LA FÉE MORGAN et SON MONDE
FILLE DE DANA
CELTIK IRISH LEGEND
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La fabuleuse légende du Roi Arthur

La fabuleuse légende du Roi Arthur

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Les Légendes Arthuriennes
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Les Légendes Arthuriennes sont un ensemble de textes écrits au Moyen Âge autour du roi Arthur, de son entourage et de la quête du Graal. Elles sont un thème fort de la matière de Bretagne. Elles se déroulent dans le royaume mythique de Bretagne (Angleterre, Pays de Galles et Bretagne continentale), vers la fin du V ème siècle et le début du VI ème siècle (correspondant aux grandes invasions qui précédèrent et suivirent la chute de l'empire romain d'Occident).

Les Origines :

La légende arthurienne tire sa source première de la société, de l'histoire et de la mythologie des Bretons, Celtes des îles Britanniques (dont une partie migre en Bretagne armoricaine au cours du haut Moyen Âge). Arthur y apparaît tout d'abord comme un guerrier et un chef de troupe, accédant ultérieurement au statut de roi à travers les efforts "patriotiques" des historiens pour mettre en valeur les Bretons. Les apports postérieurs (français, germaniques etc.) ont enrichi la légende originale d'autres thèmes (chevaleresques, chrétiens, courtois etc.) et atténué en partie les origines celtiques et bretonnes.

Les Principaux Thèmes:

Le Roi Arthur : guerrier terrassant les menaces humaines et surnaturelles, figure folklorique au centre de légendes restées locales, chef d'une troupe comprenant peut-être d'anciens dieux celtes, doté d'une femme dont le nom la relie à l'Autre Monde ("l'Eden des Celtes") où il se rend pour en rapporter des trésors.
L'Entourage du Roi Arthur : quelques personnages caractéristiques tels que des chefs (ex : Uther Pendragon, roi de Bretagne et père d'Arthur), des bardes (ex : Merlin l'enchanteur, magicien et druide mais aussi conseiller du roi et de ses chevaliers), la fée Morgane (magicienne et demi-sœur d'Arthur), la Dame du Lac ( ou fée Viviane qui donna l'épée Excalibur au roi Arthur entre-autre), Guenièvre ( la femme d'Arthur) ...etc.
Le Graal : objet mythique des Légende Arthuriennes et objet de la quête des chevaliers de la Table ronde. Il prendra le nom de Saint-Graal au XIII ème siècle lorsqu'il sera assimilé au Saint-Calice (la coupe qui a recueilli le sang du Christ).
La Table Ronde : c'est la table légendaire autour de laquelle se réunissent le roi Arthur et ses chevaliers, dits "Chevaliers de la Table Ronde".
Avalon : c'est le lieu où est emmené le roi Arthur après sa dernière bataille à Camlann. C'est aussi, selon certaines sources, l'endroit où fut forgée l'épée d'Arthur, Excalibur. C'est enfin l'île où vivait supposément la fée Morgane. Ce site légendaire a donné lieu à toute sortes d'interprétations en littérature et dans le folklore.
Camelot : c'est un château ou une ville légendaire qui était le siège de la cour du roi Arthur, mais également où fut instituée la Table Ronde.
Excalibur : c'est l'épée mythique qui a appartenu au roi Arthur. La légende proclame que le magicien Merlin, dans cette discorde aurait fiché une épée dans le roc devant le château. Excalibur ne sera brandie que par le grand roi des Bretons. Tous les barons s'y essayèrent en vain, puis les chevaliers. Seul un page nommé Arthur réussit à la retirer de son socle et devint donc le roi de Bretagne.
 
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AVALON
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Ynis Witrin


Ynis Witrin signifie en ancien gallois l’Ile de Verre, et désigne l’île d’Avalon, cette terre magique connue dans la mythologie celtique et que l’on rencontre dans les légendes arthuriennes. C’est dans cette île qu’a été forgée l’épée fantastique du roi Arthur, Excalibur, et c’est sur cette terre que repose le corps du Grand Roi, après que Morgane ait emmené là son demi-frère Arthur pour le soigner après la bataille de Camlann.


C’est un lieu de paix et d’harmonie éternelle, qui abrite les prêtresses de Ceridwen, et où réside l’esprit magique des Dames du Lac. C’est en ce lieu magique que les prêtres et les prêtresses ont reçu les enseignements des anciens.

C’est une Terre sacré qui est cachée aux yeux des mortels par des brumes fantastiques qui la protègent, et seuls les initiés qui savent lever ces brumes peuvent y pénétrer, tels l’enchanteur Merlin, la Fée Morgane ou la magicienne Viviane.

Ynis Witrin symbolise l’autre monde, qui est accessible à celui qui regarde au-delà des apparences et sait lever les brumes de l’illusion et de la matière, et rejoint en cela la « Queste du Graal ». Elle se révèle alors comme une Ile de Verre, pure et transparente, et apporte la connaissance cachée et la science sacrée des Anciens.
 
