mais vu son âge il confie son royaume à Perceval qui va le gouverner en toute sagesse pendant plusieurs années. Puis un jour, il se retire dans un ermitage en emportant les trois mystérieux objets ne sachant toujours pas que la coupe n'est autre que le Graal. Le jour de sa mort les trois objets allèrent au ciel.
Galahad
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Galahad ou Galaad est le fils de Lancelot du Lac et d'Elaine la fille du roi Pellès, .
Il porte le premier nom de son père et c'est Lancelot lui même qui l'adoubera.
Douze nonnes élevèrent le jeune Galahad et rapidement elles demandèrent à son père de le faire chevalier, car il n'y a point d'homme sur la terre plus méritant que lui. Pur de corps et d'esprit, totalement désintéressé, on lui donnera le surnom de "meilleur chevalier du monde"; lui seul pourra occuper le Siège Périlleux de la Table Ronde. Dès que Galahad eut pris la place qui lui revenait autour de la Table Ronde, la présence du Graal se fit sentir.

Lorsque sire Gauvain fit le voeux de trouver le Graal par lui-même , la plupart des chevaliers de la table ronde firent de même , en dépit des efforts du roi Arthur pour les dissuader d'entreprendre ce qui pouvait être leur quête finale . Bien qu'ils partirent dans différentes directions , Galahad était en compagnie de Perceval et de Bors lorsqu'il trouva le Graal . Ensemble , ils avaient reçu le sacrement de Joseph D'Arimathie , qui avait dit à Galahad de porter une lance sanglante au château du roi pêcheur et de la frotter sur le corps et les membres du chef estropié . Une fois cette tâche accomplie , et le roi ayant retrouvé la santé , Galahad eut une vision du Graal . Quand il fit une prière "pour quitter le monde " , une voix lui expliqua comment son âme vivrait une autre vie avec le Christ lorsque sa prière serait exaucée . Après cela , plusieurs miracles se produisirent et sire Galahad fut même obligé de devenir roi , position qu'il occupa un certain temps , tout en attendant patiemment que sa requête soit satisfaite . Lorsque Joseph d'Arimathie finalement revint , Galahad fut autorisé à quitter le monde . Joseph permit d'abord au pur et humble chevalier de tenir le Graal quelques instants , puis Galahad s'agenouilla pour implorer sa délivrance , son âme s'échappa soudain de son corps , "et une multitude d'anges la portèrent au ciel " .
Il accompli un certain nombre d'exploits puis accompagné de Bohort et de Perceval il emporte le Graal à Sarras sur la nef de Salomon.
Sagremor
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chevalier de la Table Ronde, petit-fils de l'empereur Adrien de Constantinople souvent appelé le Desreé à cause de sa démesure et de son impétuosité (Caradoc, Hunbaut, Merlin, Perceval, Perlesvaus, Rigomer) Il existe dans Méliador un autre Sagremor, fils du roi d'Irlande.
Bedwere
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Bedivère (ou Bedevere, en gallois: Bedwyr, et en français: Bédoier) est le chevalier de la Table Ronde qui restitua l'épée du roi Arthur, Excalibur, à la Dame du Lac.

Il est l'un des plus anciens guerriers associés au roi Arthur. Il apparaît dans le conte des Mabinogion "Kulhwch et Olwen" comme le plus beau guerrier qui n'ait jamais été présent à la cour du roi Arthur. Bien qu'il fût manchot personne n'était aussi rapide que lui sur les champs de bataille; de plus sa lance procurait neuf blessures quand on la retirait.
Dans l'Historia Regum Britanniae de Geoffrey de Monmouth, Bevidère est l'un des compagnons le plus fidèle d'Arthur. Il participe au combat d'Arthur et de Kay contre le géant du Mont Saint Michel. C'est lui qui attrapa au vol la pierre empoisonnée lancée par le père du géant et la renvoya à l'expéditeur.

Il se joint Arthur lors de la guerre contre Empereur Lucius de Rome.

