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LA FÉE MORGAN et SON MONDE
FILLE DE DANA
CELTIK IRISH LEGEND
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Dans ce Chapitre, je vais vous faire connaître des Fées, des Déesses, des Elfes et héroïnes de roman célèbres.  
Je les aime et les admire beaucoup . J'ai grandit avec elles et la plupart font parties de ma culture celtique . En savoir un peu plus sur chacune... laisser vous emporter par  la douceur d'une brise magique.
Sa chaibidil seo, beidh mé a dhéanamh connatre de Fes, an Desses, elves agus Hrones clbres núíosacha. Is breá liom iad agus admire iad go mór. Fhás mé suas leo, agus an chuid is mó atá mar chuid de mo chultúr Ceilteach. Níos mó a fhoghlaim faoi gach ... in iúl duit dul ag an binneas a Breeze draíochta.
DANA
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Dana (on trouve aussi la graphie Danu), dans la mythologie celtique irlandaise est la déesse primordiale des Tuatha Dé Danann, les « gens de la déesse Dana », c'est-à-dire les dieux des Celtes avant la christianisation de l’île. Dans le Glossaire de Cormac (Sanas Cormaic, manuscrit du Xe siècle de l’évêque Cormac de Cashel), elle est aussi appelée Ana et Anu. Elle est la mère du Dagda et de Lir. Elle serait à l’origine de l'installation de son peuple en Irlande, alors qu'il vivait dans les quatre îles au nord du Monde. Son équivalent dans la mythologie celtique galloise est Dôn.

C’est une déesse pan-celtique. La racine du théonyme est très présente dans la topographie européenne, notamment des fleuves tels le Danube (en latin Danavius), le Dniestr, le Dniepr, etc. cela indique que cette déesse était vénérée dans l’ensemble du monde celtique et probablement par tous les Indo-Européens. Il existe dans la mythologie brâhmanique une divinité nommée Danu qui a engendré une race de géants, les Danavas.

La signification du nom pourrait être « donateur », « bienfaiteur » (en Inde, les Dânapati sont les donateurs des monastères bouddhiques et Dāna désigne le don), ce qui en fait une déesse de la fertilité et de la prospérité. Chez les Celtes, la redistribution des richesses était la qualité première de la fonction royale.

Dans la typonymie irlandaise, son nom est associé à deux collines « the Paps », situées non loin de Killarney, qui ont la forme d’une paire de seins, ce sont en gaélique Dé Chich Anann (les seins d'Ana).

MEDB
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Medb aussi orthographié Maeve ou Meve ou Medhbh, dont le nom peut se traduire par "ivresse", ivresse du pouvoir sans doute mais sans que ne soit exclu l'alcool, était la déesse mère la plus célèbre de la mythologie irlandaise mais aussi la reine mythique de Connaught. 
Elle est la fille du roi Eochaid Feidlech. On lui attribue six soeurs dont Derbre, Ethne, Ele, Clothru, Mugain,
Elle eut quatre maris successifs : Conchobar, roi d'Ulster, Tinne Mac Conrach Caïs du Connaught, Eochaid Data et le dernier en date, Aillil Môr, roi du Leinster et un nombre impressionnant d'amants. Avec Fergus, son amant le plus célèbre, elle enfantera des triplés : Ciar, Corc, Conmac. Elle dit d'elle-même qu'elle a toujours un homme en réserve si l'actuel vient à faire défaut: « Je ne suis jamais sans un homme dans l'ombre d'un autre. »

DÉESSE GUERRIÈRE :Medb était aussi une déesse de guerre,

La simple vision de Maeve aveuglait ses ennemis et elle pouvait priver les hommes de leur courage. Elle pouvait aussi courir aussi vite que le cheval le plus rapide.

REINE MYTHIQUE :Medb ou Maeve était la reine guerrière du Connacht mais aussi de Leinster. Selon la mythologie irlandaise , aucun roi ne pouvait régner sur l'Irlande s'il n'épousait pas Medb, car elle recelait la souveraineté en sa personne. Elle même reine guerrière, épouse d'Aillil, mais ne partageant pas le pouvoir, elle est un des exemples les plus aboutis de la Souveraineté féminine absolue, autour de laquelle gravitent ses innombrables amants.Les « qualités » qu'on lui reconnaît se déclinent en force, volonté, ambition. Sans scrupule, elle est prête à tout pour assurer sa gloire. 
Une fille de Medb se nomme Findabair, ce qui signifie « Blanc Fantôme », comme Gwenhwyfar en gallois, c'est-à-dire Guenièvre. C'est ce personnage de Medb qui a inspiré la reine Mab de Shakespeare.

TAIN BO CUALNGE :Son fait d'armes le plus célèbre est l'invasion de l'Ulster, lorsque ses troupes capturèrent le taureau de Cuailgne et tuèrent le héros Cuchulainn. 
Dans le récit de La Tain Bô Cualnge, elle se dispute avec son mari royal Aillil à propos de leur patrimoine respectif. Affaire d'importance puisque dans le couple celtique, c'est le conjoint le plus fortuné qui prend l'essentiel des décisions. Et, en effet, Aillil possède un taureau de plus, le Beau Cornu d'Ai, ce que Medb ne saurait supporter. Medb demande alors à Dare de lui céder son fabuleux taureau, le Brun de Cualnge. Mais Dare refuse et Medb convoque ses vassaux pour entreprendre la fameuse « Razzia des Troupeaux de Cooley », tout en circonvenant Fergus, héros hors normes, un des « exilés d'Ulster ». On retrouve dans cet épisode fondateur la rivalité ancestrale entre Ulster et Connaught.
Au cours de cette razzia meurtrière, Medb subit d'incalculables pertes provoquées par le héros ulstérien Cuchulainn et se décide à parlementer, non sans réussir à s'enfuir avec le fameux taureau de Dare. Dans sa fuite éperdue, son envie irrépressible d'uriner « laisse dans la plaine trois grands fossés sanglants ».

PIÈGE :Lors de leur « ivresse sacrée », les Ulates sont invités par Medb qui leur tend un piège avec l'aide de Cû Roi. « Initiatrice » des trois fils et trois filles de Calatin — dont le clan a été massacré par Cuchulainn —elle les métamorphose en « magiciens muets et borgnes » et les envoie en Écosse, contrée des « Grandes Sorcières », parfaire leur instruction en matière de magie. Puis leur initiation se poursuit « chez les Saxons, à Babylone », enfin dans l'Autre Monde, lieu où le Forgeron Bhalcan leur fabrique des armes redoutables. Lorsqu'ils reviennent à Cruachan, résidence de Medb, celle-ci rassemble une immense armée, augmentée de deux indomptables guerriers dont les pères ont été tués par l'incontournable Cuchulainn : Lugaid, fils de Cû Roi et Erc, fils de Coirpre. Puis Medb envoie les enfants de Calatin à Emain Macha pour en finir avec le héros.

MORT DE LA REINE :Forbai, fils du roi Conchobhar Mac Nessa avait découvert que la reine Medb avait l'habitude de se baigner dans un étang de Galway. Il mesura avec précision la distance qui séparait l'endroit où elle se baignait du lieu où il l'observait. Puis il retourna à la forteresse de Emain Macha, en Ulster, pour s'entraîner à la fronde jusqu'à ce qu'il fut capable de toucher une pomme placée sur un mât à la même distance. Satisfait, il retourna discrètement à l'étang et frappa Medb en plein front avec sa fronde. L'Ulster était désormais vengé .
Etain , deesse irlandaise
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Selon les sources, Etain (ou Etaine) la plus gentille et la plus belle fille d'Irlande
est la fille d'Ailill roi d' Ulaid dans le Tochmarc Étaine ou d'Etar
dans le Togail Bruidne Dá Derga.

Premier mariage

Etain, épouse Midir, dieu du monde de l'au-delà, et le suit jusqu'au palais de Bri Leith.
La première épouse de Midir, Fuamnach, s'en trouve jalouse et use de magie qu'elle a apprise
du druide Bresal pour transformer Étain en flaque d'eau en la touchant
avec un branche de sorbier puis en ver de terre puis en un merveilleux papillon.
Midir qui n'a jamais vu de papillon en fait son compagnon et délaisse les femmes,
de sorte que Fuamnach décide de recourir une nouvelle fois à ses pouvoirs magiques.
Cette fois, elle forme une tempête qui projette Étain sur un rivage rocheux
où elle demeure étendue durant sept ans.

Oengus, fils adoptif de Midir, retrouve Étain et parvient chaque nuit
à lui faire reprendre
forme humaine.
Ils vivent heureux jusqu'à ce que Fuamnach le découvre et lève une nouvelle tempête.

