LA FÉE MORGAN et SON MONDE
FILLE DE DANA
CELTIK IRISH LEGEND
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Bienvenue dans la forêt des êtres magiques ... Votre promenade va vous permettre de faire connaissance avec ses habitants étranges ... Mais chut ..! Pas de bruits ... Ils sont vifs et rapides et si ils vous devinent , ils risquent de se cacher .... Certains sont des farceurs alors méfiez vous ...
 
LES KORRIGANS
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TAILLE :
D’une à deux coudées.

ASPECTS :

Petits, très ridés, malingres, noirs et poilus, d’une force prodigieuse. Cheveux longs parfois tressés. Certains ont le front orné de petites cornes auxquelles ils attachent leurs bretelles. Pieds poilus, sabots en bois, mains aux doigts longs et fins. Petites queue qui frétille sans cesse. Le “Petit Charbonnier” de Bryère ressemble à un singe roussâtre.

VÊTEMENTS :
Lorsqu’au Xème siècle Samson aperçoit pour la première fois “ces païens danser autour des menhirs”, il les décrit sauvages et vêtus de peaux de bêtes. Il faut attendre la fin du XVIIème siècle pour les voir adopter le costume paysan local et un curieux chapeau aussi large qu’une lune. Un vieux manuscrit mis à jour par Claymorius dit qu’ils se montraient délibérément aux hommes en “rustres hardes et ne réservaient leurs vrais et nobles atours qu’au sein du domaine Kouril étendu sous terre, plus bas que la mer et les rivières”.

HABITAT :
De nombreux dolmens marquent l’emplacement de leur gîte. Des Korandous habitent dans les falaises de Bilfort à Paimpol. A Coat Bihan on appelle les barrows Châteaux de Poulpicans, un tumulus à Saint-Nolfen la retraite des Bouléguéans : c’était autrefois leur capitale , ils y vivaient par milliers. La lande de Plandren est entièrement creuse et abrite une métropole de Courils. Les monumentaux et étanges édifices de Carnac délimitent les frontières de la cité mère : ceux des rivages, “les noirs”, vivent dans les trous des falaises ; et les derniers Tens disparus dans les mares et les fermes en ruine. Les Kornikaneds demeurent toujours en Brocéliande, quelques Korreds en Cornwall, des Spriggans, issus d’un cousinage, se sont étendus sur les moors, et les sorgues hantent les côtes britanniques.

NOURRITURE :
“Ils n’exigent qu’un peu de graisse pour leur roye et leur bouillie.” Pourtant beuacoup de gens ont vu de la fumée sortir de dessous des pierres et par les trous de leurs demeures, et senti le délicat fumet de leurs festins.

MŒURS :
On connaît en définitive très peu de chose de cette race ancienne, le contact avec les hommes se bordant à quelques rencontres, services, danses ou mises à mal pour les maritimes. Leurs épouses font parfois appel à des sages femmes humaines lors des accouchements difficiles. Elles les paient avec de l’or provenant de leurs trésors enterrés sous les dolmens.

ACTIVITES:
“Ils dansent, la nuit, autour des menhirs; les humains qu’ils entraînent avec eux dans la ronde en survivent rarement.”
“Ils gardaient des trésors entassés sous de grosses pierres qui s’ouvraient lorsqu’on les frappait avec une certaine clef rouillée.” Autrefois, lorsqu’on avait perdu quelque chose, il suffisait de se rendre à leur résidence au commencement de la nuit, et de dire: ” Poulpican, j’ai perdu tel ou tel objet.” Le lendemain on le retrouvait à la porte.
LES KORRIGANS
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"Pour certains d'entre vous, le mot "korrigan" n'évoquera rien. Mais pour d'autres, des images bien différentes leur viendront en tête.

On nous imagine tantôt avec de grandes oreilles, avec un gros nez, avec ou sans ailes, chauves, très poilus,... Ah les descriptions ne manquent pas! Et je vous dirais que vous avez tous raison, il existe tant de différences entre nous! Mais une chose est fausse, nous n'avons pas d'ailes!!! Nous sommes des êtres de la Terre.

Ah oui, pour ceux qui ne savent pas, "Korrigan", c'est le mot qu'on utilise en breton pour dire "lutin". Nous faisons parti de la Grande Communauté de ce que l'on nomme : "Le petit Peuple de Féerie". On nous appelle aussi les "bugale an noz" (les enfants de la nuit).

Il fut un temps où nous vivions en harmonie avec les hommes. Mais l'arrivée de la nouvelle religion nous a obligé à nous cacher. Nous qui vivions sur terre sommes partis vivre sous terre. Les hommes nous comparaient à des démons alors que nous leur rendions service jusque là. Desormais, il est vrai que notre attitude a changé! Mais que voulez-vous?
A force d'être rejeté, nous vous le faisons payer. Bon rien de grave mais quelques farces par-ci par-là, ça nous change les idées!!!

Nous vivons dans de grandes cités sous-terraines dont la capital se situe à Carnac. Les Menhirs que vous pouvez croisez sont pour la plupart les toits de nos plus hautes maisons.

Nous sommes comme les êtres humains, tantôt sympathique, tantôt diabolique. Ce qui est sûr, c'est que l'on a un caractère bien trempé!
Ils existent quatre principales peuplades de korrigans:

Les Kornikaned qui habitent les bois
les Korrils qui habitent les landes (leur nom vient du fait qu'ils dansent toutes les nuits au clair de lune)
Les Poulpikans qui vivent près des mares et des marécages
Les Teuz, génies domestiques, qui vivent dans les habitations humaines et ses alentours.
Rares sont les korrigans qui vivent dans le creux des montagnes, domaine réservé aux nains. Ils préfèrent les mines.

Il y a aussi des korrigans qui se sont éloignés des terres et préfèrent la vie sur les rivages.
Certains d'entre eux prennent la mer. On les appelle les Korrigans Nauffrageurs. Gare aux marins qui les croisent! Et surtout à leur trésor car ses korrigans là sont des voleurs!

N'hésitez tout de même pas à partir à la recherche des korrigans et si vous vous montrez sympathique avec eux, ils vous ferons peut-être découvrir leur monde!"
LES LEPREUCHAUNS
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En Irlande, on trouve sous les feuilles d'oseille et dans les haies le lépréchaun (prononcez "léprékôn"), une petite créature fort joyeuse qui travaille constamment à réparer une unique chaussure, mais jamais une paire.
Comme pour les autres représentants du petit peuple, il s'agit de le découvrir avant qu'il vous remarque. Il est alors plutôt enclin à vous apporter son aide et pourra même conduire celui qui l'a ainsi découvert vers un trésor profondément dissimulé. Mais il faut constamment vous tenir sur vos gardes, car il est rusé et malin et il disparaît avant même que l'on ait le temps de dire ouf.
Le Leprechaun est par définition un être qui se distingue par sa petite taille (90 cm). Trapu, vêtu de vert et d’un tablier de cordonnier (leigh bhrogan en gaélique irlandais). Le Leprechaun est d’un caractère assez bougon, qui abuse souvent du dudeens (une liqueur de leur fabrication) et de sa pipe qui lui permet de fumer on ne sait quelle herbe nauséabonde.