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AVALON
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Lieu Spirituel - Lieu de merveille  :

  Avalon la Grande, île et sanctuaire, où jadis tant c'est joué...
Si belle fut cette île, cachées par les brumes évanescentes.
A cheval entre deux mondes,rares sont les lieux plus enchanteur.
Jadis s'y dressait les Hauts lieux de culte, des Celtes descendants
des Hyperboréens.
  On y trouvait de grands lacs aux eaux limpides, émeraudes et turquoises,
des bassins et puits aux eaux nacrées, de grandes forêts où,
à l'automne des feuilles d'or tombaient des arbres, 
ou l'on voyait chanter, dans les sous bois éclairés
 par des halos surnaturel de lumière solaire
des créatures a la voix enchanteresse.
 
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Entre deux mondes :
  Avalon est une île,  qui disparu du monde physique
 en même tant que les peuples plongèrent dans l’obscurantisme.
Il fut un temps où les Elfes peuplaient l'île. Ils enfermaient alors les 
mauvais esprits, les mauvaises âmes pour les purifier.
Ils ont donc capturé une grandes quantité de magie,
de pouvoir et de lumière.
  Longtemps après Avalon devint le Haut lieux de
culte des prêtresses de la déesse et des druides.
Cela se situe au V ème siècle avant J.C. : Règne du Roi Arthur.
  Plus qu'un lieu sacré, l'île est le symbole de l'union
de tous les êtres, sous une seule et même bannière,
celle de la Divine Providence.
Elle représente le passé glorieux où la magie,
était reconnue par tous les hommes.

 
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AVALON
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Avalon

Avalon (en gaulois « la pommeraie ») est, dans la Légende arthurienne, une île mythologique.la fée morgane en est la reine. Île sacrée dans la tradition celtique, les prêtresses de Ceridwen y ont élu domicile. On ne peut s’y rendre qu’après avoir reçu une forme d’initiation : il faut savoir appeler la barque qui y mène, mais également savoir s’y rendre à pied, au travers d’un labyrinthe marécageux. Le commun des mortels peut y voir « l’île aux Moines », abritant un monastère et servant de lieu de retraite, mais le déchiffrement du mythe est plus complexe. « Avalon » représente le dernier refuge de la tradition celtique, à ce titre l’île correspond davantage à l’Irlande, mais aussi à tout finis terrae où les légendes se conservent.

Selon la tradition mythologique et littéraire, l’île est entourée de brumes et en son centre se dresse un mont couronné d’un cercle de pierre, un cromlech. C’est le lieu de résidence de la Dame du Lac, Viviane, gardienne de l’ancienne religion, et de Merlin l’enchanteur...

Disparition de l’île d’Avalon

Plus la tradition celtique légendaire disparaît, plus Avalon s’éloigne de la terre. Quand Galahad a retrouvé le Graal la religion chrétienne a supplanté les croyances celtiques et l’île d’Avalon a disparu aux yeux du monde. La fée Morgane est devenue reine d’Avalon et d’autres créatures fantastiques telles que les elfes, les fées.

Localisation de l’île d’Avalon

Il faut noter que dans la pensée celtique, une île n’est pas nécessairement entourée d’eau, il s’agit de manière plus générale d’un endroit isolé, ou séparé de reste du monde. De nos jours, la localisation de l’île d’Avalon est incertaine et multiple, mais la tradition la situe à l’emplacement de la ville anglaise de Glastonbury, dans le Sommerset, située aux pieds de la colline sacrée du Tor. C’est également à Glastonbury, dans les ruines de l’abbaye, que seraient enterrés le Roi Arthur et son épouse Guenièvre.

Interprétation mythologique

Si l’on se réfère à la tradition mythologique celte et plus largement, indo-européenne, l’île d’Avalon fait figure d’une sorte de pays des morts, ou à tout le moins d’un autre monde. Le séjour d’Arthur en son sein n’est en effet pas définitif, le monde attendant le retour du roi qui doit intervenir tôt ou tard. Elle n’a donc pas nécessairement d’emplacement correspondant au monde réel, encore que son entrée puisse se situer à un endroit connu.

De fait, Arthur y est conduit sur une barque par trois sœurs, et la référence aux pommes dans le nom d’Avalon rappelle sa dimension d’immortalité, qui n’est une vie éternelle que par défaut : les blessures d’Arthur ne s’y soignent pas. La tradition mythologique grecque donne des éléments parallèles avec la barque de Charon et les pommes d’or du jardin des Hespérides, qui se trouvent également au bout du monde dans un jardin, c’est-à-dire un lieu clos.

sources wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Avalon
 
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Le secret d'Avalon
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 La tradition mythologique celtique enseigne qu’Arthur repose sur l’île d’ Avalon. Quiconque retrouvera l’entrée de ce royaume, retrouvera le roi légendaire, veillé par sa soeur la Fée Morgane, dans l’attente de son retour qui marquera l’union de la Bretagne.


Avalon (« la pommeraie » en gaulois) est une île au sens celte du terme : un endroit isolé, coupé de l’espace et du temps et séparé du reste du monde.
Sa reine la Fée Morgane y demeure, accompagnée de ses huit soeurs les prêtresses de Ceridwen. Seuls les initiés savent appeler la barque qui y mène et retrouver le chemin à pieds, au travers d’un labyrinthe marécageux. Ces épreuves confèrent à l’endroit un caractère mystique inaccessible et hautement féerique.