Etain est précipitée dans un gobelet d'hydromel au cours d'un festin
et avalée par la femme  qui tient le gobelet en main.
 Etain se fraye un chemin  jusqu'à la matrice de son hôte
 et renaît sous les traits  d'une petite fille
exactement mille douze ans  après sa première incarnation.
Cette fois, elle est Etain,  fille d'Étar.


renaissance

Jeune fille, Étain épouse Éochaidh, roi d'Irlande,
mais Midir vient à découvrir  la renaissance d'Étain ,et se rend auprès d'Éochaidh
pour tenter de la reprendre.
Etain refuse de quitter  son nouvel époux  sans son consentement.
Midir défie alors Éochaidh  dans une partie d'échecs.
Il remporte la partie mais,  lorsqu'il se rend  au palais d'Éochaidh,  il trouve toutes les portes closes.
Midir traverse les épaisses murailles  et reprend sa forme humaine dans la grande salle.
Il s'empare d'Étain, puis les deux époux réunis  se transforment en cygnes
et s'échappent par une cheminée.
Furieux, Éochaidh marche vers le palais de Bri Leith  et en fait le siège durant neuf ans.
Après ce laps de temps, Midir se rend et promet de restituer Étain.
Il fait apparaître  cinquante jeunes femmes, toutes identiques
trait pour trait à Etain.
Eochaidh examine attentivement  les jeunes femmes,  choisit l'une d'entre elles
et s'en retourne à Tara.

Quelques années plus tard, Midir révèle au roi d'Irlande qu'Étain était enceinte de lui
lors de sa fuite, et que la femme qu'il a choisi est sa propre fille, Etain-Og.
De cette union incestueuse va naître une fille
Mes Buachalla,  à l’origine d’une dynastie  de rois,
en donnant naissance  à Conaire Mor.


AINE
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Il y a de nombreuses légendes contradictoires au sujet Aine d'autant plus qu'il existe de nombreux personnages dans la mythologie celtique qui ont porté ce nom. 
Elle était considérée comme une fée ou une reine des fées, fille du musicien et magicien Feri et soeur jumelle de Grian. Dans d'autres légendes elle est la déesse irlandaise de la Fertilité et de l'Amour. On l'identifie à la fille du dieu de l'océan Mac Manannan Llyr ou bien la fille d'Eogabal le fils adoptif de Manannan Mac Llyr tandis que d'autres légendes elle passe pour son épouse Parfois on l'assimile à Morrigan, ou à la "Grande Reine".

Elle était associée à la lune et adorée la veille du Mid-summer (solstice d'été). Elle passait pour être à l'origine du statut élevé des femmes de l'ancienne Irlande, et de ce fait, elle était tout à fait comparable aux grandes déesses des panthéons nordique et classique: Frigg ou Venus / Aphrodite.

Comme tous les gens de Sidhe (le bon peuple), elle était aimable et serviable envers tous ceux qui la vénéraient. Elle encourageait l'amour et elle choisissait ses amants parmi les dieux mais aussi parmi les mortel.

Mais elle exerçait une vengeance implacable sur ceux qui lui nuisaient comme par exemple le Roi de Munster, Ailill Olom qui avait essayé de l'enlever. Selon la version de l'histoire elle lui arracha l'oreille ou le tua.
Dans les cycle des Fenians, Aine est amoureuse de Fionn Mac Cool. Dans certaines versions, cet amour est partagé et ils eurent deux enfants ensemble; dans d'autres, son amour pour Fionn est malheureusement sans contrepartie.

La "Déesse fiancée" qui était l'épithète Cu Gorm (le chien courant gris) avait été le premier nom de Aine.

LÉGENDE : Aine était aussi la déesse de poésie voire de la folie. Le cairn de Mullach an Triuir sur la montagne, Cnoc Aine, pouvait soit accorder le don de poésie soit provoquer la folie. 
Ceux qui s'asseyaient sur la pierre, Cathair Aine, risquaient de perdre l'esprit temporairement et ceux qui s'y asseyaient trois fois le perdaient à tout jamais. Une légende raconte aussi que tous les chiens errants d'Irlande se rassemblaient ici.

CULTE : Jusqu' au VI ième siècle de notre ère son culte demeura très actif en particulier dans le Munster et le Connaught et s'étendit même jusqu' aux îles occidentales de l'Ecosse. 
Jusqu'au XIX ième siècle des gens faisaient le tour du Cnoc Aine dans le sens contraire des aiguilles d'une montre avec des torches faites d'herbe séchée et puis ils répandaient les cendres dans leurs champs et sur leurs bêtes afin de les protéger.

Aine avait aussi le pouvoir de guérir qui était associé aux lacs et aux puits comme à Tobar-Na-Aine (Puits d'Aine). Dans toute l'Irlande on lui reconnaissait le pouvoir de soigner et de redonner une bonne santé car elle était la gardienne de l'étincelle de vie qui traverse le corps toutes les 24 heures. C'est pourquoi il était interdit de pratiquer des saignées les jours qui lui étaient consacrés afin que la vie ne s'échappât point du corps du malade.

Morrigane
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Dans la mythologie Irlandaise, On retrouve Morrigane en triple Déesse sous les noms de Morrigane-Macha et Mebd. Triple Déesse de l'amour, de la mort, et du dechainement vital.La reine Mebd est une femme extrêmement puissante et sombre aux pouvoirs magiques inquiétants, car ils détiennent le pouvoir de vie et de mort sur les humains. Morrigane se metamorphose en corneille, elle prophetise, donne son amour aux guerriers afin de les aider dans la victoire. Elle est souvraine des esprits des morts, "cousine" des Walkyries, elle assiste les guerriers bléssés et escorte leur esprit sur "l'autre rive du Monde".
Je l’ai rencontrée un soir de lune bleue, au val sans retour… Car pour moi tout porte à croire que la Morgane de l’épopée Arthurienne a pris naissance dans la mythologie Irlandaise sous une forme divine dans le Tùatha Dé Dànann.Déesse des profondeurs et du côté sombre de l’être, Morrigane est souvent dépeinte comme une femme d’une beauté sauvage aux cheveux et aux yeux noirs dont le réel éclat réside dans son caractère magique et mystérieux.

Grandement aimée chez les Celtes qui perçoivent en elle la représentation divine de l’ensemble des connaissances druidiques et la puissance occulte du féminin. Pour un peuple dont l’imagerie est encore habitée par des personnages féerique, on ce rend compte de l’importance qu’à pu revêtir cet archétype.

Morrigane règne sur la Terre des fées, elle est la Grande Reine et son royaume se matérialise dans l’infini magie de l’expérience extatique humaine, tant dans l’amour que dans l’agressivité. Dispensatrice d'energie vitale sexuelle et spirituelle, elle est aussi maitresse de la science des plantes guérisseuses. Elle est la chamane, l’initiatrice du profane dans sa quête de la spiritualité et la grande guerrière qui saura mener son armée à la victoire ou lui prédire le résultat d’un combat. Son pouvoir ne se limite donc pas qu’à la jouissance physique.

Déesse de l’Amour et de la Mort, de la sexualité, de la fureur…

Lorsque Morrigane saisit Dagda, l’Univers en est secoué.

C’est l’amour sous sa forme physique, le désir et le plaisir des sens.
Elle dévoile également la trajectoire spirituelle que doivent emprunter ses disciples prêtresses pour se réaliser pleinement. L’aspect méconnu de l’être, son côté sombre doit être exploré et reconnu pour aspirer à l’équilibre. Pour moi, il n’y a que dans la complémentarité conceptuelle que peuvent être fécondé le véritable esprit de la prêtrise.

Morrigane incarne l’aspect caché et invisible de l’être et du monde des Fées. Cet aspect, sans être positif ni négatif est essentiel à mon cheminement. Elle me fait connaitre ce que j’ai besoin de découvrir à mon sujet pour me permettre une meilleure compréhension de moi-même et du véritable sens de mon existence. Ici, elle tient le rôle de la Mère qui protège, nourrit et féconde l’esprit religieux de son disciple.Cette nouvelle reconnaissance de l’être a entrainé une profonde transformation chez moi, la fin de doutes quand à ma vocation religieuse, l’abolition par la même de fausses croyances pour ceder la place à de nouvelles découvertes. Comme une sorte de mort et de renaissance. Le cycle naturel de l’ordre des choses –Mort /renaissance- qui s’est étendu à mon cheminement spirituel.

Morrigane semble incarner la toute puissance…Je citerai Marion B. Dufour : «Dans la littérature celtique la tripartie de la Morrigane ne laisse planer aucun doute. Jusqu’a la controverse étymologique de son nom qui se retrouve en triple : Reine des cauchemars, Grande Reine et née de la mer. Comme tous les principaux archétypes féminins, Morrigane se présente en triparties. Elle incarne les attributs de l’ensemble de ses archétypes à condition de tenir compte plus précisément des fonctions divines qui la caractérise.»

Ainsi Morrigane se démarque par la souveraineté, la sexualité, la sensualité, l’agressivité et la fécondité.

Mais Morrigane est aussi le pouvoir de la libération, car pour s’affranchir des liens par lesquels la Nature nous entrave, il nous faut mener un combat actif.
Son élément: la Terre

Point cardinal: Nord

Saison, Samhain

Animaux: Corbeau, corneille, vache, jument, murène

Couleurs: rouge et noir

Minéraux et pierres: Marbre, obsidienne, quartz, cornaline, pierre de lune

Végétaux, herbes, fruits et fleurs: tous buisson épineux, Sorbier, Aubépine, épine noire, Pomme, Bruyère, Saule, If, thym, Sang de dragon, Romarin, trèfle vert, coquelicots et autres fleurs de la famille des pavots.