Erec
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 Fils du roi Lac, Erec, chevalier de la Table Ronde, accompagne la reine Guenièvre à la chasse au cerf blanc. La reine ayant était malmenée par un chevalier, Erec part à sa poursuite pour lui demander justice.
Il conquiert au cours de son combat contre Ider une jeune fille pauvre mais encore plus belle et plus blonde qu'Yseult: Enide; il l'emmène avec lui à la Cour du roi Arthur et l'épouse.
Par amour pour Enide, il néglige ses devoirs de chevalier, ce qui lui vaut railleries et reproches des autres chevaliers.
Erec et Enide
Une nuit, il entend Enide qui, le croyant endormi, se plaint de le voir inactif alors Erec, malgré les prières de son père et d'Enide, qui s'est repentie d'avoir trop parlé, décide de partir à l'aventure, ordonnant à son épouse de le suivre comme page : peu importe ce qu'elle verra, elle devra se taire à moins qu'il ne l'interroge expressément.

Pendant leur long voyage, ils rencontrent de nombreux brigands, des chevaliers et des géants qu'Erec combat et tue. Chaque fois qu'un danger menace Erec, Enide enfreint les ordres de son époux, et lui sauve la vie, acceptant par avance les reproches acerbes qu'il lui adressera.
Quelqu'un ayant mis à l'épreuve sa fidélité, Enide ne trahira pas Erec. Après ces aventures, ils retournent à la Cour du roi Arthur où ils sont fêtés, puis Erec est couronné à Nantes car son père est mort.
Urien
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Urien, fils de Cynfarch Oer, était, vers les ve et vie siècles, un roi breton du Rheged,Urien a été incorporés à la légende Arthurienne en devenant chevalier .
Urien devient Urien de Gorre, royaume mythique, proche de ceux de ses frères les rois Lot de Lothian et Auguselus d'Écosse. Sous le règne d'Uther Pendragon, il épouse la sœur d'Arthur (il s'agit parfois de la fée Morgane, parfois d'une autre sœur). Il s'oppose d'abord à l'accession d'Arthur au trône après la mort d'Uther, se révolte avec d'autres rois voisins, et après sa défaite, devient son vassal et allié. Dans l'Historia Regum Britanniae, Urien est roi de Moray et frère d'Augusel.
Selon les légendes son mariage avec Morgane n'est pas des plus heureux, et dans l'une d'elles, la fée complote pour s'emparer de l'épée Excalibur, tuer Urien et Arthur, et monter sur le trône en compagnie de son amant Accolon.
Il serait également père d'Ywain le Bastard ou l'Avoutre, qu'il aurait eu de la femme de son sénéchal. D'après certains textes gallois, il aurait également eu une fille nommée Morfydd.
Bohors
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Sir Bohort ou Bors , est le fils de roi Bohort de Gaunes (peut être Vannes en Petite Bretagne) et de la reine Evaine soeur d'Elaine(3), épouse du roi Ban de Bénoïc. Il était le cousin de Sire Lancelot. Il sera l'un des trois chevaliers à mener à son terme la quête du Graal et le seul à revenir vivant.

 

Le roi Bohort et son frère le roi Ban de Bénoïc privés du soutien du roi Arthur qui tarda trop à tenir sa promesse d’aide militaire, furent attaqués par le roi Claudas et périrent lors de la bataille. Les deux orphelins, Bohort le Jeune et Lionel, furent conduits en captivité chez leur vainqueur. Maltraités ils se révoltèrent et tuèrent le cruel Dorin, fils de Claudas. Cependant ils purent se sauver grâce à Seraide, une servante (ou grâce à un serviteur) de la Dame du Lac, qui les confia à sa maitresse. Ils furent donc été élevés en même temps que leur cousin Lancelot.


Benigne (Blévine ) de Glocedun secourue par Bohort 
Plus tard, Bohort, Lionel et Lancelot se rendirent à la cour du roi Arthur. Bohort, qui porte désormais le nom de Bohort l’Essillié (avec le sens de dévasté) ou l’Exilé, devient avec Gauvain et Bédivère les messagers entre le roi Arthur et son ennemi romain, Lucius.
Bohort, facilement reconnaissable par une cicatrice caractéristique sur son front, devint un guerrier redoutable, maniant l'épée du duc Galeholt avec dextérité. Il va devenir un personnage central dans les campagnes du roi Arthur et faire parti de sa garde personnelle. Il livra une terrible bataille contre Claudas et libèra la terre de son père.

Bohort attira l’attention de la fille du roi Brandegoris de Stranggore qui désirait l’avoir pour amant. En digne chevalier de la Table Ronde, il refusa pour demeurer chaste. Avec l'aide d'un anneau magique, la princesse l’attira dans son lit et il devint le père d’Helain le Blanc qui plus tard fut chevalier de la Table Ronde.