On pourrait dire que le Leprechaun est un être solitaire, et associable, dont la mauvaise humeur caractéristique de ne le rend pas toujours sympathique. Être atypique, il n’existe que des Leprechauns mâles.

La légende raconte que leur naissance serait en vérité le fait de l’union d’un humain et d’un esprit, bien que le Leprechaun soit rejeté par ces deux mondes.Malgré son avidité le Leprechaun sait être reconnaissant et n’hésite pas à offrir de son whiskey fait maison. Malheureusement, les humains, que le leprechaun évite pourtant, ont du mal à tenir le coup. Il tient à sa disposition dans deux bourses de cuir, une pièce de 1 shilling et une pièce d’or pour les pots de vin.

Il serait également le gardien de chaudrons pleins de pièces d’or car en plus de cordonnier, il aurait le rôle de banquier du petit monde. Il se veut donc méfiant envers les humains qu’il sait cupides et imbéciles, car il craint pour ses trésors. Son espace de vie se cantonne aux buissons depuis lesquels il bondit vers d’autres ravines.

Il est rapide et si malgré tout vous l’attrapez, alors n’écoutez pas ses promesses de fortune en échange de sa liberté, il vous filerait entre les doigts. La légende veut par ailleurs, de ne pas le lâcher des yeux : un seul clignement d’œil de votre part suffirait au Leprechaun pour disparaître de votre vue comme par magie !




On peut les capturer, mais pas pour longtemps. Dès qu'un humain essaie d'interroger un Leprechaun, celui-ci lui jette sa tabatière à la figure. Après avoir éternué maintes fois, l'humain découvre que son Leprechaun a disparu !

Saurez vous l'attraper ???

(Selon la légende, ces créatures magiques viennent d'Irlande, où ils fabriquent des chaussures et font des misères aux humains sans soupçons. Le nom vient certainement de l'Irlandais « leath bhrogan », signifiant fabricant de chaussures. D'autres théories évoquent « luacharma'n », signifiant pygmée.

Voir un leprechaun porte bonheur. Mais ce n'est pas donné à tout le monde ! Si vous entendiez leurs marteaux, vous êtes plus qu'invités à trouver la source puisque le lutin dispose d'une marmite d'or. Ils garderaient même un trésor enfoui par les Danois qui ont un jour envahis l'Irlande. Mais attention ! Le petit être malicieux risque de vous promettre le ciel pour mieux vous attraper d'une de ses ruses. Sinon, ils passeront leur temps à boire, danser et jouer de la musique.)

 
LES LUTINS
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Certains affirment qu'ils font partis des korrigans...

On ne sait pas trop d'où vient ce nom, mais il est dérivé de "nuton", ou "luton", premières formes du nom vers le XII ème siècle.

Petit et grand à la fois, il mesure d'un demi pouce à 30 cm. Unique et multiple, visible et invisible, propres au nez sale et aux célèbres oreilles pointues, ils sont minces et harmonieux. Ils ont l'œil pétillant et rond, les doigts longs et agiles, des cheveux touffus. Ils ne commencent à vieillir que vers 300 ans... Alors, la barbe pousse et s'allonge et le crâne se dégarnit. Leur visage lisse et rond se fripe et ils prennent de l'embonpoint avec l'âge.
D'allure gracile, ces représentants du Petit Peuple n'hésitent pas à rendre service aux humains ; ce sont les lutins dits domestiques. D'après la tradition, certaines chaumières avaient leur propre lutin. Celui-ci aidait les servantes et surveillait la cuisson, il consolait les enfants tristes et prenait soin des animaux. Mais il ne fallait pas manquer de respect à son égard, au risque de le perdre à jamais ou bien qu'il jouât les plus vilains tours. S'ils aiment être récompensés pour leurs menus services, ils seraient très vexés de recevoir des habits neufs et ne reviendraient plus.
D'autres lutins vivent au sein de la nature : lutins des forêts, des collines, des champs, des lacs, des souterrains, des pays gelés. Plus farouches, ils ont un aspect et un goût vestimentaire qui rappellent l'endroit où ils vivent. Par exemple, les lutins des forêts ont parfois la barbe verte comme la mousse, une peau d'écorce, des colliers de petits fruits. Une jeune feuille de rhubarbe sauvage leur sert de chapeau...
D'autres noms servent à désigner les lutins : lupins, lubins, luprons, luitons, ludions, letiens, nutons. Les femmes lutins sont généralement appelées lutines et lupronnes.
Par extension, ils sont aussi désignés comme employés du Père Noël, se rapprochant ainsi de la version moderne du nisse scandinave.

Les lutins sont principalement représentés avec le chapeau pointu des légendes de tout âge. Leurs vêtements sont souvent cousus avec de la mousse de forêt, mais les peaux de bêtes ne sont pas à exclure.
LES DRYADES
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Les Dryades sont des nymphes qui président aux bois et aux arbres. Elles ressemblent à de très belles jeunes filles dont les bras et les jambes dessinent des arabesques imitant le tronc d'un arbre. Elles sont les filles des dieux des montagnes, les Ouréa et les sœurs des Oxyloi (les bois). Elles vivent dans les forêts inaccessibles et inhabitées situées aux flancs des montagnes là ou aucun humain ne pourra venir les importuner et abattre les arbres. 

On distingue parfois plusieurs catégories de dryades : les Meliai protègent les frênes et les Méliades, les arbres fruitiers. Les Hamadryades vivent dans les chênes et les Daphniai dans les lauriers, Rhoea dans les grenadiers, Helike dans les saules, Aigeiroi dans les peupliers noirs, Ameploi dans les vignes, Pteleai dans les ormes et Kraneia dans les cerisiers. Voilà tout au moins pour les plus célèbres. 
La dryade et son arbre ne forment qu'une seule entité, une relation fusionelle les unis. Elle a souvent le teint pâle, semblable au coeur de l'écorce et la peau lisse de la couleur du bois. Sa chevelure est légère et teintée de reflets vert feuille ou marron noisette. Elles sont aussi grandes que leurs arbres et possèdent une grande souplesse pour se balancer dans le vent. Elles sont toutes de sexe féminin. 

Les Hamadryades sont des nymphes des bois qui naissent avec un arbre et meurent avec lui, contrairement aux Dryades qui survivent à la destruction de leurs protégés. 
LES PIXIES
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Les Pixies, selon les susperstition du Devonshire, sont une race d'êtres invisibles à l'oeil nu, inofensifs ou amicaux envers les hommes. A peu de distance d'un village de cette région, à mi-pente d'une colline boisée, est une grotte appellée le "Boudoir des Pixies". Coleridge 1793

Encore appelé Pisky, Picky, Pix, Pixy ou Pigsy, le Pixie se promène habituellement en Cornouaille et, d'une façon générale, dans les régions sud-ouest de l'Angleterre.