Autres symboles: Cornes, sang de lune.
Ma musique
  SONS of UISNACH   de Celtic Twilight
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la fée Morgane
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 LA FEE MORGANE

Fille du roi Cornouailles et d’ygerne, elle fût élevée à la mort de son père par Uther Pendragon (père d’Arthur) .
Morgane demeure l’une des plus belles images mythologiques féminines que l’imaginaire humain ait créé. Elle règne sur le Val Sans Retour en forêt de Brocéliande au royaume des fées.
Morgane est la demi-sœur du roi Arthur, elle est également la disciple de Merlin.
Merlin lui enseigna la médecine, l’astronomie, la magie et l’ingromancie.
Morgane sensuelle, grande, cheveux longs brillants souvent nattés, regard gai et innocent, énigmatique et provocatrice, elle trouble les cœurs, pervertit les âmes ou les sauve. Elle est la maîtresse absolue de la vie, de la mort, femme éternelle, mère, amante et fille toute à la fois.
Elle est la grande reine, souveraine de l’île d’Avalon, séjour des bienheureux.
Morgane maîtrise l’art de la métamorphose et se transforme comme il lui plaît.
Morgane, éperdument amoureuse du beau chevalier Guyomard, décide alors de se venger quand elle découvre son infidélité. Elle suit les deux amants et leur jette un sortilège attachant magiquement Guyomard et la demoiselle à quelques pas l’un de l’autre, les condamnant à se voir sans cesse sans pouvoir se rejoindre.
Elle utilisait ses pouvoirs à des fins maléfiques et obtenait ce qu’elle voulait des hommes grâce à sa beauté.
La fée Morgane, reine d’Avalon (l’île aux pommes de l’autre monde) porte une branche de pommier, symbole celtique de la paix et de l’abondance. Elle y tenait ses amants captifs (dans le val sans retour), mais ce n’était qu’imaginaire. Lancelot mit fin à l’enchantement bravant les terreurs imaginaires et libera ceux qui subissaient le joug de Morgane.
Symboliquement elle est une déesse hivernale des ténèbres et de la mort par opposition à Arthur qui est le seigneur de l’été.
Morgane est guérisseuse et magicienne, fidèle au monde merveilleux d’Avalon qu’elle abandonnera un temps pour tenter de reprendre ses principes dans le monde réel.
Petit a petit, Morgane a perdu sa nature de femme pour prendre l’aspect désincarnée de certaines fées que le regard du mortel éclaire ou assombrit selon son état d’âme.
A la fois femme et savante, fée sylvestre, nymphe des vagues, sorcière et enchanteresse, c’est l’une des figures les plus riche et attachante de la famille des fées.
C’est une figure emblématique des légendes celtes, magicienne au double visage l’un bon, l’autre mauvais. Elle révèle l’aspect rédempteur de son personnage lorsqu’elle se fait reine guérisseuse d’Avalon, gardant le corps d’Arthur dans la mort.
La nature de Morgane apparaît dans sa double pratique de la guérison et de la magie noire.
C’est une épine dans la vie d’Arthur mais aussi sa gardienne dans la mort, elle fût incestueuse avec Arthur et de cet inceste est né MORDRED qui causera la chute de son père le roi Arthur.
Elle aussi, comme la fée Viviane, fait partie intégrante de la légende du roi Arthur.
Elle a le caractère impérieux et les pouvoirs infaillibles. Morgane punit le mensonge, le parjure et le crime de lèse-majesté : l’enchantement qui frappe les chevaliers infidèles dans le Val Sans Retour en est un exemple.
Morgane apparaît souvent comme le double féminin de Merlin. Comme lui, elle a des origines royales, elle manipule le temps, elle vole à la façon d’un oiseau et se métamorphose.
Morgane finit par devenir celle par qui le malheur arrive :
Elle révèle à Arthur les amours de Lancelot et Guenièvre.
Elle tente plusieurs fois de tuer son demi-frère.
Elle cherche à s’emparer de la couronne pour son amant Accolon.
Elle conçoit Mordred qui précipitera la ruine du royaume et la dissolution de la table ronde.
Elle porte même la responsabilité de la fin du roi Arthur en lui dérobant le fourreau d’Excalibur qui le protégeait de toutes blessures.

BAUDOIN LAURENCE
Morgane la fée d'Avalon
Morgane
Prêtresse de l'Ancienne religion vénérant la Déesse-Mère

La Fée Morgane, reine d'Avalon, l'île aux Pommes de l'autre monde, porte une branche de pommier, symbole celtique de la paix et de l'abondance. Habile sorcière, elle joue souvent un rôle obscur, s'opposant à Arthur et manipulant les héros. Plus symboliquement, elle est une déesse hivernale des ténèbres et de la mort, par opposition à Arthur, seigneur de l'Été. Elle révèle l'aspect rédempteur de son personnage lorsqu'elle se fait la reine guérisseuse d'Avalon, gardant le corps d'Arthur dans la mort.

Sœur du roi Arthur, elle devient sa maîtresse lors du rite de "l'ancienne religion" païenne : Beltane. Ce rite de l'ancienne religion, dont le culte était voué à La Déesse-mère (représentée par la Lune), consistait à réunir la Déesse Mère et le Dieu Cornu par le biais de 2 jeunes gens représentant chacun la Divinité. Le fruit de cette union sera Mordred.

Morgane deviendra prêtresse de cette religion païenne, plus ancienne que la Chrétienté, dont la "base" est situé sur l'Île d'Avalon.

Les prêtresses de la Déesse portent souvent des croissants de lune tatoués sur la peau sur le front ou sur les mains.

La Déesse Mère a trois visages comme les 3 phases de la Lune :
-la jeune fille : La naissance
-La femme : la maturité (pleine lune)
-La vieille : le déclin

Morgane est guérisseuse et Magicienne, fidèle au monde merveilleux d'Avalon qu'elle abandonnera un temps pour tenter de répandre ses principes dans le monde réel qui découvre le Christ et ses lois, cette nouvelle religion où la Déesse Mère est remplacée par une vierge et où tous les rites célébrants la nature et la fécondité sont écrasés et remplacés par des rites chrétiens rendant gloires à des principes masculins.

Morgane tentera de lutter contre l'oubli que l'on veut imposer à sa culture et à la tolérance qui la caractérise.

C'est une figure emblématique des légendes celtes, magicienne au double visage, l'un bon, l'autre mauvais (les 2 faces de la Lune?...)



La fée Viviane
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On l'appelle aussi la dame du Lac, c'est elle qui donna Excalibur a Arthur et qui conseilla Lancelot.
La fée Viviane, dite Viviane, la Dame du Lac, recueillit le jeune Lancelot, alors qu'il était encore enfant, après la mort de son père le roi Ban de Bénoïc et de sa mère, la reine élaine.

Elle l'emmena au plus profond d'un profond lac duquel il crut ne jamais pouvoir ressortir, ignorant qu'il s'agissait là du passage obligé pour rejoindre le royaume merveilleux et caché d'Avalon, le pays des mages et sorciers.
Viviane lui enseigna les arts et les lettres, lui insufflant sagesse et courage, faisant de lui un chevalier accompli.
Elle le mena alors à la cour d'Arthur, à Camelot, pour y être adoubé, et le présenta aux chevaliers de la Table Ronde, dont il devint le plus célèbre représentant.


Selon une des nombreuses variantes de la légende, Viviane succomba aux charmes de Merlin et lui demanda de lui enseigner ses secrets.
Merlin apprit à Viviane pratiquement tout ce qu'il savait. Plus tard, Viviane fit tourner 9 fois un voile magique autour de son amant endormi. Il devint ainsi son "amant éternel".
Après la mort de sa mère Ygraine, Viviane eut soin de Morgane, faisant d'elle une magicienne, tandis que Merlin l'enchanteur prit soin de l'éducation de son demi-frère, le futur roi Arthur.

VIVIANE
MELUSINE
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Femme ravissante jusqu'au nombril avec une queue de serpent dont elle déploie magnifiquement les écailles et sur son dos s'attachent de vastes ailes de démon. On la trouve partout en France mais surtout à Lusignan, en Vendée, tout le long de la Loire et de la Gironde. On la retrouve également en Belgique, protectrice de la maison de Gavre. Elle se montre souvent dans les édifices qu'elle a elle-même construits, à Mervent, Vouvant, Saint-Maixent, Talmont, Parthenay.
Mélusine signifie «merveille» ou «brouillard de la mer». Les mythologues y voient la Mater Lucina romaine qui présidant aux naissances ou, plus antérieure, une divinité celte aux formes serpentes. Mélusine est surtout une Fée bâtisseuse, elle œuvre au clair de lune avant le chant du coq. Si un curieux la surprend à l'ouvrage, elle arrête l'achèvement; il manque de cette façon une fenêtre à Merrigoute, la dernière pierre de la flèche de Niort et de l'église de Parthenay.
 