Dans une autre occasion il sut résister à la tentation de la chair. De belles et jeunes femmes menaçaient de se jeter du haut d’une tour s’il ne voulait pas coucher avec au moins l’une d’entre elles. Par compassion il hésita quelques temps, puis il décida de respecter son vœu de chasteté. Alors, la tour et les femmes disparurent pour laisser voir des démons avaient essayé de le tenter en vain.


Combat de Bohort et Lionel qui tue le chevalier et le religieux
Une autre fois il se trouva devant un grand dilemme : d’un coté son frère Lionel en train d’être fouetté par des brigands armés de bâtons épineux et de l’autre une pure damoiselle violentée par un chevalier indigne. Il n’hésita pas et secourut la jeune fille en espérant que son frère arrive à s’en tirer tout seul.

Bien entendu Lionel put se délivre tout seul mais il garda rancune de cet épisode car il était persuadé que Bohort l’avait trahi. Il décida de le provoquer en duel pour le tuer. Bohort ne voulut pas porter une arme contre son frère et ne fit que se défendre. Bientôt Sire Calogrenant et un religieux ermite tentèrent de s'interposer entre les deux frères mais Lionel les tua tous les deux. Alors une colonne de feu divin surgit entre les deux combattants pour les séparer les deux frères qui se réconcilièrent.

En dépit de sa paternité involontaire, Bohort resta pur et participa à la quête du Graal.
Avec Galahad et Perceval, Bohort réussit à transporter le Graal à Sarras. Galahad voulut regarder ce qu’il y avait à l’intérieur du Graal et il en mourut ; Perceval resta à Sarras pour devenir le nouveau gardien de la Coupe Sacrée ; seul Bohort revint vivant à la cour d'Arthur pour raconter le résultat de la quête.

Bien qu’il ait toujours condamné l’adultère de Lancelot et de Guenièvre, il aida son cousin et devint l'un de ses meilleurs conseillers. Lorsque Gauvain appela à l’aide Lancelot lors de la terrible bataille qui opposait Arthur et son fil Mordred, Bohort y participa et vengea la mort de son frère Lionel tué par Melehan, fils de Mordred.

Kay
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Keu (ou Kai ou Kay) fils d'Antor est un chevalier de la Table Ronde et le frère nourricier du Roi Arthur. Keu est déjà présent dans la légende celtique de Culhwch et Olwen où il est décrit comme un personnage avec pouvoirs exceptionnels :
Il est capable de retenir sa respiration sous l'eau pendant neuf jours; il peut se rendre aussi grand que le plus grand des arbres; il peut produire une grande chaleur qui sèches toutes les choses autour de lui même sous la pluie, et de manier une épée (lance) qui provoque sept blessures quand on la retire et qu'aucun médecin ne peut guérir.

Ce très ancien compagnon et sénéchal du roi Arthur a caractère instable, arrogant et railleur qui n'attire pas la sympathie. Il n'aime pas les étrangers à son groupe. Dans son Perceval (vers 1180) Chrétien de Troyes dit que qu’il n’avait pas d'homme plus beau que Kay, mais que ses «plaisanteries malveillantes entachent sa beauté et son courage »; il rajoute que Keu «a été, est encore, et sera toujours insultant, et ne prononce jamais une bonne parole ». Il ose gifler une jeune demoiselle devant Perceval; Dans Yvain ou le Chevalier au lion, Keu ne cesse d'insulter Yvain; il se moque de Gareth qu'il surnomme Douces-mains. Mais dans tous les cas les preux chevaliers le déferont dans un combat loyal. Il est toujours prêt à d'entreprendre une aventure, même si parfois il surestime ses propres capacités. Par exemple il veut poursuivre Méléagant qui vient d'enlever la reine mais il perd sa trace et quand lancelot réussit il l’accuse de lui avoir fait honte en réalisant ce qu’il ne pouvait pas faire.

Robert de Boron dans "Merlin" explique ce caractère trouble par le fait que Keu n’a pas été nourrit avec du bon lait. En effet sa mère va nourrir de son lait le jeune Arthur et Keu sera sevré et confié à une nourrice.