Les membres de cette espèce peuvent varier en taille, certains pouvant même être aussi grand qu'un homme. Il faut bien reconnaître, cependant, que de tels individus sont rares et que la très grande majorité d'entre eux n'atteignent généralement pas 90 cm de haut. En fait, comme le fait remarquer Coleridge, il beaucoup seraient si petits qu'ils ne peuvent être perçus à l'oeil nu. Quel avantage pour des lutins farceurs!!

Si, toutefois, vous avez la chance (ou la malchance) de croiser leur chemin, vous les reconnaitrez aisément à leur cheveux rouquins, leurs tâches de rousseurs, leur nez retroussé et, surtout, à leurs oreilles en pointe... sans oublier leurs vêtements verts et de leur typique bonnet rouge.

Comme beaucoup des membres du Petit Peuple, ils habitent au coeur de monticules et se rassemblent volontiers la nuit pour danser dans des cercles de pierres, ou autres formations rocheuses.

S'ils ne sont pas méchants, les Pixies sont réputés pour leurs taquineries. Parmi leurs farces préférées ils avaient pour habitude d'éteindre les chandelles et de plonger ainsi les maisons dans l'obscurité (du moins avant que la fée électricité ne viennent mettre un terme à ces jeux). Lutins campagnards, ils n'hésitaient pas non plus à effrayer les poules, à égarer les voyageurs, à visiter la réserve de fruits et légumes des paysans ou à emprunter leurs chevaux pour de longues courses nocturnes qui laissaient les pauvres bêtes épuisées au matin.
Mais qui sont les Pixies? 
Les hypothèses sur leurs origines varient selon les sources.

Ainsi, selon certains, ils descendraient des anciens Pictes (d'où leur nom), peuplade vivant au sud de l'Angleterre avant la venue des envahisseurs saxons et dépeints comme de petits hommes bruns, ayant la réputation d'être des magiciens.

D'autres traditions voient en eux l'âme prêtres païens, condamnés à errer sous cette forme sur Terre jusqu'au jour du Jugement Dernier.

Enfin, on peut imaginer qu'il s'agit d'anciens Elfes, devenus de plus en plus petits au cours des siècles, comme le sont sans doute beaucoup parmi les races de Faërie.
Les Pillywiggins
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Les Pillywiggins, derniers maillons de la descendance elfique, sont, avec les Tiddy Ones du Lincolnshire, les plus minuscules : un centimètre. Mais tous ont le pouvoir de rapetisser encore, ou de grandir, de changer de taille et d'aspect.

Les Fairies, Vairies, Pillywiggins aussi bien féminins que masculins sont merveilleusement beaux. Leurs mariages avec les libellules, les papillons le sont pouvus d'ailes, d'antennules et de diverses autres parties qu'ils arborent comme d'élégantes pièces d'armures naturelles.
Eternellement jeunes, ils ont tendance à prendre avec le temps certains caractères et colorations des lieux qu'ils occupent, des fleurs, des plantes dont ils se nourrissent.

Ils sont vêtus de mousselines légères, de pétales de fleurs, avec des justaucorps très ajustés de velcherette, ou en peau de lézard ou de couleuvre. Glands, corolles et clochetons de fleurs leur servent de bonnets.

Ils habitent les parcs, mais aussi les jardins d'agrément d'Irlande, d'Ecosse et d'Angleterre. On trouve des Alvens, cousins des Fairies, en Hollande et quelques familles dans le Nord de la France, à la frontière des Ardennes belges.

Ils se nourrissent de pollen, suc et quintessence des fleurs, de rosée adamantine et de la beauté d'Eden.
Les "Verts" sont ainsi appelés car ils se nourrissent de tendrilles, bourgeons, surcules, jeunes feuilles et s'ils restent immobiles, ils se confondent aux herbes. Les "Gris", amateurs de lichens, sont moirés de vert et de gris... et le Tiddy a la couleur veloutée des mousses.

Le "Chasseur Sauvage" est leur seul ennemi. Les Fairies et les Pillywiggins sont très pacifiques mais ne supportent pas qu'on abîme la flore et peuvent faire mourir les humains qui la détruisent sans raison ou pour des intérêts douteux. Mais il suffit de planter une fleur ou un arbre pour leur être aussitôt agréable.

Ils hibernent de novembre à avril, c'est l'appel du coucou qui les réveille.

Ils dansent, butinent, s'aiment, volettent, gambadent et protègent la petite faune et la petite flore qu'ils fortifient, mais laissent aux autres Esprits sylvestres le soin de s'occuper des plus hautes futaies et de leurs habitants.
LES SELKIES
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"Les gens des ces îles* croient que chaque huitième nuit les phoques enlèvent leur peau et prennent forme humaine, et dansent et s'amusent sur terre"
*les Iles Feroes

Thomas Keightley

Les Selkies, hommes ou femmes, sont de proches cousins des sirènes ou des ondin(e)s. On en trouverait en Bretagne, en Irlande ou même dans les Pays scandinaves, mais c'est au nord de l'Ecosse, dans les Iles Orcades et Shetlands que le maximum d'apparitions ont été signalées.

Ils (ou elles) se présentent le plus souvent sous l'apparence d'un phoque, forme fort pratique, il faut bien l'avouer, lorsque l'on habite tout au fond de la mer, dans de somptueuses grottes sous-marines. De fait, les Silkies sont des créatures timides, voire craintives et qui se cachent généralement aux regards des hommes, bien que certains récits font état d'enlèvements d'humains par ces Esprits aquatiques.

Encore faut-il relativiser le crime, sinon peut-être pour la vertue des mortels.

Il arrive, en effet, en certaines occasions, que les Selkies retirent leur peau de phoque afin de participer à des danses et des jeux sur la grêve. Ils apparaissent alors sous l'apparence de beaux jeunes gens ou de belles jeunes filles, minces et élancés, parés de magnifiques yeux bruns semblables (évidemment) à ceux des phoques.

Les mortels, quels que soient leur sexe, ne peuvent alors qu'être séduits.
Les Selkies males ne sont d'ailleurs pas eux-même insensibles aux charmes des humaines et seraient connus pour leur liaisons amoureuses avec des Mortelles. Il faut dire que le Selkie sous forme humaine serait un individu particulièrement beau, au charme quasi magique.

Si vous êtes une femme et que vous n'ayez pas eu la chance d'en rencontrer un lors de votre séjour en ces pays, peut être pouvez-vous alors essayer ce rite, réputé infaillible: il faut se diriger vers le plus proche rivage marin (bien que certains Selkies habiteraient également dans les rivières) et verser sept larmes dans la mer. Compte tenu de ce que devait être la vie de ces iliennes quelques siècles en arrière je ne serais pas étonnée que nombre d'entre-elles aient succombées à la tentation.

D'ailleurs, pour citer Walter Dennison, connu pour avoir compilé les légendes des Orcades au XIXème siècle:

"Les selkies males occasionnaient souvent des ravages parmi les étourdies, s'immisçant parfois dans la sainteté de la vie conjugale"



Notez, les hommes humains ne valaient guère mieux... tout en offrant à mon humble avis de moindres compensations (et je passe sur le "charme magique").