  Il y eu jadis un roi en Albanie (Écosse), ce roi s'appelait Elinas et fut très puissant. Or un jour chassant par la forêt, il s'approcha d'une fontaine, et aperçut la plus belle dame qu'il eût vu à ce jour et la salua bien humblement.
«Ma chère dame, je désire plus que tout avoir votre bon amour et votre bonne grâce.»
-Donc si vous me voulez prendre pour épouse jurez que vous ne chercherez jamais à me voir au temps de mes couches.» Ainsi parla la Fée Persine. Ils se marièrent, furent heureux et eurent 3 filles. La première née eut pour nom Mélusine, la seconde Mélior, la troisième Palestine. Mais Mataquas, fils du premier lit d'Elinas, qui était fort jaloux, força son père à se parjurer en le poussant dans la chambre où Persine baignait ses trois petites: «Faux roi , tu as manqué à ta parole, cria la mère avec horreur, il t'en mésadviendra, tu m'as à jamais perdue!»

  Quand Persine su fur séparée d'Elinas, elle se réfugia avec ses trois filles en Avalon. Elle les y éleva jusqu'à la quinzième année, les menant tous les matins sur une haute montagne nommée Elénos - la Montagne fleurie, d'où elle pouvait apercevoir la lointaine Albanie.
«Filles, voyez là-bas où vous êtes nées et où vous auriez eu votre sort sans la fausseté de votre père qui vous a réduites à une grande misère sans fin.» Et chaque fois elle répétait le récit de son malheur, si bien qu'un jour Mélusine déclara à ses sœurs: « Je suis d'avis, s'il vous semble bon, d'enfermer le parjure en la merveilleuse montagne de Northumberland, appelée Brumblerio, d'où il ne sortira plus jamais.» Ce qu'elles firent. Leur mère s'en montre très courroucée: «Toi Mélusine, qui es l'aînée, tu sera la première punie. Désormais tu seras tous les samedis Serpente au-dessous du nombril. Si toute fois tu trouves un hommes qui te veuille épouser-à la condition de ne jamais te voir le samedi_, tu vivras le cours naturel d'une vie de femme et tu mourras naturellement. De toutes façons de toi sortira une noble et très grande lignée qui accomplira de belles et hautes prouesses. Mais si jamais tu te sépares de ton mari, sache que tu retourneras au tourment d'auparavant sans fin». Sur ce, elle punit aussi Mélior et Palestine et toutes 4 se séparèrent à jamais.

   Mélusine s'en alla errer parmi les grandes forêts et les bocages en quête de destin. Elle y rencontra le beau Raymondin. Bientôt tous deux se trouvent, se regardent et se plaisent, et enfin s'épousent en grande noblesse.
De ses amour Mélusine enfanta 8 fils, tous beau et bien bâtis. Excepté quelques détails, celui-là avait de trop grandes oreilles, celui-ci un oeil plus haut que l'autre, un troisième n'avait qu'un seul oeil, un autre en avait trois... Mais tous devienrent puissant. Mélusine avait bel et bien fondé la noble lignée predite par Persine. Le reste était à s'accomplir.
Pendant que Raymondin est à parcourir la Bretagne, Mélusine se fait bâtisseuse. Elle entreprend maintes constructions. Elle édifie la château et la ville de Parthenay sans ménager la pierre, elle fonde à La Rochelle les tours de garde de la mer et nombre d'églises, chapelles et abbayes, si bien qu'à son retour Raymondin s'émerveille de ne plus reconnaître Lusignan. Ensemble ils se font fête mais leur bonheur ne va plus durer bien longtemps.

   Comme il le lui avait promis, Raymondin jamais ne s'était mis en peine de la voir le samedi. Mais son frère, le comte de Forez, le jalousait tant qu'il lui médit alors: «Frère, votre femme tous les samedis est de fornication avec un autre». A ces mots Raymondin entre en fureur, l'épée à la main il se rend devant la porte interdite. Contre l'huis il applique la pointe fine et l'y tourne tant qu'il fait un trou par où il peut apercevoir toute la chambre. Il voit dans une cuve de 15 pieds de tour Mélusine qui était au-dessus du nombril en figure de femme en train de se peigner le cheveux et au-dessous du nombril en forme de queue de serpent.
«Je viens mon amours, gémit Raymondin, de vous trahir à cause de la fourbe exhortation de mon frère».
Hélas, la malédiction de Persine va les séparer pour toujours. Et d'un bond Mélusine saute sur l'une des fenêtre de la chambre, aussi légèrement que si elle avait eu des ailes, en poussant une très douloureuse plainte et se jette dans les airs. On ne sut jamais ce qu'elle était devenue..

   Jehan d'Arras, le romancier-biographe de Mélusine, ajoute que de nombreuses fois elle revint la nuit bercer et caresser ses enfants sous la forme d'une mère, à la vue des nourrices qui n'osaient rien dire. Qu'elle les avertit de la mort de leur père, devenu ermite à Montserrat, en se montrant à eux trois jours avant son trépas, tournoyant et poussant des clameurs douloureuses et sauvages au-dessus des tours.
En réponse à la prophétie de Persine, la Fée Serpente se montre et se lamente chaque fois que les biens de Lusignan changent de propriétaire ou qu'un héritier de sa lignée va mourir.

MELUSINE
ARWEN
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« Elle était jeune et en même temps pas. Les tresses de ses cheveux sombres n'étaient touchées d'aucun givre, ses bras blancs et son clair visage étaient lisses et sans défaut, et la lumière des étoiles brillait dans ses yeux, gris comme une nuit sans nuage ; elle avait de plus un port de reine, la pensée et le savoir se révélaient dans son regard comme dans celui de quelqu'un qui a connu maintes choses qu'apportent les années. »

— Description d'Arwen dans Le Seigneur des anneaux[1]

Elle rencontra Aragorn à Imladris, quand celui-ci avait vingt ans, alors qu'elle revenait de Lothlórien. Elle en tomba amoureuse mais Elrond, son père, désapprouvait cette union jugeant Arwen de trop haute lignée pour Aragorn. De fait, Elrond déclara à Aragorn que s'il voulait demander la main d'Arwen, il devrait être roi du Gondor et de l'Arnor réunis. A la suite de ça, Aragorn partit affronter les dangers du monde en Terre du Milieu et les deux amoureux ne se rencontrèrent à nouveau qu'une trentaine d'années plus tard en Lórien. Là, sur la pente de Cerin Amroth, ils se promirent l'un à l'autre. Faisant le même choix que Lúthien Tinuviel, entre le doux et l'amer, Arwen décida de renoncer à l'immortalité et d'épouser Aragorn, pour qui elle se mit à confectionner un étendard royal. Après la Guerre de l'Anneau, elle épousa Aragorn, roi de Gondor et d'Arnor, en la cité des Rois et devint reine des Elfes et des Hommes, Étoile du Soir de son peuple. Elle eut un fils, Eldarion, et plusieurs filles.

Après la mort de son mari en 121 du Q.A., ne pouvant plus rejoindre les Terres Immortelles, elle assuma son choix de mortelle et se retira dans la Lothlórien, où elle mourut, allongée sur la pente de Cerin Amroth.
Ma musique
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ARWEN
 
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Ma musique
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EOWIN
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Une enfance sage, parmi de simples gens
Un père souverain sans aucun apparat,
Juste, droit, et interdisant tous embarras,
Valorisant bien plus l'amour que l'argent.

Une fillette ordinaire, un peu sauvage,
Deux grands yeux clairs, déjà empreints de gravité
Un corps souple et bronzé, éclatant de santé.
Habile à l'épée ,comme tous ceux de son âge.

A peine sortie de l'enfance, elle croisait
Un prince errant, et sentit son coeur s'enflammer.
Sure de son amour, prête à le proclamer.
Il l'a repoussa doucement lorsqu'elle osait.

En ces temps, les terres se mirent à trembler,
Les cieux s'assombrirent et laissèrent passer,
Des hordes ténébreuses d'horribles guerriers
Monstrueux , vêtus de cuir et bardés d'acier.

Des héros étaient à l'oeuvre dans les royaumes,
Chacun à leur quête pour sauver l'humanité.
Advint  ce que le destin t'avait destiné,
L'irrésistible épée se lova dans ta paume.

Devant toute une armée,un guerrier anonyme,
Se dressa devant le noir seigneur cavalier,
Réalisa la prophétie de l'éreinter,
Vengeant par l'acier des nués de victimes.

La main s'ouvrit, l'épée rebondit sur le sol,
De la silhouette, auréolée de lumière,
On défit le heaume, on détacha les jambières,
La princesse partit sans une parole.

Femme guerrière par la force du destin,
Comme tant d'autres, guérisseuse et amante,
La fin du jour te ramène triomphante,
Eowin, j'ai déposé mon coeur dans ta main .



MAEVE
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Le visage de la Déesse, durant Beltane

  Nous avons connu la Déesse comme Mère et Fille; à Beltane, elle devient l'amante de tous les êtres vivants.
Nous pourrions l'appeler par quelques-uns des anciens noms des déesses de l'amour:Oshun, Aphrodite,
Astarté, Flora,Maia, mais de nombreux cercles en particulier l'appelle la Reine Maeve,
Reine des fées, chevauchant directement de l'autre-monde;
Royaume des rêves, de l'imaginaire, des esprits et des visions pour nous apprendre comment se déplacer
entre les deux mondes.