Keu intervient peu dans les légendes sauf comme faire valoir du héros sans toutefois être ridicule et il éprouve toujours un certain plaisir à envoyer de jeunes chevaliers inexpérimentés sur des opérations dangereuses et complexes. Il demeure toutefois le fidèle sénéchal du roi Arthur sauf dans l’étrange roman "Perlesvaus", où il assassine Lohot, le fils d'Arthur, et se range parmi ses ennemis.

Selon Geoffroy de Monmouth, Arthur donna à Keu la province d'Anjou pour service rendu pendant la guerre.
Plus tard, Keu fut tué sur le continent pendant la guerre contre Lucius.
Dans une autre version il fut tué par le roi Sertorius de Libye lors de la bataille de Soissons, ou peut être par l'homme d'Arthur, Gwyddawg, qui avait rejoint le camp de Mordret.
Il fut enterré dans son château à Chinon (ou à Caen).
 
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Ygraine
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Ygraine (ou Ygerne) épouse de Gorlois, Duc de Tintagell, puis épouse, en secondes noces, d'Uther Pendragon dont elle avait déjà eu un fils adultérin : Arthur.

Selon Geoffroy de Monmouth, Ygerne ou Igraine (Eigr en gallois) était la duchesse de Cornouailles, ravissante épouse de Gorlois et mère du roi Arthur. Après la mort de Gorlois, elle a épousé Uther Pendragon, qui, sous de faux prétextes et aidés par la ruse de Merlin, avait couché avec elle, imprégnée d'Arthur et avait été responsable de la mort de son mari. Chrétien de Troyes prétend qu'après la mort d'Uther, Ygerna se retira dans un palais, elle avait fait construire pour elle-même connu sous le nom des Merveilles Chastel ou «Château des Merveilles".
Ygraine, au cours de son premier mariage avait, en outre, donné le jour à trois filles :
la reine d'Orcanie,
la reine de Garlot
et Morgane, Mère d'Anna (Morgause)
YVAIN
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Fils du roi Urien et de Morgane, Yvain (Owein en gallois) est un chevalier du roi Arthur, qui parti à la recherche d'aventures, épouse Laudine après avoir tué son époux. Il est prié par le roi de revenir à la cour, il doit ainsi quitter son épouse à qui il jure de revenir dans un an, jour pour jour. Mais il manque à sa promesse et perd l'amour de Laudine. Fou de douleur, il erre dans la forêt.

Il existe un autre Yvan dit Yvain l'Avoutre, (le batard) fils naturel du roi Urien et donc demi-frère d'Yvain. Les deux enfants furent engendrés en même temps.
Roman en vers de Chrétien de Troyes, composé vers 1170. Yvain, chevalier de la cour du roi Arthur. s'en va en direction de la forêt de Brocéliande. pour se porter au secours d'un compagnon désarmé et jeté à terre par un chevalier mystérieux et le venger.
Il y découvre une fontaine,. abritée par un pin et entourée d'un perron d'émeraude. Il prend de l'eau dans une tasse d'or, suspendue aux branches du pin, et la répand sur le perron. Aussitôt s'élève une formidable tempête. C'est alors qu'Yvain est attaqué par un mystérieux chevalier; l'ayant vaincu et blessé à mort, il le poursuit jusque dans son château, où il est pourtant fait prisonnier. Il courrait un grave danger sans l'assistance de la jeune Lunète, confidente de la châtelaine, qui lui fait don de l'anneau qui rend invisible. Avec cet anneau il voit, sans être vu d'elle, la belle veuve de sa victime, s'en éprend et réussit à l'épouser. Quelque temps après, s'étant décidé à reprendre sa vie d'aventures et de tournois, Yvain revient parmi ses compagnons, ayant oublié que le délai qui lui a été accordé par sa femme est écoulé; celle-ci lui fait dire de ne plus jamais revenir et de lui rendre son anneau.
Fou de douleur, il va d'aventure en aventure, suivi par un lion auquel il a sauvé la vie, jusqu'à ce qu'il obtienne, grâce à ses exploits extraordinaires, le pardon désiré de la femme aimée.