L’île mythique fait figure d’un autre monde_ pour certains un au-delà_ dont l’entrée pourrait bien se situer dans notre monde. Elle donne en outre des indications précieuses sur l’évolution des croyances celtiques, à travers l’Histoire et ses rebondissements. De fait, les descriptions d’Avalon sont fonction de l’influence plus ou moins grandissante du Christianisme sur les traditions celtiques.
Avant que les chevaliers de la Table Ronde ne retrouvent le Graal, Avalon est l’île sacrée celtique par excellence. Puis au fur et à mesure que l’on progresse dans le temps, elle perd étrangement de son aura pour finalement prendre place durant la Renaissance, sur une des premières cartes de l’Amérique (à l’emplacement de Terre-Neuve).
Comment expliquer que l’île mythique de la légende arthurienne aie autant perdu de son aspect magique ?


En dépit de cette dévalorisation, il n’a jamais été question de disparition car Avalon demeure une légende symbolique de la tradition celtique. Les récits de l’île se greffent simplement à un fond christiannisé. Beaucoup la considère comme le "dernier refuge de la tradition celtique", pareille à l’Irlande préservée pendant des siècles grâce à son insularité.
Toutefois, la comparaison s’arrête là.
On situe aujourd’hui l’emplacement d’Avalon à Glastonbury, dans le comté de Sommerset, au Sud de l’Angleterre. Des vestiges de villages lacustres y témoignent du passé insulaire de la ville et donnent du crédit à cette hypothèse.
Il convient cependant de ne pas négliger que Glastonbury fut l’un des premiers établissements chrétiens d’Angleterre. Il n’est pas impossible que l’Eglise soucieuse de conquérir les âmes des fougueux Celtes, se soit approprié la légende arthurienne de manière à ce que l’acculturation s’effectue au mieux.

LA FIN DU DRUIDISME ET LA DISPARITION D’ARTHUR

Comme Arthur, la tradition celtique est gravement blessée. Et tout comme son roi, elle souffre de sombrer dans l’oubli.
Le parallèle est saisissant.
En Bretagne conquise par les Romains, les druides ont disparu de la postérité alors que la Christianisation précoce est définitive. Le clergé ne fait pourtant pas disparaître les bardes, personnages folkloriques et la langue indigène subsiste tout comme les petits royaumes celtiques.
En revanche, en Bretagne armoricaine, la mythologie celtique ne survit qu’à l’état résiduel au sein d’un pays largement christianisé depuis longtemps.
Quant à l’Irlande, elle ne connaît le Christianisme que très tardivement, vers le milieu du Vème siècle. Le pays est converti en une seule fois en 432, lorsque le roi Loegaire, ses filles, ses guerriers et ses druides sont approchés par Saint Patrick, à la cour de Tara.
Quelques années plus tard, l’Irlande était chrétienne, sans heurts et sans martyrs. Patrick revoit la législation irlandaise pour la mettre en conformité avec la parole évangélique. Elle est alors mi-Chrétienne, mi-celtique il faudra trois siècles à Rome pour la remettre au pas.

La symbolique Avalon est encore aujourd’hui une source d’inspiration pour les cinéastes et romanciers.
Elle est l’âme des légendes arthuriennes parce qu’aussi le sanctuaire de la convalescence du roi. Cette île mythique résiste à l’érosion en emportant dans son sein, une figure légendaire de la mythologie celtique et son accès inconnu des novices l’isole de la corruption des hommes.
Tout comme Morgane autrefois s’y était réfuguée afin de fuir ses amours malheureux et la cruauté du destin, il semblerait que l’âme de la mythologie celtique s’y soit évanouie dans l’attente du réveil.

 
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CAMELOT
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Camelot, aussi appelée Camaloth ou Camaaloth, est un château (ou une ville) légendaire, de la légende arthurienne.
Camelot était le siège de la cour du roi mythique Arthur, souverain de « Bretagne », soit l’actuelle Angleterre (au sud du mur d'Hadrien), le pays de Galles et l’Armorique. Arthur et la reine Guenièvre y tenaient leur cour où fut instituée la Table Ronde.
Il est difficile de situer ce lieu mentionné pour la première fois dans un seul des manuscrits du Lancelot ou le Chevalier à la charette de Chrétien de Troyes. Le lieu n’y est pas décrit en détails. Chrétien semble reprendre l’avis de Geoffroy de Monmouth pour qui Carleon (Caerleon au pays de Galles) est le siège principal de la cour d’Arthur, Camelot n’étant probablement qu’une initiative d'un copiste. C’est à partir du Lancelot-Graal que Camelot prend de plus en plus d’importance et finit par remplacer Caerleon. Dans la tradition galloise (Culhwch ac Olwen ou les Triades galloises), la cour principale d’Arthur est située à Celliwig en Cornouailles. Selon les Triades, les deux autres cours sont à Mynyw et Pen Rhionydd. Mynyw a été situé à St David's, les deux autres sites n’ont pas encore été localisés.
Plusieurs sites géographiques ont été rapprochés de Camelot :
Cadbury Hill : site le plus souvent associé à Camelot, il se situe près de South Cadbury dans le Somerset et présente les vestiges d’une colline fortifiée d’origine celte qui aurait été occupée jusqu’à la fin du vie siècle1,2 et 3 ; les fouilles archéologiques (dont celles de 1913) ont révélé une succession de talus et de fossés protégeant la butte de South Cadbury. Ces fortifications entouraient un site d'environ 7 hectares. Il est donc possible d'imaginer que ce soit là la résidence d'un seigneur de première importance, à la fin du Ve et début du VIe siècle4.
Celliwig en Cornouailles.
Camaret : ville côtière située sur une position importante protégeant Brest à la pointe du Finistère et dont le nom s'écrit Kameled5 en breton.
Colchester, ville d'importance majeure au Ier siècle après J.C. appelée Camulodunum par les Romains6. Précision : Colchester est située à l'est de l'île de Bretagne, zone sous domination saxonne dès la fin du Ve siècle, alors que la résistance bretonne avait lieu dans l'ouest de l'île. Il n'est pas possible que Colchester ait accueilli la cour d'Arthur dans ces conditions.
Winchester, selon l'hypothèse de Thomas Malory, hypothèse aujourd'hui écartée7. Caerwent est aussi appelée Caerleon.
 