Dans la mythologie Irlandaise,
Maeve est une Déesse féroce et belle, qui a honoré son mari, Aillil, car il était généreux,
brave et qu'il n'était pas jaloux.
Elle était aussi associée au lièvre sacré, apportant autant la magie que l'inspiration

Kahlan Amnell l'inquisitrice
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Kahlan est une inquisitrice, elle vit dans les Contrées du Milieu
 elle a une soeur Dennee, sa mère est morte alors qu'elles n'étaient que des bébés,
délivrant leur père de son emprise, ce dernier se retourna contre ses filles,
qu'il obligea à accomplir ses 4 volontés. ..confesser des hommes pour gagner des parties...
déceler les mensonges, et si elles refusaient  il leur attachait les mains  avec des cordes,
elles seront délivrées  de son emprise par les sœurs de Lumière
 qui les emmèneront grandir à Thandor].
Avec sa soeur Dennee ,elle décide de partir  à la recherche du sourcier...
 Alors qu'elles s'apprêtent  à traverser la frontière,
 Dennee est blessée  par les D'Haran qui les pourchassent..
.Kahlan laisse alors sa sœur car sa mission est  à leurs yeux bien plus importante...

En arrivant à Hartland elle tombe sur Richard, au début elle ne sait pas 
qu'il est le sourcier, et n'y prête guerre attention...
mais plus tard Zedd va lui révéler sa vraie nature... Kahlan va être au début perplexe,
car Richard n'est absolument pas formé à sa mission...
 Mais il acceptera sa mission, avec son inquisitrice à ses côtés...

Très vite des sentiments vont se développer chez l'un comme chez l'autre..
Mais Kahlan y met un frein car ses pouvoirs pourraient anéantir Richard 
si ils venaient à consumer leur amour...mais Kahlan ne préfère pas
 le dire à Richard et s'éloigne de ce dernier...
Plus tard, après que Richard est réchappé aux Mord Siths, Kahlan reviendra sur sa décision...
les deux amants "platoniques" seront de nouveaux réunis...

Malgré son amour ,Kahlan fait toujours passé sa mission et le bien des autres en premier... 
Comme toute inquisitrice ,elle décèle le mensonge chez les autres et est d'une grande sagesse.
Elle rend la justice, et dénoue les conflits...

Alors qu'ils sont dans la forêt, Kahlan en compagnie des autres inquisitrices va tomber sur Finn... 
le compagnon de sa soeur,et va ainsi apprendre que Dennee est toujours en vie, 
elle va dès lors tout faire pour délivrer sa sœur...qui est enceinte... d'un garçon,
ce qui veut dire que l'enfant né doit mourir, mais Richard va s'y opposer fermement
 et Kahlan va accepter de laisser en vie son neveu, contrairement à la mère inquisitrice 
en place :Serena, qui va mourir, laissant sa place à Kahlan... 
Ainsi elle va devenir la Mère Inquisitrice...

Lors de son voyage  dans une réalité alternative, Richard va découvrir Kahlan
 mariée à Darken Rahlmais décédé de la main de ...son fils... malgré tout elle est restée
 fidèle à Richard dans son cœur...
CARA, la Mord'Sith
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Les Mord'Sith sont les gardes du corps attitrées du Seigneur Rahl.
Des jeunes filles sont kidnappées petites et ensuite dressées de façon à obéir à leur maitre
Seigneur Rahl, a qui elles doivent leur magie.
Si la lignée des Rahl s’éteint alors elles perdent leur magie.

Elles peuvent s'emparer d'un magicien si celui-ci emploie son pouvoir contre elles, 
elles retournent alors sa magie contre son expéditeur  pour l'enchaîner en esclavage.
De plus, elles peuvent dressées  n'importe quel être humain qui deviendra également
 leur esclave.
Si l'un d'eux meurt  au cour de entrainement,  elle dispose d'un souffle spécial
qui ramène la victime à la vie.

Leur arme de prédilection est l'Agiel, outil magique destiné à procurer de la douleur
(équivalente au feu de sorcier) et éventuellement à tuer.
Seules les Mord-Siths  sont entraînées à pouvoir le tenir, car l'Agiel provoque
 autant de douleur  à celui qui l'utilise  qu'à celui contre qui il est utilisé.
CARA
MARY-MORGANE
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Une mary-morgane (sirène) habite l'étang du duc, prés de Vannes ; elle en sort quelquefois pour tresser au soleil ses cheuveux verts. Un soldat la surprit un jour sur son rocher, et, attiré par sa beauté, il s'approcha d'elle ; mais la mary-morgan l'enlaça de ses bras et l'entraîna au fond de l'étang ; si vous demandez au peuple ce que c'est que cette fée des eaux, voici ce qu'il vous racontera : 
Une princesse, à qui l'étang au duc appartenait, avait refusé d'épouser un grand seigneur qui possédait l'étang de Plaisance. 
Cependant, fatiguée par la prière de celui-ci, elle lui dit un jour :
-Je serai vôtre, quand l'étang de Plaisance coulera celui au duc.
Croyant bien demander l'impossible ; mais le seigneur fit creuser un canal qui réunit les deux étangs ; et un jour, ayant invité la dame à une fête qu'il donnait à son château de Plaisance, il la conduisit en bateau par ce canal, jusqu'à l'étang au duc, et là lui dit : 
-J'ai rempli votre vouloir, remplissez maintenant votre prommesse, et devenez mienne.
Mais la princesse, saisie de douleur en voyant ce qu'elle avait promis, ne voulut point donner son âme et son corps au seigneur qu'elle n'aimait pas, tandis qu'au contraire elle en chérissait un autre ; elle se pencha, désepérée, sur le bord du bateau, et se jeta la tête en avant au fond du lac, d'où elle ne revint plus. Seulement à partir de ce jour, il y eu dans l'étang une mary-morgan belle comme le jour, et l'on pense que c'est la princesse qui a pris cette forme, et qui se montre, vers les matins d'été, sur les rochers qui bordent l'eau, peignant ses longs cheveux, et faisant des couronnes de glaïeuls.





Extrait de "Les Derniers Bretons" d'E. Souvestre, ed. Charpentier.
YSEULT
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TRISTAN ET YSEULT
Il s’agit des personnages principaux d’une légende qui remonte au 12eme siècle (entre 1100 et 1200 ans).

Tristan est sauvé de la mort par deux fois grâce aux soins d’Yseult, une belle jeune fille blonde qui n’est autre que la fille d’un roi. Par la suite ils partageront accidentellement un philtre d’amour, qui les fera tomber eperduement amoureux l’un de l’autre. Comme Yseult est sur le point d’épouser un autre homme, le roi de Cornouaille, ils decident de s’enfuir et de vivre leur amour cachés au fin fond d’une forêt. Ils y passèrent 3 ans avant que le futur epoux d’Yseult ne les retrouve. Le mariage d’Yseult et du roi de Cornouaille sera proclamé. Pendant ce temps Tristan rencontre une autre femme avec laquelle lui aussi se marie. Seulement il est à nouveau blessé à la guerre, et là encore la seule personne qui puisse le soigner de ses blessures est Yseult. Il lui demande donc de venir à son secours, par bateau, en faisant dresser une voile blanche pour lui indiquer qu’elle est d’accord. C’est ce qu’elle fit. Mais l’épouse de Tristan sera tellement jalouse des sentiments qui unissent encore Tristan et Yseult, qu’elle mentira à son mari en lui disant que la voile du bateau est noire. Se croyant abandonné d’Yseult, Tristant se laisse mourir. Lorsque la belle arrive à son chevet il est déjà trop tard. Elle se laissera donc mourir de chagrin à ses côtés. Le roi de Cornouaille, ému par un tel amour, les fera enterrer côte à côte, enfin unis pour l ‘eternité.

 
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ma musique
La fée

Couverte d'un grand châle turquoise Aux franges longues,
 Elle arpentait bruyères Et cherchait dans les fleurs Le réconfort majeur
 Qu'elle ne trouvait ailleurs!

Sa mère lui avait appris Fée bien vieille et partie
 Pour un autre royaume Qu'il fallait "croire" en la vie,
Et laisser les "histoires", Venir vers vous un jour,
 Et prendre leur appuis,
Dans les endroits bénis Où régnaient les esprits!

Ses longs cheveux de braise
Tournaient autour de ses jupons,
 Rouge abricot, lambeaux des ronces Déchirés,
,pour avoir si souvent sur la lande
 Cherché Le Chevalier-fé qu'elle n'osait plus espérer!

S'approchant d'un lierre blanc
Elle en cueillit une feuille,
Pour la nuit incanter Le peuple du milieu,
La fleur de capucine Soudain l'attira
Et elle en cueillit deux, pour assouvir sa faim!

Un seul la comprendrait désormais
 Et pourrait partager, La vie qui l'habitait
 Elle savait qu'elle était Fée depuis des années,
 Elle devait le rester!