En effet, si l'un d'entre eux parvenait à voler la peau de phoque d'une selkie, celle-ci, incapable de retourner à la mer, n'avait alors plus d'autre choix que d'épouser son ravisseur. Mais que ce dernier se méfie, car si elle retrouvait sa peau elle s'en revetait à l'instant et retournait à la mer, abandonant alors sa famille humaine, quel qu'ait pu être l'attachement qu'elle pouvait lui porter. Ses enfants n'avaient plus alors comme héritage que des doigts et des orteils palmés et la certitude que leur mère veillerait à ce qu'ils aient suffisamment de poissons à manger pour le reste de leur vie.



LA VILA
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"J'ai vu souvent, à des fêtes moins belles,
Briller dans les cheveux d'une femme à l'oeil noir 
Des diamants aux vives étincelles,
Comme l'étoile bleue au ciel sombre le soir."

Alphonse Karr: les Willis

On rencontre parfois, dans les forêts brumeuses des Balkans, de belles jeunes filles, de taille humaine, minces et élancées, souvent vêtues de robes blanches et dont les longs cheveux flottent dans la brise.

Certains narrateurs, plus ou moins bien informés, les décrivent comme portant des ailes, mais cela me paraît davantage s'agir de la tendance générale et relativement moderne de représentation des Êtres fantastiques que de la réalité.

Connues le plus souvent sous le nom de Vilas, ces esprits sylvestres que je n'hésiteraient personnellement pas à traiter d'elfiques, apparaissent également dans les chroniques régionales sous la dénomination de Vilis ou Willis (cf. le poëme d'Alphonse Karr).

A l'encontre de certains Êtres de leur parentée, les Vilas (je m'en tiendrai à ce titre) ne recherchent pas la promiscuité avec les humains, préférant vivre au cœur rudes montagnes de Serbie ou de Macédoine, près de lacs, de sources ou de rivières, au bord desquels il est parfois (quoique rarement) possible de les voir danser au clair de lune.

De telles rencontres n’entraînent pas nécessairement des conséquences tragiques pour le témoin, quoique certains récits font états de Vilas malfaisantes et même laides, telle la Vîntaoasele, qui chevaucherait un nuage noir et serait suivie d'un cortège de tonnerre, de grèle et d'éclairs. Je ne serais cependant pas étonnée s'il s'agissait là d'une confusion intervenue au cours des siècles entre des entités différentes et je préfère personnellement la vision d'une jeune et belle Vila partant à la chasse armée de son arc et montée sur un leste daim blanc.

Il semble que les Vilas soient le plus souvent indifférentes à la condition humaine. Elles peuvent, toutefois, se montrer amicales voire serviables envers les Mortels acceptant d'user à leur profit de leurs puissants pouvoirs ou de leur connaissance justement réputée des herbes médicinales.

On raconte qu'elles auraient même, à l'occasion, tissé quelques liens avec des humains, généralement des musiciens enlevés pour rythmer leurs rondes, lesquels auraient reçu en échange une véritable initiation musicale. Les Valas seraient en effet elles-mêmes des musiciennes hors-pair.

Encore faut-il, bien sûr, ne surtout pas les déranger, particulièrement durant leurs danses car, si elles sont généralement inoffensives, elles n'hésiteront pas alors à utiliser leurs arcs pour tirer des flèches parfois mortelles sur l'importun.

Ou encore, peut-être, ce gênant sera t-il entrainé pour un temps dans une ronde devenue infernale. Car ces nymphes sylvestres et aquatiques, associées à l'élément Air par leur patronyme ( Vila viendrait d'un mot indo-européen signifiant le vent), sont également considérées dans certaines traditions comme l'esprit des morts. Rien de bien étonnant à cela, le lien avec la Nature et les ancêtres défunts étant une constance de la tradition elfique dans les mythes européens.

LES ONDINES
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Les ondines sont d'une grande beauté et elles attirent généralement les hommes qui sont instantanément séduits par leur charme sensuel. Elles passent des heures à se coiffer, assises sur les berges des eaux calmes. Elles ne sont guères farouches et invitent les passants qui les apperçoivent à venir bavarder et à boire une liqueur qui les ensorcellent. Ainsi est-il conseillé de se tenir à l'écart de telles tentatrices ...

Naturellement, les ondines s'ébattent dans l'eau avec un immense plaisir et ce sont des nageuses hors pair. Comme leurs cousines les sirènes et les fées, elles disposent d'une voix mélodieuse qui contribuent à troubler les esprits imprudents.

Une ondine (ondin au masculin) est un génie des eaux dans la mythologie germanique (où elle est également désignée sous le terme de nixe). 
Ondine est une nymphe ou naïade. À l'inverse des sirènes, les nymphes ne fréquentent pas la mer, mais les eaux courantes, rivières, fontaines, et n'ont pas de queue de poisson. Durant l'été, elles aiment se tenir assises sur la margelle des fontaines, et se peigner leurs longs cheveux avec des peignes d'or ou d'ivoire. Elles aiment également se baigner dans les cascades, les étangs, et les rivières, à la faveur des jours radieux d'été. On dit que celles qui ont les cheveux couleur d'or possèdent de grands trésors qu'elles gardent dans leurs beaux palais immergés. 

On attribue l'alimentation en eau des fontaines aux larmes des Ondines, et celle ci se tarit dès qu'une fée se sent offensée. Ainsi, il est de coutume de laisser diverses offrandes auprès des fontaines, tels que guirlandes de fleurs, épingles ou tessons de bouteilles, qui sont pour les fées des eaux, de véritables trésors scintillants et miroitants dans l'eau.
 
LES SIRENES
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L'origine des sirènes n’est pas claire.
Selon la mythologie, elles étaient filles du fleuve Acheloos et de la nymphe Calliope (ou de Terpischore, la Muse de la danse). Elles auraient été les compagnes de Koré, devenue par la suite "Perséphone", et auraient laissé "Hadès" l'emmener. Les sirènes auraient reçu leur forme comme punition pour ce crime et, par la suite, les Sirènes, chantaient prophéties et chansons relatives au royaume d'Hadès. Les premières sirènes de la mythologie grecque étaient représentées comme des créatures mi-femme, mi-oiseau ; pour expliquer ces formes étranges, on dit qu’Aphrodite leur mit des pattes et des plumes tout en conservant leur visage de jeunes filles parce qu’elles avaient refusé de donner leur virginité à un Dieu ou à un mortel.

Ces divinités, fluviales à l'origine, étaient très fières de leur voix et défièrent les Muses, filles de Zeus et de Mnémosyne. Les Muses remportèrent le défi et exigèrent une couronne faite des plumes des sirènes, ce qui les priva du don de voler. Vaincues, elles se retirèrent sur les côtes d'Italie méridionale. Au nombre de trois, quatre ou huit, elles vivaient sur une ou plusieurs petites îles vertes situées à l’ouest de la Sicile : Anthemusa et les îles des Sirènes (selon les Siciliens, près du Cap Péloros, aujourd’hui Faros, tandis que les latins les situent à Capri), se montrant particulièrement redoutables à l’heure de la sieste, par temps calme.