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CORBENIC
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Corbenic, le château du Graal
Située en terre bretonne, dans un lieu inaccessible appelé Terre Foraine, c'est-à-dire terre lointaine, la cité de Corbenic a été construite à la place d'une ville païenne. Idoles brûlées et temples détruits, seul subsiste le palais qui accueille le Graal lors de son séjour en Bretagne. Sur la porte du château sont gravés en chaldéen les mots signifiant "lit du Saint Vaisseau". Le Graal est gardé dans la salle d'apparat du château, parfois appelée le Palais Aventureux. Demeure du roi Pellés, le riche roi Pêcheur blessé qui attend d'être délivré, Corbenic apparaît comme un monde autre, le monde sacré de l'épreuve ultime.

Château du GRAAL, résidence et titre de PELLÉS, fils de PELLEHAN et oncle de PERCIVAL, appelé aussi le ROI MEHAIGNIÉ ou le ROI PÊCHEUR. À l'intérieur de CORBENIC se trouve le PALAIS AVENTURIEUX où est conservé le GRAAL et où se déroule le service du GRAAL. C'est le lieu de naissance de GALAHAD. CORBÉNIC est décrit comme un palais de glace dans lequel règne une atmosphère curieuse: une jeune fille est emprisonnée dans un chaudron magique bouillant, un dragon hante les couloirs, et dans une chambre meurtrière des flèches sont tirées sur tous ceux qui tentent d'y passer la nuit.
 
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TINTAGEL
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Tintagel est de nos jours un petit village de la côte nord-est du comté de Cornouailles. Sa population est d’environ 700 habitants (recensement de 2001). Le village s’appelait Trevena (du cornique Tre war Venydh) jusqu’en 1850, date à laquelle il fut décidé de le rebaptiser. L’édifice le plus pittoresque du village est sa vieille poste, une maison du XIVe siècle transformée en bureau postal au XIXe siècle et qui appartient maintenant au National Trust, une organisation privée de sauvegarde du patrimoine.

Dans la légende arthurienne, c’est le lieu d’origine du roi Arthur. On trouve effectivement aux environs immédiats du village, sur le littoral rocheux, des ruines qui remontent peut être au Ve siècle, et appelées le « château d’Arthur ». Les fouilles entreprises dans les années 1930 par Ralegh Radford ont en effet établi l’existence d’un lieu de culte celtique et d’un comptoir marchand des Ve et VIe siècles aux environs du site d’un château du XIIe siècle. On pense que l’endroit était un centre d’échange important avec le monde méditerranéen immédiatement après la chute de l’Empire Romain. Des fouilles plus récentes ont permis de découvrir en 1998, la « Pierre d’Arthur ».
 
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CORNOUAILLE.
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Presqu'île au sud-ouest de la Grande Bretagne (mais aussi parfois Cornouaille d'Armorique), souvent le royaume du roi Marc ; pays natal de Méraugis. [Atre, Blandin, Caradoc, Jaufré, Méraugis, Rigomer]
 
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TON NOM
Quand la fin de la nuit m'emporte sur tes rivages
Je laisse les ailes du vent me conduire vers toi
Plus de peur dans les membres ni au cœur de froid
Je retrouve les parfums de mon île sauvage
Tu es toujours présent sur les lieux d'autrefois
Fidèle à ces moments de magiques échanges
Entre nos âmes liées par des rubans étranges
Volant de vie en vie chacun selon sa voie
Ma main sur ton visage parcourt ton long chemin
Les périodes obscures et les brillants matins
Pèlerin éternel qui m'apprend la sagesse
Avec force et amour en une même tendresse
A ton tour tu effaces les larmes de mes joues
Tout comme il y a longtemps quand je craignais si fort
Le moment des départs... je les redoute encore
Si dures sont les absences et mes espoirs si fous
Nous parcourons ensemble les sentiers du passé
Rien n'a vraiment changé, pas même mon regard
Sur les pierres dressées, comme d'un fort les remparts 
Ni la fontaine secrète sous les chênes cachée
Je sais lire dans tes yeux combien tu me ressembles
Et l'eau que tu déverses sur mon front découvert
Donne à mes lèvres un goût d'océan en hiver
Celui où nous marchions parfois le soir ensemble
A chaque retrouvaille tu m'ouvres à plus de vie
A comprendre pourquoi il nous faut être là
Où elle nous emmène, loin de notre patrie
Loin des brumes amies, loin de toi et de moi
Les minutes s'évaporent et tout redevient flou
Tu embrasses mon front et je prie pour garder
La douceur infinie de cet instant à nous
Une partie de toi en mon cœur est gravée
Quand nous reverrons nous, je ne saurais le dire
J'attends des heures claires jusqu'à celles de minuit,
Et viendra le moment où dans un même sourire
Nous serons à jamais sur notre île réunis...
 