Elle appela Merlin, Le mage lui répondit:
 "Sois encore très forte Tes soucis Point ne se terminent Aujourd'hui!
Tu pourras encore jeune, Goûter à cette vie,
 Déniée par le monde avide des humains,
 A condition d'aimer celui Qui te montre le chemin,
Ils sont deux de nature,
L'un très vieux près de toi, L'autre loin mais si près
 Que chaque nuit il te tient dans ses bras!

Sois patiente et prie,
 Laisse passer tes soucis
 Car vers toi il viendra,
Et vous partagerez
 L'eau, la terre et le vin! L'or, l'argent et la myrte,
 Et les trésors cachés
 Que ta mère laissa En te faisant ces dons,
Ce jardin, ces trésors,
Que tu sais valent plus Que toutes les pièces d'or!
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Ma musique
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déesse de Beltane
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Le visage de la Déesse
durant Beltane

Nous avons connu
la Déesse comme Mère
et Fille;
à Beltane, elle devient
l'amante de tous
les êtres vivants.
Nous pourrions
l'appeler par quelques-uns
des anciens noms
des déesses de l'amour:
Oshun, Aphrodite,
Astarté, Flora,
Maia,
mais de nombreux cercles
en particulier l'appelle
la Reine Maeve,
Reine des fées,
chevauchant directement
de l'autre-monde;
Royaume des rêves,
de l'imaginaire, des esprits
et des visions,
pour nous apprendre
comment se déplacer
entre les deux mondes.

Dans la mythologie Irlandaise,
Maeve est une Déesse féroce
et belle,
qui a honoré son mari,
Aillil,
car il était généreux,
brave et qu'il n'était pas jaloux.
Elle était aussi
associée au lièvre sacré,
apportant autant
la magie que l'inspiration
 
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DEIRDRE
Deirdre est l'enfant du barde Fedelmid, qui vit à la cour du roi Conchobar Mac Nessa. Des faits étranges entourent sa naissance. Lors d'un festin, tous les guerriers entendent un cri déchirant qui les fait se précipiter en armes : c'est le bébé encore dans le ventre de sa mère qui l'a poussé. Le druide Cathbad prophétise l'arrivée d'une adorable fillette, si belle que beaucoup de sang sera versé à cause d'elle. À sa naissance, il réitère ses prédictions.

Tous veulent tuer l'enfant, mais Conchobar s'y oppose car il compte l'épouser quand elle aura grandi.

Effectivement, elle devient aussi belle que le druide l'avait annoncé, mais elle a fort peu d'attirance pour le vieux roi. Elle lui préfère sans doute Noise, un jeune gardien de vaches. Aidé de ses deux frères, Noise s'enfuit avec sa belle au royaume d'Alba. Ils vivent de la chasse, à l'écart dans une forêt puis se placent sous la protection du roi du pays. L'intendant remarque Deirdre et son roi le charge de lui faire la cour en secret, en son nom. Et la coquette se plaît au jeu jusqu'à ce qu'elle découvre que le roi va faire assassiner son époux.

Nouvelle fuite, nouvelle errance. Conchobar envoie Fergus chercher Deirdre, Noise et ses frères, mais leur roman d'amour a ému le cœur de beaucoup d'Irlandais. Seuls la ruse et le pouvoir magique de Cathbad vont triompher. Tous les partisans de Deirdre sont exterminés, son époux a la tête tranchée, la guerre civile déchire l'Irlande, mais Conchobar peut enfin jouir de sa promise, pendant un an.

Au bout de cette année, il la donne au bourreau de Noise, Eogan Duntracht. C'en est trop pour Deirdre, et elle se jette dans le vide alors que le char l'emmène auprès de son nouveau mari.

Un pin poussa sur chacune des tombes de Noise et de Deirdre et les deux arbres finirent par s'entremêler pour n'en former qu'un.
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Ma musique
L'invitation de Mider au paradis terrestre



* O belle femme, veux-tu venir avec moi

* Au pays merveilleux où règne la musique ?
* Là-bas, la chevelure est comme fleurs de primevères,
* Et le corps tout entier couleur de neige.
*
* Là-bas, il n'y a plus ni "mien" ni "tien",
* Blanches sont les dents, noirs les sourcils.
* Quel plaisir de voir le grand nombre de nos hôtes,
* Là-bas chaque joue est couleur digitale.
*
* Pourpres sont les hauteurs de chaque lande,
* Quel délice pour l'oeil, les oeufs du merle !
* Si belle à voir soit la plaine d'Irlande,
* On dirait un désert quand on connaît la Grande Plaine.
*
* Si bonne à boire soit la bière d'Irlande,
* Celle du Grand Pays enivre plus encore.
* Un pays merveilleux le pays dont je parle,
* Les jeunes n'y meurent pas avant les vieux.
*
* Des fleuves suaves et doux coulent dans le pays,
* L'hydromel et le vin les meilleurs.
* Des hommes sans défaut, incomparables
* Et qui conçoivent sans péché, sans faute.
*
* Nous voyons chacun sous toutes ses faces,
* Et personne ne nous voit.
* C'est la noirceur du péché d'Adam
* Qui empêche de voir combien nous sommes.
*
* O femme, si tu viens dans mon puissant royaume
* Il y aura une couronne d'or sur ta tête.
* Miel, vin, bière, lait frais,
* Tu auras tout cela, avec moi, ô belle femme.
*
* (9ème siècle)
*
*
* Extrait du recueil : "Anciennes voix Celtiques"
* Editions : Solaire Fédérop

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envolée d'une fée
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Un merveilleux cadeau , d'un artiste Dominique Obry
visitez son blog , c'est magnifique ..
 
kiss
Morgan
 
Brighid, la survivance d’une déesse

Par Winter Cymres, 1995

Traduction Loar Zour

Je suis Elle
Qui est l’élément naturel
Mère de toutes choses,
Maîtresse et gouvernante
De tous les éléments,
La première descendance des mondes,
Chef des pouvoirs divins,
Reine de tous qui est dans l’autre monde
Le principal d’entre eux
Ce qui demeure ci-dessus,
Manifestée seul
Et sous une forme
De tous les Dieux et Déesses

Lucius Apulée.


 

 
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Image du Blog paysimaginaire.centerblog.net
Source : paysimaginaire.centerblog.net sur centerblog.
 
La grotte que jadis une fée habitait
N'est aujourd'hui qu'un antre où le loup se repaît.
Les fleurs ne voilent plus dans leurs calices frêles
Des sylphes amoureux le couple aux fines ailes.
Le soir, quand des vitraux ont pâli les couleurs,
L'ombre vient à la plaine et la tristesse aux cœurs !
C'est l'heure où le passé revit au fond de l'âme :
C'est l'heure où des désirs se ravive la flamme,
Où l'oreille voudrait des chants mélodieux,
Où l'œil cherche à plonger dans les splendeurs des cieux !
Ah ! quel bonheur alors, si, comme au temps des sages,
De célestes beautés descendaient des nuages,
Et posant sur le sol leur pied blanc et divin
Nous parlaient d'espérance et nous prenaient la main !
Notre air impur les a dès long-temps étouffées :
Il n'est plus, il n'est plus, le bon vieux temps des fées !-
 
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ma musique
Lord of the Dance - Enigma ... musique irlandaise
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Ma musique
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La fée Berchta
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Cette fée recueille et aide toutes les âmes perdues et malheureuses, d’où qu’elles viennent et quelle que soit leur race.

Berchta emmène avec elle tout son petit monde et, au moment de l’Epiphanie, parcoure inlassablement les chemins pour récompenser les êtres généreux, punir ceux qui le méritent et secourir les miséreux vivants ou morts.
Parfois décrite comme une femme d’une grande beauté, elle peut aussi être particulièrement laide, d’une maigreur effrayante, ridée et blanchâtre avec des dents de métal.

Elle porte habituellement une grande cape qui sert de refuge à ses petits protégés. Dans certains cas, elle s’emmitoufle dans une peau de vache et porte un masque orné de cornes.

Elle possède des pouvoirs sur le temps et est capable de provoquer des tempêtes de neige ou de grêle. Berchta est toujours reconnaissante des dons qui lui sont faits et rend au centuple ce qui lui a été offert. Il est cependant recommandé de ne pas violet son intimité car elle peut se montrer redoutable en rendant aveugle l’indélicat qui a été trop curieux à son goût.
ARWEN
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LEGENDE
LA LÉGENDE DE PERSINE & MÉLUSINE

Elinas, roi d’Ecosse, a semé ses suivants au cours d’une partie de chasse. Il est maintenant seul, sur son cheval, au beau milieu de la forêt, gouttant à une tranquillité qui lui est assez peu familière. Il finit par déboucher dans une grande clairière au milieu de laquelle se trouve une fontaine. La fée Persine, reine des fées d’Ecosse, s’y baigne. Elle n’entend pas le roi s’approcher, sans doute trompée par les éclats de la chasse qui se perdent dans le lointain. Elle est d’abord surprise, puis elle reconnait le roi qui reste interdit, bras ballants, devant une telle apparition...
Le roi, en un clin d’œil, des sommets du pouvoir, des cimes de la richesse, tout roi qu’il est, le roi Elinas d’Ecosse tombe... en amour.
La fée est sortie de la fontaine et se tient devant lui, magnifique et élancée, entièrement nue... Et le cœur d’Elinas bat la chamade, galope même !
Le cœur du roi se rend à cette femme qui semble si fragile
A cette reine de l’autre monde...
- Je m’appelle Persine, lui dit la fée. Je suis reine de mon peuple et nos deux destins sont désormais intimement entremélés. Je sais lire les signes et déchiffrer les coeurs, sans jamais me tromper... Et c’est là mon pouvoir ! Nous allons nous marier, ô roi... Mais avant tu dois me promettre, que jamais tu ne chercheras à me voir du temps de mes couches.
Ainsi parle la fée, et le roi fait le serment attendu.