Il se peut que l'origine des sirènes se trouve dans les récits des navigateurs, qui les confondaient avec des animaux rares. D'autres descriptions mettent en scène des sirènes à tête et à buste de femme, avec une queue de poisson : ce sont les nymphes de la mer, filles du dieu de la mer Phorcys. Elles seraient alors aperçues à la surface de l'eau ou bien, assises sur un rocher, elles peigneraient leurs longs cheveux et tiendraient un miroir dans leur main.

Musiciennes dotées d’un talent exceptionnel, elles séduisaient les navigateurs qui, attirés par les accents magiques, de leurs lyres et flûtes et perdaient le sens de l’orientation, fracassant leur bateau sur les récifs où ils étaient dévorés par ces enchanteresses. On leur attribue divers noms : Aglaopé (celle au beau visage), Agalophonos (celle qui a une belle voix), Leucosia (la blanche), Ligéia (celle au cri perçant), Molpé (la musicienne), Parthénopé (celle qui a un visage de jeune fille), Raidné (l’amie du progrès), Télès (la parfaite), Thelxépéia (l’enchanteresse), Thelxiopé (celle qui persuade).
Le mythe des sirènes
Le mythe des sirènes est quasi indestructible.
L’iconographie antique les représente comme des femmes à queue de poisson tenant des instruments de musique ou des oiseaux à visage et seins de femme. Sur les monuments funéraires, elles figuraient des anges de la mort chantant au son de la lyre tout en ayant des intentions érotiques à l’égard du héros décédé. Plusieurs auteurs anciens les ont citées : Aristote, Pline, Ovide, etc., et les bestiaires médiévaux les décrivent comme des femmes "de la tête aux cuisses" et poissons de "là jusqu’en bas avec des griffes et des ailes". Elles ont laissé à la postérité leur image gravée dans la pierre des stèles, tombeaux ou des églises romanes où elles personnifient l’âme des morts comme dans l’Egypte ancienne, on les invoquait au moment de la mort.

Il reste quelques vases grecs qui racontent les aventures d'Ulysse : sur ceux qui sont antérieurs au IIIe siècle avant Jésus Christ, les sirènes apparaissent comme des oiseaux à tête de femme. Par la suite, elles acquièrent des bras, puis une poitrine humaine, attributs peut-être seulement esthétiques, même s'ils constituent des éléments supplémentaires de séduction, puisque les sirènes sont désormais représentées jouant d'un instrument, flûte ou cithare. Ainsi, elles s'humanisent au cours de l'Antiquité pour devenir des femmes ailées chez les Romains et les Etrusques, comme en témoigne la magnifique mosaïque représentant le bateau d'Ulysse, trouvée à Dougga.

Pour les Scandinaves, elle est un monstre redoutable appelé "Margygr", la "géante de mer". L’œuvre norvégienne le "Miroir royal" la décrit comme une avenante créature ressemblant à "une femme en haut de la ceinture, car ce monstre avait de gros mamelons sur la poitrine, comme une femme, de longs bras et une longue chevelure, et son cou et sa tête étaient en tout formés comme un être humain".

Ce monstre paraissait grand, avec un visage terrible, un front pointu, des yeux larges, une grande bouche et des joues ridées. Au VIIIe siècle, le moine anglais Aldhelm de Malmesbury les décrit comme des vierges à queue de poisson couverte d'écailles. Ces deux représentations vont cohabiter jusqu'au XVe siècle où les sirènes volantes laissent définitivement la place à une jolie femme aux longs cheveux et à queue de poisson. A cette époque, le naturaliste allemand Johannes de Cuba les fait vivre dans des gouffres au fond des mers ; "on les trouve souvent dans les mers et parfois dans les rivières", dit de son côté l'écrivain flamand Jacob Van Maerlant ; en revanche, dans la mythologie grecque, ces démons habitent une île du Ponant près de l'île de la magicienne Circée. Ces filles de la mer traînent une triste réputation de dévoreuses d'homme, attirant leurs victimes par des chants mélodieux ou une apparence séduisante, voire les deux. Ces redoutables séductrices peuvent même être de simples jeunes femmes sans queue de poisson vivant dans la mer. Les Anglais les appellent alors Siren plutôt que Mairmaid.

D'illustres navigateurs ont dit avoir rencontré des sirènes : Christophe Colomb, en 1493, en aurait vu trois près des côtes de Saint- Domingue, "mais elles n'étaient pas aussi belles qu'on les décrit..." Un avis qui n'est pas partagé par les marins d'un navire américain qui ont observé, vers 1850, près des îles Sandwich ( Hawaii ), une sirène "d'une grande beauté qui ne cédait en rien aux plus belles femmes". Ces sirènes sont certainement des mammifères marins, tels les lamantins et les dugongs, qui vivent dans les eaux peu profondes des archipels, des lagunes et estuaires.

En 1403, près d'Edam en Hollande, un "spécimen" a été capturé par deux jeunes filles. Il s'agissait d'une femme, trouvée nue dans l'eau et ne parlant aucune langue connue, qui fut surnommée la "sirène d'Edam".

Des pastiches de sirène "desséchées" ont été fabriqués dès le XVIe siècle, et exposés dans les foires et les musées. Mais c'est surtout au XIXe siècle qu'ils ont attiré les foules. Ces monstres hideux étaient fabriqués au Japon, en Inde ou en Chine. Le haut du corps est constitué d'un buste d'orang-outan ou de guenon. La queue est celle d'un gros poisson. Quand au XVIIe siècle, à Leyde, un certain Pavio disséqua une sirène en présence du célèbre médecin Joannes de Laet, apportant un certain crédit scientifique à l'animal fabuleux. La tête et la poitrine étaient humaines mais, du nombril au pied, l'être était informe et sans queue.

Créée en 1835, par l'écrivain danois Hans Christian Andersen, la légende moderne de la sirène continue de faire des vagues, elle n’est plus la terrible tentatrice mais devient une héroïne romantique, qui cherche l’amour, telle Ondine qui offre son âme à l’homme qui voudra bien l’épouser. Le dessin animé de Walt Disney, la Petite Sirène (1989), reprend des éléments issus de la culture populaire et du conte d'Andersen.
LES LICORNES
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Les licornes sont des êtres féériques ressemblant - de loin - à des chevaux portant une longue corne droite sur leur front.

Les Licornes sont liées aux humains à un niveau bien plus élevé que les autres êtres féériques. En effet, s'il suffit de nier l'existence des autres êtres féériques pour les bannir ou les tuer, il faut, au contraire, vouloir que les Licornes existent pour leur permettre d'exister. Elles sont bien plus fragiles, car l'indifférence suffit à les blesser, voire même à les bannir ou les tuer.

De tous les êtres féériques, ce sont ceux qui ont le plus grand pouvoir, contrepartie de cette fragilité. Ce sont aussi les plus craintifs, car, conscients de leurs faiblesses, les Licornes évitent les humains tant qu'elles ne sont pas sûres d'être accueillies favorablement, alors qu'un Dragon, ou qu'une Fée, n'hésitera pas à se montrer, ne serait-ce que pour prouver son existence.
Les Licornes sont un idéal de pureté, et par là même ont un pouvoir sur la vie et sur les rêves. C'est d'ailleurs dans les rêves qu'elles apparaissent le plus souvent, car les humains favorablement disposés à l'égard des êtres féériques se reconnaissent par leurs rêves, ce qui permet aux Licornes de n'aller visiter que les rêves où elles seront en sécurité.