Cet album est le fruit de la rencontre d’un musicien avec la forêt de Brocéliande.

Toutes les émotions ressenties durant sa visite m’ont inspiré cet album . J’ai donc composé cette musique afin de voyager dans les temps obscurs et reculés de la Chevalerie Arthurienne…

Vous pouvez commander ce magnifique CD/DVD bonus en allant sur le lien fournit en cliquant sur la photo ou au bas de la photo sur le prénom  Zag .

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AVALON
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Pèlerinage à Avalon
Depuis combien de temps contemplez vous le ciel
Cherchant les formes enfuies et les chants oubliés
De tous ceux qui jadis venaient se retrouver
Dans vos cercles sacrés pour de longs rituels…

Dans le cœur du granit résonnent les prières
Les psalmodies druidiques, invocations magiques
Rien n’est plus enfoui que la mémoire des pierres
Qui vibrent en silence dans une attente unique…

L’ancienne religion jamais ne s’est perdue
Elle a du céder place aux pratiques nouvelles
Mais viendra le moment où elles aussi déchues
Feront s’ouvrir les brumes aux parfums éternels…

Parfois le son des cloches de Glastonbury
Semble se mélanger au ressac de la mer
Et les vieux souvenirs dont vous êtes si fières
Imprègnent les embruns et l’écume jaunie…

L’âme des peuples anciens palpite encore en nous
Et souvent s’impatiente aux temps des grandes fêtes
Car elle veut que jamais l’appel ne s’arrête
Qu’il s’inscrive dans le sang et survive malgré tout.

Combien de temps encore vos terres nous foulerons…
Caresserons vos chairs grises en espérant capter
Le message secret qu’elles tentent de délivrer
Combien de temps encore pour revoir Avalon…

Mémoires d’Avalon-Les Pierres Levées

Le Tor
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S'élevant à 150 m au milieu de la plaine, le Tor est ancien. 
L'archéologie moderne confirme le folklore à ce sujet. Il y a 2000 ans, 
il faisait partie d'un ensemble de sept îles que la mer encerclait. 
Graduellement, la mer a fait place à un vaste lac. 
La légende dit que le sommet du Tor portait un cercle de pierres 
comme Stonehenge. En février 2002 les archéologues Nancy et Charlie 
Hollinrake ont annoncé qu'ils avaient déterré les fondations de ce qui 
semblait être un antique temple circulaire. 
De nos jours le Tor est surmonté de la tour St Michael et se trouve sur 
la "St Michael's ley line", la ligne St Michel, qui court depuis la plaine de 
Salisbury.
Les clefs d'avalon
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Sous la branche du pommier fleuri,
La nymphe haineuse crache les serpents de sa vengeance,
Dont l'abondance n'est qu'un puits sans fond,
Avalant la rancœur de sa terrible noirceur.

Tu portes les clefs d'Avalon,
Sorcière de ténèbres, habile déesse du grand froid,
La lune tatouée en ta main,
Tu es gardienne du monde ancien.

Savante magicienne au double visage,
A la fécondité tu dédie la pomme,
La nature est ton temple,
Et que se méfie de toi les hommes.

Aux longues tresses d'ébène, l'or ceint ton front,
Ta robe au vert des fougères se confond,
Femme au talent de guérisseuse enchanteresse,
Tu restes la fée au grand nom !
 
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Terres Perdues
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Les Terres Perdues de Lyonesse

Extrait de Contes et Légendes des pays celtes de J. Markale

C’était autrefois. Il y avait un roi du nom d’Arthur. Il avait combattu ses ennemis avec succès et établi sa souveraineté sur toute l’île de Bretagne. Mais il avait une femme qu’on appelait Guenièvre, et qui était d’une grande beauté. Beaucoup de guerriers qu’Arthur conduisait au combat avaient les yeux fixés sur la reine, et peu nombreux étaient ceux qui n’avaient pensé ou souhaité se faire aimer d’elle.

Parmi ceux-ci, il y avait un homme du nom de Mordred. Il était courageux et bon cavalier. Il fut longtemps l’ami d’Arthur qu’il suivait dans toutes ses expéditions. Ensemble, ils se taillèrent de beaux succès au détriment des Saxons et des Gaëls d’Irlande qui voulaient établir leur domination sur l’île. Longtemps, ils furent alliés pour engager de lointaines expéditions de l’autre côté de la mer. Mais Mordred jalousait Arthur et aurait bien voulu prendre sa place, non seulement sur le trône, mais également dans le coeur de la reine Guenièvre.