Gorlois
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Gorlois ou Gorlais de Tintagel, est le duc de Cornouailles, et l'époux d'Ygraine (Ygerne), la mère du roi Arthur. Il est généralement considéré comme un allié fidèle d’Uther Pendragon qui combat vaillamment les ennemis du duc mais la convoitise d'Uther pour l’épouse de Gorlois va provoquer une rupture entre eux. Alors Gorlois va placer son épouse Ygraine dans son château inexpugnable de Tintagel. Mais cela ne suffira pas.
Uther Pendragon prend l'apparence du duc, sous l'effet d'un enchantement créé par Merlin, pour s'unir Ygraine et concevoir le futur possesseur d'Excalibur.

Gorlois aurait été tué au cours d'une sortie du château de Dimiloc où il s'était réfugié, assiégé par les troupes d'Uther.
Palamède
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Palamède (ou Palomides ou Palamydes) était un chevalier sarrasin dont la noblesse et les prouesses étaient presque inégalée. Son père était le roi Esclabor et parmi ses nombreux frères nombreuses on comptait Sir Safir et Sir Segwarides. Sa sœur se nommait Florine.

Comme Sir Tristram dont il sera d'abord le rival puis l'ami, Palamède était amoureux de la belle princesse Iseult.
 
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Lot d’Orcanie
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Lot d’Orcanie est le fils d’un dénommé Hector (lui-même descendant de la lignée de Joseph d’Arimathie) et de la fille du roi de Norgules. Lot d’Orcanie devient roi et prend pour femme Morgause, une demi-sœur du roi Arthur avec qui il a quatre fils : Gauvain, Agravain, Gaheris et Gareth. On lui attribua aussi la paternité de Mordred, qui était en fait le fils d’Arthur.
Léodagan
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Dans le conte arthurien, Léodagan est le père de Guenièvre et donc le beau-père d’Arthur Pendragon, roi des Bretons. Léodagan est également roi de Carmélide. L’histoire raconte que Léodagan étant aux prises avec Claudas de la Terre Déserte, il dut demander de l’aide à Arthur, qui combattit avec 40 chevaliers et les pouvoirs magiques de Merlin. À la fin de la bataille, Arthur rencontra la fille du roi et ils se marièrent peu de temps après.
la légende du roi arthur
LADY OF SHALOTT
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La Légende de Lady of Shalott

Une fée lui a jeté un sort : elle ne peut regarder dehors par la fenêtre. Elle ne peut regarder le monde (ni Camelot qui est en face de l'ile de Shalott où elle vit) que par ses reflets dans un miroir qu'elle a installé dans sa chambre. Elle passe son temps obligée à représenter ce qu'elle voit du monde, ses shadows of the world (reflets, ombres...), sur une tapisserie magique. 
Les paysans dans les champs fleuris environnants l'entendent chanter, connaissent son sort, mais ne la voient jamais.
Dans son miroir, elle voit des gens ordinaires, des chevaliers, des couples d'amoureux, elle qui est toujours seule.
Une nuit, un jeune couple de mariés vient s'ébattre sous sa fenêtre. Le vers est célèbre :
" I am half sick of shadows" said
The Lady of Shalott.

Je suis à moitié malade des ombres...

Un jour elle voit dans son miroir, le beau Lancelot, seul sur son cheval, étincellant... Elle se lève, fait trois pas dans la pièce, quitte sa tapisserie, et regarde à travers la fenêtre, le monde, les fleurs...et Lancelot.
Le miroir se brise.
La tapisserie se déchire.
L'instant est fatal. Elle sait que la malédication est tombée sur elle.
The mirror crack'd from side to side;
"The curse is come upon me," cried
The Lady of Shalott.
On ne traverse pas ainsi le miroir. (Seule Alice y réussit, sans le casser. mais c'était une enfant...).
Est-ce le prix à payer pour passer du rêve à la réalité ?
 
Faut-il préférer le monde réel à celui de l'imaginaire ou des reflets ?
Passer du virtuel au réel est-il si difficile ?
L'amour mérite-t-il, excuse-t-il, explique-t-il un tel sacrifice ?
Elle descend au bord de la rivière, monte dans une barque après avoir écrit de la main son nom sur la proue, et espère par la rivière entrer dans Camelot pour rejoindre Lancelot... Elle lache la chaîne, et se laisse glisser dans la nuit venue.
Allongée dans sa robe neigeuse sur la barque noire, dans les bruits de la nuit on l'entend chanter pendant que son sang se glace peu à peu et que ses yeux s'assombrissent.
A la pointe de l'aube , la barque arrive à CamelotT , transportant le corps sans vie de la jeune femme ...Morte d'amour ...

 
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