Les épousailles sont bientôt célébrées et le bonheur régne sur le pays. De leur union naissent trois filles : Mélusine, Mélior et Palestine. Il sont heureux...
Un temps...

Mais le bonheur, ça ne peut que se flétrir. Comme une fleur.

Mataquas, le fils maudit, premier né du roi, d’un premier mariage. Mataquas le jaloux, le fourbe... Mataquas pue-la-haine !
- Pourquoi donc, mon noble père, mon puissant roi, pourquoi cet interdit ? Il y a là-dessous, à n’en point douter, quelque mystère qu’on cherche à vous cacher, quelque trahison sur laquelle on ne voudrait pas que vous portiez les yeux, de peur de votre juste courroux. Ne point la voir du temps de ses couches... Vous êtes en votre royaume ! C’est vous qui commandez !
Le roi est noble et fier, alors au tout début, il refuse d’écouter les paroles de son fils. Manquer à sa promesse, il n’en est pas question une seule seconde...
Mais deux secondes, déjà, c’est bien plus long...
Et les jours
Les mois
Et le venin qui coule intarissable...
Le venin
Qui coule
Intarissable
Le roi est noble et fier, alors il finit par douter. Les démons le tourmentent et lui, seul, il résiste. Mais des démons, on en a toujours à ne plus savoir qu’en faire...
Elinas, roi d’Ecosse, car il est noble et fier, entre dans la chambre où Persine baigne ses trois petites.
Persine pousse un hurlement, et au dessus du bruit des larmes de ses filles, désespérée elle lance à Elinas :
- Tu m’as trahie et nos cœurs se déchirent ! Désormais, et par ta faute, je suis perdue pour toi !
Sans un adieu, ni un dernier regard, elle s’envole en fumée avec ses enfants enveloppés dans une serviette rouge. La baignoire est vide, l’eau s’est évaporée, et l’on raconte qu’Elinas effondré l’a remplie de ses larmes.

Persine s’en est allée dans l’île enchantée d’Avallon. Elle y élève ses filles pendant quinze ans. Et chaque matin, un peu avant le jour, elle conduit Mélusine, Mélior et Palestine au sommet de la montagne Fleurie d’Eléonos. De là, elles contemplent le lever du soleil sur les rivages d’Ecosse que l’on devine au loin.
- Voyez, mes filles, c’est là que nous aurions dû vivre, heureuses, si votre père n’avait pas manqué à sa parole. La joie aurait été notre quotidien alors que désormais nous sommes condamnées à cette misérable condition...
L’amertume, la nostalgie hantent le cœur de Persine qui ressasse sans arrêt le récit de sa tragique épopée.
Un jour, l’aînée, Mélusine, réunit ses deux sœurs en secret pour les entretenir d’un plan :
- Pendant ce temps qui est passé, j’ai bien réfléchi... Tout est la faute d’Elinas, notre père. Nous sommes maintenant versées dans les sciences magiques... Il serait juste qu’il paie encore plus durement le tourment dans lequel il nous a plongé.
Il serait juste
Qu’il paie
Encore plus durement
Le tourment dans lequel il nous a plongé !

Les sœurs acquiescent ; le roi d’Ecosse se retrouve enfermé dans la montagne de Northumberland, que l’on appelle encore Brumblerio. A tout jamais...
Enfermé !
Il serait juste
Qu’il paie
Encore plus durement
Le tourment dans lequel il nous a plongé !

Les enfants sont cruels...

- Misérable filles ! leur dit leur mère quand elle apprend la nouvelle. Qui êtes-vous pour oser juger le destin ? Qui croyez-vous être pour vous substituer à son bras vengeur ? Qui pensiez-vous ainsi châtier ? Vous n’avez plus votre place sur l’île enchantée d’Avallon et nous devons ce jour nous séparer pour ne plus nous revoir.
Elle s’adresse alors plus particulièrement à Mélusine :
- Quant à toi, qui est la plus savante, toi par qui tout est arrivé, écoute maintenant quel est ton châtiment. Tu seras désormais, chaque samedi, Serpente du nombril jusqu’aux pieds. Si jamais tu viens à te marier, ton mari ne devra jamais te voir sous cet aspect ni connaître ton lourd secret. A cette condition tu vivras et mourras comme une femme, sinon tu connaîtras la solitude et les tourments sans fin ! Mais quoiqu’il en soit tu seras la source d’une noble et courageuse descendance qui commettra de hauts faits.
Adieu, ma première fille, et ne reviens jamais...
Les trois sœurs se sont séparées ; Persine, quant à elle, est restée en Avallon, toute seule avec ses souvenirs et son chagrin.
Mélior deviendra reine des étoiles filantes et Palestine princesse des cygnes blancs. Mais ce sont là d’autres histoires...
La jeune Mélusine va par les chemins, elle arrive en terre de France et erre dans les forêts du Poitou. Au fil du temps, son cœur s’apaise et une belle nuit, elle lit dans les étoiles qu’elle est désormais capable d’aimer. Alors, comme le soleil se lève, du plus profond d’elle jaillit un rire pur et cristallin...
Et le temps passe encore et une belle nuit, elle lit dans les étoiles que désormais elle pourra elle aussi être aimée. Elle se rend alors à la fontaine de Sé, au milieu de la forêt de Colombiers. Là, elle quitte sa robe et entre dans l’eau claire pour s’y baigner au clair de la lune.

Cette même nuit, le jeune Raymondin galope dans la forêt . Droit devant lui, il ne fait rien pour éviter les branchages qui viennent lui déchirer le visage. Il a mal, la douleur le déchire car la fatalité a fait de lui un meurtrier. En effet, lors d’un terrible accident de chasse il a ôté la vie à son oncle Aimeri, le comte du Poitou.
Il galope pour oublier.
Si seulement il pouvait oublier !
Il galope sur sa monture hors d’haleine qui l’accompagne au bout de la folie...
La chevauchée maudite débouche dans une clairière où soudainement le cheval se met au pas. Raymondin pose pied à terre... et il s’approche de la fontaine, comme hypnotisé.
- Je t’attendais, lui dit la fée. Il n’y a pas de mots qui puissent te consoler, pas d’actes qui puissent revenir contre le temps passé. C’est le destin, nous devons y faire face car c’est le lot de toute créature qui pense et qui respire au monde.

Et Raymondin, en un clin d’œil, des profondeurs de la folie, des abîmes du désespoir, là où l’obscurité est si opaque que l’on s’y prend les pieds et que l’on tombe encore plus bas, et que l’on se relève pour tomber encore, et bien Raymondin est illuminé... par l’amour.
- Il faisait froid, dit-il. Mais cette étrange chaleur tout d’un coup... C’est vous ?
- Mais non, c’est toi !
- ...
- Je m’appelle Mélusine. Je vais t’accompagner et nous allons nous marier, Raymondin. Mais avant, tu dois promettre, tu dois me jurer que jamais que tu ne chercheras à me voir le samedi. A cette seule condition nous serons heureux.
Et Raymondin fait le serment attendu.

Mélusine lui conseille de retourner à la cour du nouveau comte du Poitou et de lui dire toute la vérité sur l’accident de chasse. Raymondin écoute son conseil, on lui pardonne, et il obtient même pour son mariage le fief de Lusignan.
Peut-être la fée a-t-elle tiré magiquement dans l’ombre les ficelles du destin en faveur de Raymondin... Qu’importe, les premières démonstrations au grand jour de ses pouvoirs sont spectaculaires : la nuit précédent les noces, elle bâtit une chapelle où a lieu la cérémonie et la forteresse de Lusignan dans laquelle le jeune couple s’installe.
Le bonheur est là, le pays est prospère.
Chaque nuit, Mélusine fait construire des châteaux, des abbayes et des chapelles, au petit peuple de la terre. Gnomes, lutins, farfadets, korrigans, à son service, de quelques pierres et d’un peu d’eau érigent les tours, clochers, dressent vers le ciel édifices et villes entières avant que le soleil ne reprenne sa course. Vouvant, Mervent, les forteresses de Tiffauge, Talmont et Partenay, la tour de Saint-Maixent, les tours de garde de La Rochelle et de Niort, l’église de Saint-Paul-en-Gâtine, et bien d’autres... Toutes ont eut le même architecte : Mélusine. Et si un curieux surprend la bâtisseuse au travail, elle s’arrête et laisse le chantier en l’état. C’est pour cette raison qu’il manque une fenêtre à Merrigoute ou la dernière pierre de la flèche de l’église de Parthenay.
Personne ne s’étonne ! Comme si c’était normal...
Parfois aussi on entend son rire enfantin qui soulage les peines les plus lourdes à porter.