La légende prétend que seule une vierge peut approcher une Licorne Les Licornes lisant dans les rêves sont à même de savoir qui peut les approcher, et qui fuir. C'est aussi pour cela que les Licornes ont la réputation d'être insaisissables. En effet, la plupart des humains, même bien intentionnés, qui tentent d'approcher les Licornes le font avec la pensée d'en tirer un profit : soit matériel, en leur dérobant une partie de leur être, soit spirituel, en prouvant à ses semblables leur existence. Dites-vous bien que seuls ceux qui n'attendent rien en retour peuvent les approcher.

Toujours selon la légende, leur corne possède des pouvoirs purificateurs, ou cache à sa base un rubis qui abrite ces pouvoirs. 
 
 
Merci  a tous ceux qui m'ont aidé dans les recherches  pour cette page .
THA GRA'DH AGAN ORT 
MORGAN
 
 
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La loi des Korrigans
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Au pays des Korrigans, la loi est la même que l’on soit soi-même Korrigan ou que l’on soit un étranger accepté dans cette communauté.
Cette loi se divise en quatre chapitres:

les règles de circulation

les règles du travail

les règles du repos

les règles de la fête

Les règles de circulation

R.1 Un Korrigan ne peut se déplacer que lorsque la nuit est profonde.

R.2 Chaque Korrigan qui est en âge de circuler doit obtenir l’accord de sa communauté.

R.3 Tout Korrigan ayant obtenu cet accord doit se fournir d’un insecte volant, qui lui appartiendra jusqu’à la mort de l’insecte.

R.4 A la mort de l’insecte, le Korrigan choisira un nouvel insecte volant disponible, qui lui appartiendra à son tour.

R.5 Les insectes devront circuler à la cime des arbres.

R.6 Les chemins terrestres sont destinés aux piétons ainsi qu’aux poussettes des nouveaux nés.

R.7 Les insectes sont autorisés à se poser sur terre uniquement lorsqu’ils viennent chercher ou ramener leur propriétaire , ou pour stationner près d’une brasserie.

R.8 Tout vol d’insecte volant sera sanctionné d’une interdiction de circulation allant d’une nuit à un mois. L’insecte sera rendu à son Korrigan.

R.9 Tout accident causé par un insecte sur un piéton sera sanctionné d’une amende que devra payer le conducteur.

R.10 L’activité humaine, la nuit, doit être combattue par tout Korrigan, pédestre ou volant.

R.11 Tout autre problème sera discuté devant l’assemblée des droits des Korrigans qui se tient toutes les quatre pleines lunes.

Les règles du travail

R.1 Un korrigan a l’obligation de travailler lorsqu’il atteint l’âge de 150 ans, et doit partir en retraite à 300 ans.

R.2 Chaque Korrigan doit prendre la succession de son père, lorsque ce dernier part en retraite.

R.3 Les activités de travail commencent en début de nuit et se terminent au milieu de la nuit.

R.4 Les Korrigans travaillent dans les domaines agricoles, économiques et politiques.

R.5 Les Korrigannettes travaillent dans les domaines domestiques, culturels et politiques, lors des assemblées des droits des Korrigans uniquement.

R.6 Les nouveaux nés et les jeunes Korrigans demeurent avec leur parents durant la période de travail et sont libres durant l’autre moitié de la nuit.

R.7 Chaque Korrigan est responsable de sa personne et ce sans différence d’âge. S’il commet une faute de circulation ou de travail, de repos ou de fête, il devra en répondre devant l’assemblée des droits des Korrigans qui décidera de son sort.

Les règles du repos

R.1 Le repos est obligatoire à partir du moment où le jour va se lever.

R.2 Si un Korrigan venait à ne pas se reposer sous la lumière du soleil, ce dernier le transformerait en roche.

R.3 Les korrigans ainsi transformés auront une chance d’être réhabilités à l’état normal lors d’une assemblée des droits des korrigans.

R.4 Le repentir n’est valable qu’une seule fois.

R.5 Le repos se divise en trois temps:

1. Le début du repos est le temps où les Korrigans se calment t se dépêchent de retourner dans leur abri.
2. Le milieu du repos est le temps le plus long, où les Korrigans méditent sur leur journée.
3. La fin du repos est le temps où les Korrigans sortent de leur temps de réflexion et prennent leur petit déjeuner.

Les règles de la fête

R.1 Aucun Korrigan ne devra déranger un autre pendant le temps de la méditation, sinon quoi il sera sanctionné par l’assemblée des droits des Korrigans.

R.2 La fête commence à partir de la seconde moitié de la nuit et se termine à la pointe du jour.

R.3 Tous les Korrigans sont invités à faire la fête:

1. Les activités de fête sont toutes gratuites ( danse, lecture de contes ou stip-tease)
2. La consommation d’alcool est tolérée et même recommandée!
3. Les ancêtres racontent à tous leurs aventures passées.

R.4 Les activités commerciales et les paris sont payants:

1. L’achat des denrées liquides et solides
2. Les paris sur les jeux de dés ou de cartes
3. Les paris sur les courses d’insectes volants.

R.5 Les cérémonies religieuses telles que les naissances, les mariages et les enterrements sont fêtés une semaine après leur déclaration publique.

R.6 Les bagarres sont autorisés si et seulement si les Korrigans le font dans la joie et la bonne humeur, pour mesurer leur virilité devant leur conquête.

R.7 Les bagarres sont interdites si elles sont le résultat d’un différent entre bandes rivales, c’est à l’assemblée des droits des Korrigans qui doit trancher en cas de différent.

Un grand merci à Estelle qui rédigea cette loi !
 
La reine des Korrigans :
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Il était une fois un pauvre pêcheur qui s'appelait Pierre Cavalin. Il demeurait en haut d'une falaise surplombant la mer.
Ce soir-là, il faisait mauvais temps. Pierre, assis au coin de la cheminée, mangeait une bonne soupe au lard avec quelques tartines de pain beurré.
Tout à coup on frappa. Pierre alla ouvrir la porte. Une vieille femme, toute ruisselante, vêtue de guenilles entra.
Le pauvre pêcheur l'invita à s'approcher du feu et à partager sa nourriture. La pauvresse but sa soupe avec appétit. Alors, elle lui dit qu'elle était la reine des korrigans. Pour le récompenser de sa bonté, elle l'invita dans son palais au pied de la falaise. Elle lui dit d'apporter trois sacs. A minuit pile, Pierre entrait dans la grotte des Korrigans.
Dans une grande salle toute illuminée dansaient des centaines de Korrigans habillés de rouge. Le pêcheur fut entrainé par les lutins dans une ronde interminable. Pierre aperçut des coffres emplis d'or.
La reine lui dit qu'il pouvait en prendre autant qu'il voulait à condition de partir avant le chant du coq.
Il mangea, dansa toute la nuit. Quand le soleil commença à se lever, il se précipita pour remplir ses sacs d'or.
Soudain, le chant du coq retentit. Pierre courut vers la sortie. Il avait trop attendu : Lorsqu'il arriva chez lui, il ouvrit ses sacs et constata que son trésor s'était transformé en cendres. Pierre était désolé.
A la tombée de la nuit, la reine des Korrigans revint le voir. Elle eut pitié de lui. Elle lui offrit un plat magique, en terre, qui se remplirait de nourriture à chaque fois qu'on le désirerait.
Pierre Cavalin conserva le plat en terre toute sa vie durant et ainsi, il n'eut plus jamais faim.