Or, il fut un temps où Arthur, à la tête de ses cavaliers, dut aller guerroyer dans des pays lointains. Avant de partir, il avait confié son royaume à son compagnon Mordred, à charge pour lui d’y faire respecter l’ordre et la justice. Mais Mordred vit là l’occasion tant de fois souhaitée. Quelques jours plus tard, il fit annoncer par tous les villages que le roi Arthur avait péri dans une bataille et qu’il avait été choisi pour être son successeur. Il s’empara sans vergogne des trésors qu’Arthur avait accumulés dans la forteresse de Tintagel et manifesta son intention d’épouser la reine Guenièvre.
Cependant, Arthur avait encore ses fidèles à l’intérieur du royaume. L’un de ceux-ci passa la mer et vint le trouver pour lui rendre compte de la situation. Arthur entra dans une violente colère.
- Puisqu’il en est ainsi, s’écria-t-il, je le combattrai jusqu’à la mort ! Il n’y a rien de plus odieux que de trahir son roi !
Sans perdre de temps, il fit rassembler ses troupes, les fit embarquer et aborda dans l’estuaire de la rivière Fowey. Là, il demanda des nouvelles et apprit que Mordred avait constitué une puissante armée, non seulement avec ses propres partisans, mais encore des Pictes, ennemis acharnés d’Arthur qu’il avait souvent vaincus, et des Irlandais à qui l’usurpateur avait promis des terres et des richesses. De toute évidence, Mordred était bien décidé à s’opposer à Arthur et à lui interdire l’accès de son propre domaine. Les deux armées se recentrèrent quelque part du côté de la rivière Camel, et ce fut un épouvantable massacre de part et d’autre. Et Arthur, entouré d’une poignée de survivants, dut s’enfuir vers l’ouest, poursuivi par de nombreux cavaliers que Mordred avait tenus en réserve et qu’il lâchait maintenant contre son ancien compagnon.

Arthur connaissait bien le pays : son intention était de se réfugier dans les montagnes de Lyonesse, en un promontoire qui s’avançait très loin dans la mer et qui était facile à défendre. Le pays de Lyonesse, avec ses nombreuses vallées, était riche en troupeaux qui pâturaient sur de magnifiques herbages. Et, au débouché des vallées, s’abritaient des ports bien fréquentés par des navires qui venaient de partout, apportant sans cesse d’abondantes marchandises et chargeant de l’or, du cuivre et de l’étain.

Ce fut donc dans cette direction que le roi vaincu entraîna ses compagnons. Mais leurs chevaux étaient épuisés et ils perdaient du temps. Derrière eux, les cavaliers de Mordred se précipitaient avec une sorte de rage, désireux d’en finir une fois pour toutes et de massacrer les survivants.
Arthur s’arrêta sur la falaise qu’on nomme Lizard et examina la situation : il se voyait perdu, car il ne doutait pas qu’il serait rejoint tôt ou tard par des ennemis attachés à sa perte. Il lui souvint alors qu’autrefois il avait eu un sage conseiller qui accomplissait des prodiges. C’était le prophète Merlin. Mais Merlin avait disparu depuis bien longtemps et nul ne savait où il se trouvait. Cependant, Arthur se mit à appeler Merlin à haute voix.
On vit bientôt apparaître un vieil homme, vêtu comme un bûcheron, dont la cagoule laissait passer d’abondantes touffes de cheveux gris. Il s’avançait vers le roi d’un pas très lent, en s’appuyant sur un bâton de coudrier.
- Merlin, est-ce vraiment toi ? demanda le roi.
- Oui, répondit l’homme, c’est bien moi, et je viens à ton aide, roi Arthur, comme je le suis venu souvent autrefois, car c’est la volonté de Dieu que tu sois protégé de la fureur de Mordred. Va sans crainte jusqu’au bout du pays de Lyonesse, mais uniquement sur les hauteurs. Je t’en conjure : ne reste pas dans les vallées, car il t’arriverait bien des malheurs et des désagréments. Ne pose pas de questions et obéis. Je vais faire en sorte de te sauver et de punir ceux qui ont eu l’audace de se dresser contre toi.
Arthur ordonna à sa petite troupe de se précipiter en avant. Quand il les eut vus disparaître le long des crêtes, l’homme qui avait dit être Merlin s’en alla sur le plus haut rocher qu’il put trouver et regarda l’horizon.
C’est à ce moment que Mordred arriva à la tête de ses cavaliers. Il s’arrêta un instant et cria :
- Holà ! l’homme ! as-tu vu passer Arthur et ses hommes ? Dans quelle direction sont-ils allés ?
Celui qui disait être Merlin leur indiqua le pays de Lyonesse.
- Ils se sont réfugiés dans les vallées, dit-il alors, en espérant que vous ne les découvrirez pas. Vous pouvez les surprendre si vous évitez les crêtes !
Sans plus attendre, Mordred et les siens se précipitèrent dans la direction indiquée, prenant bien soin de suivre les vallées profondes. Quand il les vit disparaître, l’homme qui se disait Merlin leva les bras vers le ciel et prononça d’étranges paroles qui se répercutèrent dans tous les échos des collines.