L’amour qu’elle partage avec Raymondin est sans faille, limpide comme l’eau de la fontaine de Sé. Elle lui donne dix fils !
Dix enfants bien étranges... Bizarres comme on dit...
Antoine porte à sa joue une griffe de lion, Guion a un œil plus haut que l’autre, Geoffroy avec sa dent de plus d’un pouce, Urian avec un œil rouge et l’autre pers, Oron aux oreilles phosphorescentes semblables à celles d’un chien, Froimond gros nez, Thierry l’homme-singe, Raymond qui est transparent, Armand haut-comme-trois-pommes, et Renon le plus grand mais dont la langue traîne par terre.
La famille est riche, alors on ne pose pas trop de questions...
Mais tout de même
A bien y regarder
Quand on réfléchit un peu
Ça saute aux yeux !
C’est pas normal !
Pas normal...

Combien de Mataquas pourrissent le monde ? Combien de vipères...
Raymondin a un frère, le conte Forez.

- Ecoute-moi, mon frère, c’est le soucis de ton honneur et de ton renom qui a guidé mes pas. Ton bonheur seul m’importe et tu sais bien que je sacrifierais tout ce qui m’appartient pour toi. Ecoute-moi, mon frère, on jase en ville. Tes enfants, ta femme qui se cache une fois par semaine... M’est avis qu’elle pratique le coït, l’accorte bougresse, avec le démon !

Raymondin est noble et fier, alors au tout début, il refuse d’écouter les paroles de son frère. Manquer à sa promesse, trahir la confiance, il n’en est pas question une seule seconde...
Mais deux secondes...
Le venin, distillé, purifié, corrosif, coule...

On jase en ville...
Tes enfants...
Ta femme...
L’accorte bougresse...
M’est avis qu’elle pratique le coït !

Raymondin est noble et fier, alors il finit par douter. Sa confiance s’effrite. Un samedi, rongé jusqu’en son cœur crépitant, il se rend devant la porte interdite. Avec la pointe de son épée, il en perce le bois et il peut bientôt voir tout ce qui se trouve de l’autre coté.
Dans une immense cuve de marbre blanc, sa femme se baigne. Elle peigne ses longs cheveux, nue de la tête jusqu’au nombril. Dans l’eau trempe une gigantesque queue de serpent qui claque de temps à autres et projette des éclaboussures jusqu'à la voûte de la chambre.
- Trahison ! hurle Mélusine. Nous sommes, mon amour, tous deux damnés ! Toi parce que tu me perds à tout jamais et moi car je retourne au monde des esprits errants et sans abris !
Et elle disparaît par la fenêtre, comme une tornade, en poussant une longue plainte.

On prétend qu’elle n’abandonna pas ses enfants pour autant, et qu’elle revint régulièrement la nuit s’occuper d’eux, jusqu'à ce qu’ils fussent en âge de se passer d’elle. Ils grandirent, et selon la prophétie de Persine, donnèrent naissance à d’illustres lignées.
Trois mois avant la mort de Raymondin, qui s’était fait ermite à Montserrat, Mélusine apparut à chacun d’eux ; vision d’une femme tourmentée et gémissante, tournoyant seule en peine dans le ciel. De nos jours, on l’aperçoit encore lorsqu’une forteresse de la famille est vendue, ou bien encore lorsqu’un des héritiers de ses fils est proche du trépas.
Âme damnée, âme perdue, âme en peine...
Mélusine, la fée rieuse, la fée bâtisseuse.
Mélusine la fée amoureuse.

Plus je dirai et plus je mentirai.
Le récit de la fête est déjà la moitié de la fête
Un mot dit à l’oreille est parfois entendu de loin
On gagne toujours à taire ce qu’on n’est pas obligé de dire
Méfiez-vous des histoires...
BOANN
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Boann (ou Boyne ou Boand ou Boinn) est suivant les légendes, l'épouse d'Elcmar, frère de Dagda ou de Nechtan, dieu des eaux. Son nom provient de Bo Vinda, la " vache blanche ", et cela convient à une déesse-mère d'un peuple de pasteur, mais elle est aussi liée au culte des eaux douces de la rivière irlandaise divinisée.
Boann passe pour un des aspects de la Triple Brigitt, et le personnage de Viviane, la Dame du Lac, aimée de Merlin, lui est proche par son côté aquatique.

Elle est la soeur de Befinn dont le nom est similaire; Représentant la prospérité, elle donne naissance à un fils adultérin, Oengus le Mac Oc/Og (le Fils Jeune), avec le Dagda, frère de son époux.
LEGENDE:
          Le Dagda la désirait alors il éloigna son mari pendant une journée symbolique qui dura en fait 9 mois pendant laquelle Boyne conçut et donna naissance à son fils Oengus , ou le Mac Oc ( jeune fils ), lequel ensuite, prendra possession de la forteresse féerique d'Elcmar, Brug-na-Boyne ("demeure de la Boyne"), qui est le nom gaélique du tertre mégalithique de New-Grange.

Afin de se refaire une virginité, elle se rend au puits interdit de Nechtan, dont elle soulève le couvercle de protection pour s'y baigner (ou en fait trois tours).
Ce puits se nomme aussi Segais, qui est le nom Boann dans l'Autre Monde. Un autre nom de la Boyne est Sruth Segsa, "la rivière de Segais".

Alors, cette « belle femme » déchaîne trois vagues qui vont la mutiler: amputation d'un bras, d'une jambe, d'un oeil, acte d'ordalie s'il en est.
Boann, poursuivie par les flots en furie, s'enfuit comme elle peut jusqu'à la mer et devient elle-même la rivière Boyne, « mère de toutes les rivières d'Irlande ».
FAND
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Fand est la fille d'Aed Abrat et l'épouse de Mananann Mac Lir , son nom signifie « larme » et/ou « hirondelle » ; Fand représente la grâce, épouse du dieu de l'Océan.

LÉGENDE :
Elle se querella un jour avec son époux et il la quitta . Lorsqu'elle fut attaquée par les Fomoires , Fand fit appel à Cuchulainn , qui vint dans son île et mit ses ennemis en déroute .Blessée par Cuchulainn lorsqu'elle volait sous forme de femme-oiseau elle resta un mois auprès de lui et devint son amante i pour qu'il « oublie les fantasmes de son subconscient ». Avant de revenir chez lui , il lui donna rendez-vous en Irlande sous l'If de Cend Tracha.

Mais Emer , l'épouse de Cuchulainn , eut vent de leur projet et partit avec cinquante suivantes armées de couteaux pour tuer Fand .

Une querelle éclata alors entre Fand , Emer, Cuchulainn et Mananann, lui aussi au courant du rendez-vous. Finalement, Fand décida de rester auprès de son époux et d'oublier Cuchulainn . Mananann Mac Lir agita alors son manteau de brume entre Fand et Cuchulainn afin qu'ils ne puissent plus jamais se revoir et des druides firent boire aux amants un philtre d'oubli .
OLWEN & CULHWCH.
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Olwen est ,dans la mythologie galloise , la fille du géant Yspaddaden , et elle est courtisée par Culhwch, un chevalier du roi Arthur.

LÉGENDE :
La belle-mère de Culhwch le détestait tellement qu'elle lui jeta un sort l'obligeant à se marier à Olwen , une femme que le chevalier finit par aimer profondément . Yspaddaden fut si vexé par l'affection que se portaient les deux jeunes gens qu'il imposa à Culhwch une série de tâches pour empêcher leur union .
Il devait notamment :
- déraciner une forêt , brûler le bois pour faire de l'engrais et labourer le terrain en un jour ,
- obliger le dieu de l'agriculture Amaethon à nourrir sa moisson ,
- obtenir de Govannon , le dieu forgeron , qu'il fabrique les outils nécessaires ,
- trouver quatre puissants boeufs pour aider au travail ,
- trouver les graines magiques ,
- fournir un miel neuf fois plus doux que celui d'une ruche vierge ,
-trouver une coupe magique et un panier de viande délicieuse ,
- emprunter la corne à boire du roi sous-marin Gwyddbwyll et la harpe magique de Treitu ( un instrument qui jouait tout seul ) ,
- capturer les oiseaux de Rhiannon ,
- fournir un chaudron magique ,
- une défense de sanglier pour permettre au géant de se raser et de la crème à raser fabriquée avec le sang d'une sorcière ,
- voler un chien miraculeux , sa laisse et son collier ,
- employer comme chasseur les services de Mabon après l'avoir libéré de sa prison ,
- trouver un cheval magique et des chiens rapides
- prendre le peigne , les ciseaux et le rasoir placés entre les oreilles d'un sanglier féroce ,
- et persuader plusieurs invités inattendus à venir à la forteresse d'Yspaddaden .

Point découragé par l'ampleur et la complexité du défi , Culhwch déclara :" le roi Arthur me donnera les chevaux et les hommes pour m'aider à gagner Olwen " . Il informa aussi le géant qu'il reviendrai pour le tuer . Culhwch réussit et épousa Olwen et ce fut la seule femme de toute sa vie . Le géant fut tué par un de ses compagnons chevaliers .
 
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