 
Le Korrigan et le Bossu :
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On raconte qu'un jour, un bossu vint à passer près d'une clairière. Il aperçut des korrigans qui s'amusaient à chanter :
- Lundi, mardi, mercredi, ... lundi, mardi, mercredi ...
- Ben alors, les korrigans, elle est pas finie, votre chanson ? moi je peux vous donner la suite ! se moqua gentiment notre bossu.
- Attention, dirent les korrigans, si ce que tu nous promets n'est pas à la hauteur de nos souhaits, tu seras sévèrement puni de ton audace !
Et le bossu de chantonner :
- Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi, et puis le dimanche aussi et voilà la s'maine est finie !
- Hourra ! crièrent les korrigans tellement ils étaient contents ! Notre chanson est plus longue à présent ! Dis-nous c' que tu souhaites : argent, beauté ?
-Ben, si vous pouvez, j'aimerai bien me séparer de ma bosse.
Sitôt dit, voilà les korrigans qui s'emparent du bossu, et le jettent dans un trou. Quand il réapparaît, le voilà tout droit, notre bossu ! Tout beau !
Souvent, les intrépides ont moins de chance. Quiconque essaie d'entrer dans la ronde des korrigans se voit piégé toute la nuit jusqu'à épuisement. Ce sont des êtres facétieux qui peuvent se révéler dangereux.
"Vengeance de lutin, on n'en voit pas la fin" dit le proverbe.
 
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Légende de Lepreuchaun
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Une vieille légende irlandaise fait état d'un jeune garçon qui était si pauvre qu'il en était presque réduit à mendier et il gagnait de quoi assurer sa maigre subsistance en poussant des voitures chargées de tourbe. Il était calme et tout à fait introverti et les cancans disait même de lui qu'il était un être un peu monstrueux. Cependant, il adorait les livres par-dessus tout et lisait tant que ses conditions précaires l'autorisaient à le faire. C'est ainsi que, dans un très vieux livre, il entendit parler des lépréchauns. Il lut qu'ils savaient toujours où se trouvait enterré de l'or. Avec de l'or on pouvait en effet acheter des livres et c'est ainsi qu'il il se mit à la recherche d'un lépréchaun.


Avec grande concentration, il tendit l'oreille pendant de longs jours pour savoir s'il n'entendait pas le son d'un marteau résonner dessous une haie. Et, un beau soir, au coucher du soleil, il aperçut effectivement un lépréchaun sous une feuille d'oseille. Il se glissa subrepticement derrière lui, le saisit par le col et le menaça de ne pas le lâcher avant qu'il lui ait indiqué une cachette où de l'or était dissimulé. "Il n'y a aucune raison d'user de violence pour cela " lui dit la petite créature, "car nous sommes du même sang, toi et moi". Le jeune garçon était effectivement un nabot et il possédait des liens de parenté avec le petit peuple si bien que de la sorte, il avait droit à l'or.

La petite créature le conduisit à un fort abandonné. Ils franchirent une porte ménagée dans une épaisse muraille, et pénétrèrent bientôt à l'intérieur. Le sol était littéralement couvert de pièces d'or. "Prends tout ce qu'il te faut, mais fais vite, car lorsque la porte se refermera, ce sera pour toujours." Lui dit le lépréchaun.
Le garçon ramassa rapidement tout ce qu'il pouvait porter et emporter et sortit avec l'or. Il s'apprêtait à y retourner pour en prendre davantage lorsque la porte se referma sur le fort avec un bruit violent. Le lépréchaun, quant à lui, avait également disparu.
Le jeune garçon déposa l'or dans une banque à Dublin et il se trouvait bien riche à présent. Il sut fort bien utiliser sa fortune et pendant toute sa vie il demeura un homme financièrement très à l'aise et qui avait en outre l'avantage d'être sage et fort savant. Ses descendants à leur tour restèrent jusqu'à ce jour comblés par la fortune.

Cette histoire présente une connotation nettement moralisatrice – le bien a été récompensé – même s'il s'agissait dans le présent cas d'un être un peu difforme. Mais les lépréchauns sont hélas très rarement aussi généreux. La plupart du temps, ils ne pensent qu'à jouer des tours pendables aux humains, comme le montre par exemple cette histoire.
Un lépréchaun dévoila un jour à un brave paysan que sous une certaine touffe de séneçon se trouvant dans son champs, il trouverait l'or qui y était enfoui. Le paysan qui n'avait pas de bêche sous la main s'en retourna chez lui pour en chercher une, mais comme il était tout de même très malin, afin de pouvoir reconnaître la plante, il la marqua d'une jarretière rouge. Qu'on ne se pose pas la question de savoir si tous les paysans irlandais ont toujours une jarretière et qui plus est une jarretière rouge dans leur poche lorsqu'ils sont aux champs. Quoiqu'il en soit, lorsqu'il revint muni de sa bêche, à chaque touffe de séneçon était attachée une jarretière rouge. Le lépréchaun quant à lui avait bien entendu disparu.

Après le travail de la journée, les lépréchauns adorent s'amuser. On les appelle alors Clurichaun (prononcez "clourékôn"). Ils visitent à ce moment les caves à vin où ils font grandes libations. Ils se mettent ensuite à chevaucher un mouton ou un chien de berger dans la lumière blafarde de la lune. Mais que l'on se rassure, les caves sont une chose très rare en Irlande et les caves à vin encore plus…

 
Les Ents
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Les Ents sont les géants des forêts, mi-hommes, mi-arbres, dont le corps est composé d’un tronc à l’écorce rugueuse semblable aux chênes et dont les membres sont pareils à des branches. Leurs mains sont terminées de trois à sept longs doigts noueux et leur tête, presque dénuée de cou est haute et épaisse comme leur tronc. Leurs grands yeux bruns et malicieux traduisent leur sagesse légendaire. De nombreux Ents possèdent une épaisse barbe hirsute composée de brindilles et de mousses. Ils se déplacent en se balançant et en s’étirant sur de longues jambes aux pieds semblables à des racines vivantes.

Pratiquement immortels, ils mènent une existence pacifique, emplie de sagesse et de grandeur. Seuls les orques et ceux qui manient la hache et le feu pour abattre les arbres provoquent leur colère. De nombreuses légendes racontent que les Ents émanent des pensées de Yavanna, la féconde reine de la Terre veillant sur tous les êtres vivants. Elle conçut ainsi les Ents pour protéger les forêts de toutes créatures malveillantes. Ils agissent comme des bergers qui protègent les arbres et les olvars (toutes formes vivantes qui poussent et qui sont enracinées dans la terre) car, s’ils sont poussés à la colère, leur courroux est terrible et dévastateur.