Aussitôt, le ciel se couvrit de nuages abondants, le vent se mit à souffler en tempête et la terre trembla. Pendant quelques instants, ce fut effroyable. On eût dit que le ciel s’effondrait et que la terre se soulevait, allant à la rencontre du ciel. Et la mer, jusque-là très calme, se déchaîna à son tour et déferla sur le pays de Lyonesse, en une tourmente qui paraissait ne devoir jamais finir.
Dans le Pays de Lyonesse, il y avait un jeune seigneur du nom de Trevelyan, qui appartenait à la riche famille des Vyvyans. Il se trouvait alors en son manoir, près de la mer, sur un petit promontoire. Au moment où la terre trembla, il entendit une voix qui ne venait de nulle part, une voix surnaturelle qui disait :
- Trevelyan ! Trevelyan ! si tu veux être sauvé, saute sur ton cheval blanc et fuis, car ce pays est condamné !
Sans réfléchir davantage, sans même mettre en doute l’avertissement qu’il venait de recevoir, Trevelyan se précipita dans l’écurie du manoir, sauta sur le magnifique cheval blanc qu’il possédait, et se mit à galoper éperdument vers les pentes des montagnes. Des tourbillons de pluie et de vent l’aveuglait, la terre s’ouvrait sous les pas de son cheval, mais celui-ci, comme aidé par un guide invisible, les franchissait sans peine. Et lorsque les vagues de la mer s’élancèrent à l’assaut des montagnes, le cheval passa au travers, hennissant plus fort encore que le tonnerre. Cela dura longtemps, longtemps, et enfin, la tempête se calma et le ciel redevint très bleu.

Épuisé, Trevelyan arrêta son cheval blanc et tourna ses regards en arrière. Il fut stupéfait : il se trouvait sur le promontoire qu’on appelle maintenant le cap Lizard, mais au-delà, à l’emplacement du beau pays de Lyonesse, si riche en cités et en verts pâturages, il n’y avait plus que la mer aux vagues écumantes, parsemée parfois de quelques petites îles qui se perdaient dans la brume.
 
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La légende de la fée de Carrouges.

Le comte Ralph, seigneur de Carrouges, était un beau et valeureux chevalier chargé de défendre le duché de Normandie contre les invasions éventuelles des Angevins ou des seigneurs du Maine, ses voisins, via le poste frontalier qu’était son château fort. Il avait épousé la fille d’un seigneur voisin, la comtesse Louise de La Motte-Fouquet, fort jolie du reste et parée de toutes les qualités du cœur et de l’esprit. Et après huit ans de mariage, une seule chose ternissait leur bonheur : « Elle ne lui avait point encore donné d’enfant. »

Aussi, quelle ne fut pas la joie de Ralph à l’annonce de la grossesse de son épouse ! Il décida sur-le-champ de convier tous les seigneurs voisins et ses amis chevaliers à venir festoyer quelques jours au château pour marquer l’événement.

Au programme, chasses sur ses terres, détentes et ripailles, jeux, jongleries et ménestrandie. Le dernier jour, le comte décida d’une grande chasse au gros gibier qui durerait jusqu’au soir. Dès l’aube, les veneurs, cors en bandoulière, avaient découplé les chiens. Ceux-ci flairèrent rapidement une piste et levèrent un dix-cors rusé et agile : le genre de cerf qui met à l’épreuve la résistance et l’habileté des chasseurs. Au bout du jour, ces derniers, épuisés, abandonnèrent les uns après les autres la poursuite afin de ne pas rater l’ultime banquet.

Seul le comte Ralph, obstiné et fier, ne s’avouait pas vaincu et poursuivit le dix-cors qui l’entraîna aux confins de la forêt de la Motte. Il finit par se retrouver au fond d’une vallée sauvage et fraîche où coulait une petite rivière que le comte suivit et qui le conduisit au milieu d'une clairière plantée de grands arbres en quinconce autour d’une petite chapelle.

Il faisait se désaltérer son destrier à l’eau de la fontaine qui murmurait juste derrière l’édifice quand il perçut des bruits sous les feuillages. Promptement il enfourcha sa monture : il le rapporterait coûte que coûte, son dix-cors, en l’honneur de son futur héritier ! Il était déjà venu à bout d’ennemis bien plus redoutables ! Le cerf remonta le cours du ruisseau et s’enfonça au creux de gorges dont les berges se révélaient difficilement praticables. Des blocs éboulés, venant des escarpements rocheux où semblaient se lover des grottes, rendant le terrain trop pénible aux sabots de son cheval, Ralph mit pied à terre tout en s’extasiant sur la splendeur sauvage de ce coin de forêt que son épouse avait négligé de lui faire découvrir. Il songeait à lui en faire la remarque quand un murmure cristallin attira son attention. Il remarqua des nuées légères s’élevant au milieu d’un bassin de fortune et distingua une ravissante créature qui se baignait en chantant et dansant joliment dans les vapeurs chaudes. C’était un enchantement de la voir ainsi onduler avec souplesse et grâce, et le comte en fut charmé. Aussi, quand la déesse des eaux l’aperçut et l'invita à venir la rejoindre, sans hésitation Ralph se laissa entraîner, ravi, dans le tourbillon des eaux.