Habituellement paisibles et sages, les Ents apprécient la quiétude des grandes forêts qui leurs procurent le calme nécessaire à de longues périodes de léthargie que seuls des visiteurs mal intentionnées peuvent troubler. A l’origine, les Ents étaient incapables de parler, mais les Elfes leur enseignèrent cet art qu’ils estimaient beaucoup. Ils adoraient apprendre de nombreuses langues mais appréciaient par dessus tout le langage qu’ils avaient inventé eux-mêmes et qu’ils étaient les seuls à maîtriser. Ils s’expriment toujours avec lenteur et sans élever la voix. S’ils organisent parfois de grands rassemblements, les « chambres des Ents », ils sont la plupart du temps solitaires, vivant seuls ou en petits groupes.

Aux âges des étoiles, les Ents avaient été aussi bien mâles que femelles, mais petit à petit, les Ents femelles quittèrent les épaisses forêts pour se rendre dans les plaines où elles pouvaient prendre soin des plus petits olvars (arbres fruitiers, buissons, fleurs, herbes et graines). Lors des guerres de la colère, de nombreux jardins furent détruits, entraînant ainsi la disparition de la plupart des Ents-femmes. Aucun récit ne mentionne ce que devinrent les rescapées. Peut-être partirent-elles vers le sud ou l’est, mais où que ce fût, il s’agissait d’un lieu inconnu des Ents des forêts, qui errèrent à leur recherche pendant de longues et nombreuses années.

C’est ainsi qu’aucune nouvelle enture (enfant d’Ent) ne leur vint après le départ des Ents-femmes. Seuls subsistent maintenant les derniers Ents, gardiens des olvars séculaires, dans les sombres forêts où seules les âmes pures peuvent entendre leurs secrets répandus parmi les murmures du vent dans les frondaisons.

 
Sirènes
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Comment les sirènes ont perdu leurs plumes et gagné leur queue de poisson
Les sirènes furent conviées à un concours de chant les opposant aux muses dont elles étaient les filles. Ce concours, présidé par Héra, fut favorable aux sirènes, dont la voix était la plus belle.
Refusant d'admettre leur défaite, les muses se ruèrent sur les sirènes pour leur arracher les ailes et s'en faire des couronnes. Désormais incapables de voler, les malheureuses sirènes se précipitèrent dans les vagues de la mer.
Apolonios de Rhodes, dans les Argonautiques, narre ainsi la défaite des sirènes :
"Les sirènes sur leur rocher neigeux jouaient de la flûte et de la lyre. Elles soupirèrent profondément puisque la triste destinée d'une mort fatale approchait, et du haut de leur rocher elles se précipitèrent dans les profondeurs de la mer rugissante. Leurs corps prirent eux-mêmes la forme des rochers".
Mais toutes ne furent pas métamorphosées en roches. Les survivantes, sous la forme de femmes-poissons, demeurèrent au bord des rivages ou près des récifs à fleur d'eau pour guetter les marins et les séduire par leur chant afin de mieux les attirer au fond de l'eau. 
Car les sirènes sont de grandes amoureuses.
D'ailleurs, dit-on, si la mer est salée, c'est qu'elle est remplie des larmes des sirènes en mal d'amour.
Les Sirènes
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Les sirènes

Les Sirènes chantaient... Là-bas, vers les îlots,
Une harpe d'amour soupirait, infinie ;
Les flots voluptueux ruisselaient d'harmonie
Et des larmes montaient aux yeux des matelots.

Les Sirènes chantaient... Là-bas, vers les rochers,
Une haleine de fleurs alanguissait les voiles ;
Et le ciel reflété dans les flots pleins d'étoiles
Versait tout son azur en l'âme des nochers,

Les Sirènes chantaient... Plus tendres à présent,
Leurs voix d'amour pleuraient des larmes dans la brise,
Et c'était une extase où le coeur plein se brise,
Comme un fruit mûr qui s'ouvre au soir d'un jour pesant !

Vers les lointains, fleuris de jardins vaporeux,
Le vaisseau s'en allait, enveloppé de rêves ;
Et là-bas - visions - sur l'or pâle des grèves
Ondulaient vaguement des torses amoureux.

Diaphanes blancheurs dans la nuit émergeant,
Les Sirènes venaient, lentes, tordant leurs queues
Souples, et sous la lune, au long des vagues bleues,
Roulaient et déroulaient leurs volutes d'argent.

Les nacres de leurs chairs sous un liquide émail
Chatoyaient, ruisselant de perles cristallines,
Et leurs seins nus, cambrant leurs rondeurs opalines,
Tendaient lascivement des pointes de corail.

Leurs bras nus suppliants s'ouvraient, immaculés ;
Leurs cheveux blonds flottaient, emmêlés d'algues vertes,
Et, le col renversé, les narines ouvertes,
Elles offraient le ciel dans leurs yeux étoilés !...

Des lyres se mouraient dans l'air harmonieux ;
Suprême, une langueur s'exhalait des calices,
Et les marins pâmés sentaient, lentes délices,
Des velours de baisers se poser sur leurs yeux...

Jusqu'au bout, aux mortels condamnés par le sort,
Choeur fatal et divin, elles faisaient cortège ;
Et, doucement captif entre leurs bras de neige,
Le vaisseau descendait, radieux, dans la mort !

La nuit tiède embaumait...Là-bas, vers les îlots,
Une harpe d'amour soupirait, infinie ;
Et la mer, déroulant ses vagues d'harmonie,
Étendait son linceul bleu sur les matelots.

Les Sirènes chantaient... Mais le temps est passé
Des beaux trépas cueillis en les Syrtes sereines,
Où l'on pouvait mourir aux lèvres des Sirènes,
Et pour jamais dormir sur son rêve enlacé.

Albert SAMAIN (1858-1900 )
Avec ma solitude
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Lors, de ma course lente,
Foulai les bois, les landes,
Cherchant en solitude
Ce qu'en sollicitude
Jamais je ne trouvai.
Qui se souvint de moi?
De qui furent ces rimes
Qui troublent mon émoi?
Était-ce donc un crime
Quand les hommes m'aimaient?
Làs, de ma course lente,
Foulant les bois, les landes,
En grande solitude
Ai perdu l'habitude:
Jamais plus ne pourrai.
Qu'un homme se souvienne
Et revienne vers moi,
Que de sa main me tienne
Et me rende l'émoi,
Que si lontemps quittais.
Lors, de ma course lente,
Quittant les bois, les landes,
De sa sollicitude
Ferai mon habitude:
En ses bras je pourrai.
Déesse souveraine,
Qui chasse en forêt,
Nul ne saura la peine
Qui te tient en ses rêts,
Car nul ne te connaît.
Làs, de ma course lente,
Perdue en bois, en landes,
D'infinie solitude
Ai fait mon habitude,
Et seule je vivrai.
Elle est dans les forêts
Comme grande ombre noire,
Galopant tête haute
Mais pleurant larmes noires
Car nul ne la connaît.

 
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