Quand Ralph revint au château, une frange dorée à l’Orient annonçait le lever du soleil. Il expliqua à son épouse en pleurs qu’il avait dû passer la nuit dans la chaumière d’un bûcheron après s’être égaré en suivant son cerf. Seulement, le soir venu, il courait déjà rejoindre en secret l’enchanteresse. Pendant un temps il put s’échapper sans que nul n’en sache rien, mais une nuit Louise fut prise de douleurs et pria ses servantes d’aller quérir son mari et l’on découvrit sa couche vide. Intriguée et inquiète, le soir suivant la comtesse fit le guet et constata les escapades nocturnes de son époux. Elle résolut de le suivre et découvrit son infortune.

La jalousie l’envahit aussitôt mais elle attendit que la nymphe se retrouve seule pour jaillir et la poignarder en plein cœur. Sa rivale émit un long gémissement tout en la maudissant et s’écroula dans la fontaine avant de disparaître dans les nuées blafardes.

Satisfaite, la châtelaine regagna promptement sa demeure pour y apprendre avec stupeur que son époux venait d’être découvert sans vie dans sa chambre, une fine blessure à la poitrine. Louise fut au désespoir. Des fièvres ardentes, au cours desquelles elle prétendait qu’une tache rouge l’aveuglait, troublèrent son sommeil et au matin elle accoucha d’un fils, beau comme son père, mais avec une tache rouge au milieu du front. C’était la marque de la malédiction. Celle-ci frappa les héritiers de Ralph et de Louise jusqu’à la septième génération. La naissance d’une fille, à qui la tache fut épargnée, mit fin au mauvais sort .

 
Les Hivers d'Avalon I
Les Hivers d'Avalon II
Les Brumes d'Avalon
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Un son de cloche. Dans une déchirure du brouillard se dresse une lourde tour normande. « Is that Avalon ? It looks like a Christian monastery ? » demande la jeune Morgane, assise à la proue de la barque. « It does, répond Viviane. But Avalon is beneath it, behind it, deeper in the mist »1). Quelques instants plus tard, la magicienne étend les bras. La brume s’évanouit et soudain apparaît… L’Île des morts – du moins un paysage où, comme dans le tableau de Böcklin, la roche dépouillée, enserrant un bouquet de végétation, laisse entrevoir une série de niches mystérieuses… Annoncée par la posture de Viviane, haute forme voilée, debout à la poupe, cette intrusion d’une des toiles les plus représentatives de la modernité traduit bien, outre l’étonnante perméabilité des mythes, la pérennité de certaines images. Si pareil paysage s’est imposé au décorateur des Mists of Avalon alors que ni le roman de Marion Zimmer Bradley, ni même le script qu’en a tiré Gavin Scott n’en laissent rien augurer, c’est évidemment parce que la composition du peintre suisse s’offre comme l’une des figurations les plus puissantes de l’inconnu. Mais c’est aussi peut-être parce cette Toteninsel prolonge une représentation de l’au-delà caractéristique de la culture celte, et dont le cycle arthurien a transcrit les éléments les plus saillants, non seulement à travers des évocations fugitives d’Avalon, mais encore à travers la peinture raffinée de divers palais enchantés. Comme telle, si elle annonce celles de Chirico ou de Dali, la toile de Böcklin prolonge une inspiration qu’on peut faire remonter au début du xixe siècle. Sans jamais avouer explicitement leur dette, nombre de textes fantastiques de l’époque romantique laissent deviner en effet la présence sous-jacente de l’insula vitrea et pomifera. Morceau de terre battu par les flots, mais encore montagne du bout du monde – la notion d’île englobant dans l’ancien temps tout endroit difficile d’accès –, c’est un lieu si hermétiquement clos qu’il ressemble à une prison. La contrainte exercée sur le voyageur n’y est cependant pas toujours physique ; elle peut devenir morale ou même céder place à la fascination. Car ce domaine enchanté semble entièrement assujetti à des femmes qui, telles Morgane et ses sœurs, règnent en maîtresses absolues. Espace maternel où prospère une végétation souvent luxuriante, il s’affirme en outre comme le fief de l’absolue clarté, un pays si proche du Sid, le paradis celte, qu’il fait une large place à la « lumière solidifiée »2) qu’est le cristal.
    C’est cette conjonction 3) du verre et du vert, de la prison et du féminin que s’efforcent de traquer les lignes qui suivent, en veillant surtout à montrer comment la satanisation de la thématique morganienne, si fréquente dans la littérature médiévale 4), a pu engendre les jeux de contradictions et de paradoxes qui fondent l’ensemble du texte fantastique.

1) The Mists of Avalon, film d’Uli Edel, d’après le roman de Marion Zimmer Bradley, Atlanta, TNT Origin (...)
2) L’expression, de M. Eliade, est ici reprise de M. Stanesco, qui montre en quoi ce motif caractérise (...)
3) On n’opérera pas ici de distinction systématique entre l’héritage celte et l’adaptation qu’en fait l (...)
4) Voir L. Harf-Lancner, Les Fées au Moyen Âge, Paris, Champion, 1984.

 
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